PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ?

Il est urgent de réformer la psychiatrie et ses pratiques "médicales" frauduleuses et dégradantes qui violent les droits de l'Homme. Psychiatrie : la fin d'une imposture.

17 septembre 2007

« Les personnes souffrant de troubles mentaux sont sujettes à un grand nombre de violations de leurs droits dans le cadre des soins de santé comme dans d’autres contextes. Ces violations sont souvent commises dans des institutions psychiatriques dispensant des traitements et des soins inadéquats, dégradants et dangereux, dans des conditions inhumaines et peu hygiéniques.» – Conférence ministérielle européenne de l’OMS sur la santé mentale, Helsinki, 12-15 janvier 2005.      « L’histoire politique est en majorité l’histoire de ceux qui, détenant le pouvoir, commettent des actes violents et injustes contre leur propre peuple. Les exemples abondent : le despotisme en Orient, l’Inquisition, les goulags soviétiques et les camps de la mort nazis viennent facilement à l’esprit. Dans cette liste se range l’intrusion forcée de la psychiatrie. […] La maladie mentale n’est pas un problème médical, mais un problème de pouvoir. » – Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie.

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«Lorsque les responsables de l’école disent à une mère que son enfant est malade et doit prendre des psychotropes, comment peut-elle savoir que c’est tout simplement un mensonge? Comment peut-elle reconnaître que ce que les experts appellent maintenant '' Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité ’’ n’est tout simplement pas une maladie ? Cette mère n’est pas experte dans l’histoire de la psychiatrie. Elle ne sait pas que, depuis des centaines d’années, les psychiatres utilisent des termes de diagnostic, de prétendus termes de diagnostic, pour marquer les gens d’infamie et les contrôler. […]

ÉTIQUETER UN ENFANT COMME MALADE MENTAL, C’EST LE MARQUER DU SCEAU DE L’INFAMIE, CE N'EST PAS UN DIAGNOSTIC. DONNER À UN ENFANT UNE DROGUE PSYCHIATRIQUE, C’EST DE L’EMPOISONNEMENT, PAS UN TRAITEMENT.»

Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie.

Photo : © poison-stock.deviantart


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11 septembre 2007

La Ritaline pour enfants hyperactifs ?

A force de propagande bien ciblée, l’idée est aujourd’hui communément admise qu’un enfant très turbulent est un enfant malade. Au lieu de se réjouir de voir leur enfant plein de vitalité, les parents s’inquiètent au moindre signe d’agitation.
Ils vont alors consulter leur médecin qui, le plus souvent relégué par la toute-puissante industrie pharmaceutique au simple rôle de distributeur de médicaments, prescrira un produit appartenant à la classe des amphétamines. Ces molécules puissantes stimulent la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des fonctions motrices. Ce serait parfait si l’administration de ces molécules, sous leur forme la plus prescrite, la Ritaline – par millions de doses aux Etats-Unis – n’était suivie d’effets secondaires dévastateurs.

Une drogue sur ordonnance

Depuis près de vingt ans, un important changement est intervenu en psychiatrie avec l’arrivée massive de médicaments, et particulièrement ceux destinés aux enfants et adolescents. On sait bien que la chimie est devenue la nouvelle panacée, mais, pour un enfant à problème, il serait préférable d’être confié à un pédopsychiatre plutôt que tous ses maux soient traités par la chimie, qui fait à présent partie de notre vie quotidienne.
Il serait plus sain de parler avec ces jeunes, d’étudier les facteurs sociaux, d’essayer de comprendre leur angoisse devant un avenir pour le moins incertain, et de nous demander si les normes que nous leur imposons sont compatibles avec la vie actuelle, et si notre civilisation moderne est un bon exemple de bonheur sur notre planète bien malade.
D’après une expertise faite en 2003 par l’Inserm sans enquête épidémiologique, un enfant sur 8 souffrirait de trouble mental et 5,9 % des jeunes de 15 ans seraient atteints de “troubles de conduite”.
Pour soigner les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité chez les enfants de plus de six ans, on leur administre de la Ritaline, un psycho-stimulant amphétaminique à base de méthylphénidate classé comme stimulant du système nerveux central.
[…]

Des risques comparables à ceux de la cocaïne

La Ritaline étant une amphétamine, ses effets sont comparables à ceux de la cocaïne et elle correspond à la définition des drogues illégales. Aussi, il est évident qu’elle génère une accoutumance, forme de toxicomanie infantile. Cette drogue sur ordonnance est tellement dangereuse que l’armée américaine refuse d’enrôler les jeunes qui ont été traités par ce médicament avant l’âge de douze ans.
La société Novartis Pharma reconnaît que ses chercheurs sont incapables de prévoir à long terme les effets de ce poison, mais on a récemment découvert qu’il provoque des tumeurs cancéreuses du foie chez les souris de laboratoire. Le Dr William Carlezon et son équipe de la Harvard Medical School ont confié au correspondant de l’Agence Reuters sur les sujets de santé que la Ritaline peut avoir un effet à très long terme sur le cerveau.
[…]
En résumé, le fabricant avoue clairement que ses chercheurs n’ont pas poussé les investigations assez loin pour garantir la sécurité d’emploi du produit, ni même son efficacité. Il ignore exactement son action sur l’homme, son risque hépatique carcinogène et son potentiel tératogène. En vérité, il sait bien peu de choses sur un produit dont il a demandé et obtenu l’autorisation de mise sur le marché.
Et si le laboratoire fabricant n’a pas poussé ses travaux assez loin, qui le fera ? Qui peut garantir mieux que lui qu’il n’y aura pas d’effets secondaires graves ? Toutefois, il est aussi possible que ces travaux aient été faits, mais que le laboratoire préfère ne pas en ébruiter les résultats.
Si la société Novartis était parfaitement convaincue de l’innocuité de son produit, elle n’emploierait certainement pas des formules telles que “pourrait causer” ou “il n’existe aucune évidence” ou bien “on ne connaît pas exactement son action sur l’homme”. Et si l’on ignore cette action sur l’adulte, il est certain qu’on l’ignore davantage encore chez l’enfant, surtout à long terme. Aussi, comment certains médecins osent-ils affirmer que la Ritaline est un “médicament très sûr” ?
[…]
Le plus incroyable est que personne ne soit en mesure de démontrer que ce genre de médicament améliore le rendement scolaire des enfants ainsi traités. Le seul effet “bénéfique” est de permettre une gestion à court terme de l’hyperactivité – un concept qui caractérise les enfants très turbulents, souffrant de grandes difficultés de concentration et de mauvaises performances scolaires – et de faciliter la vie des parents et des enseignants plutôt que celle des enfants qui risquent, un jour, de payer très cher l’inconscience de certaines familles et des médecins. Dans son ouvrage Les Inventeurs de maladies, manœuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique, Jörg Blech l’appelle la “pilule d’obéissance”.
La seule chose qui soit sûre, c’est que pour l’entreprise Novartis qui produit la Ritaline, ce médicament, considéré comme incontournable, représente des bénéfices considérables.
Un médicament qui génère des profits financiers fabuleux
En France, dès 1997, les laboratoires Novartis en avaient vendu 28 127 boîtes. En 2004, le total des ventes a été multiplié par six, Novartis en ayant vendu 182 109 boîtes à 7 000 enfants français. Aujourd’hui, ils sont plus de 10 000 drogués sur ordonnance.
[…]
Il est fâcheux que la France, qui se prétend un pays de liberté et le meilleur défenseur des Droits de l’homme – bien que personne ne le croie plus –, cherche à imiter un pays [les États-Unis] qui lui aussi fut un défenseur de la Liberté, mais dans lequel cette liberté se réduit chaque jour comme une peau de chagrin. Espérons qu’elle n’y parviendra jamais.

Sylvie SIMON
09-08-2007

Auteur entre autres de  :
Ce qu’on nous cache sur les vaccins, paru aux Editions Deville ; Information ou désinformation ?, éd. Guy Trédaniel ; La Nouvelle dictature médico-scientifique, éd. Dangles ; Les Dix plus gros mensonges sur les médicaments, éd. Dangles.


Copyright © Sylvie Simon, Votre Santé.
Source : Votre Santé.

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10 septembre 2007

Faut-il avoir peur de nos enfants ?

en savoir plus
Faut-il avoir peur de nos enfants ? Politiques sécuritaires et enfance

Sous la direction de Gérard Neyrand

Editeur: La Découverte
Collection : Sur le vif
Thème : Science de l'éducation, école et pédagogie
Parution : novembre 2006
ISBN : 978-2-7071-5009-7
Nb de pages : 128
Prix : 6,90 €

Quand, en septembre 2005, l’Inserm publie un rapport consacré aux troubles des conduites chez l’enfant qui préconise le « repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l’école maternelle », cela tombe à point nommé pour le ministre de l’Intérieur, qui n’hésite pas à le citer abondamment pour promouvoir son plan sur la prévention de la délinquance. Cette idée d’une détection dès le berceau de la délinquance future a trouvé écho dans les multiples procédures de surveillance et de contrôle qui jalonnent désormais les parcours des enfants. Cet ouvrage revient sur les remous que ces visées sécuritaires ont provoqués et propose, de manière offensive, une analyse critique d’une telle politique. Les principaux domaines en lien avec l’enfance sont ainsi passés au crible par différents spécialistes, qu’ils soient sociologues, enseignants, praticiens hospitaliers, pédopsychiatres, magistrats…

Table des matières :

Introduction, par Gérard Neyrand

- 1. Quand un rapport de l'Inserm met le feu aux poudres..., Par Michel Dugnat -  Dérapage... - Récidive... - Pour un débat politique - Pour un débat scientifique
- 2. Ritaline, Concerta... : la vogue dangereuse des « pilules de l'obéissance », par Philippe Pignarre
- De la médicalisation à la démédicalisation - Quand les psychotropes réorganisent la psychiatrie - Médicalisation modérée ou ouverture du champ des possibilités ?
- 3. Maternelles sous contrôle : le fichage des enfants, par Annick Sauvage et Odile Sauvage-Déprez - Le livret d'évaluation : outil pédagogique ou outil normatif ? - Peut-on prédire l'évolution de la personnalité de l'enfant ? - À quel besoin social répondent ces tentatives de fichage précoce des enfants ?
- 4. Collèges et lycées : la jeunesse sous surveillance, par Bernard Defrance - Pouvoir ou autorité ? - La technologie au service du maintien de l'ordre ? - Violence à l'école ou violence de l'école ?
- 5. Délinquance des jeunes : les parents sont-ils responsables ?, par Frédéric Jésu - Pleins feux sur les parents - Le déploiement d'un arsenal idéologique, médical et juridique hostile - L'éducation familiale aux  risques de la pénalisation - Faire face avec les parents
- 6. Contrôle et délation, le nouveau rôle des travailleurs sociaux ?, par Michèle Becquemin - Vingt ans de réformes : pour quelle économie générale ? - Glissements et brouillages dans les pratiques professionnelles
- 7. Comment grandir et se construire face au soupçon ethnique, par Taïeb Ferradji - Lutter contre les préjugés - Pour apprendre et grandir, il faut pouvoir faire confiance - Se construire comme un être métis
- 8. Obsession sécuritaire et justice des mineurs : l'exemple du projet de loi « prévention de la délinquance », par Évelyne Sire-Marin - Une confusion volontaire entre prévention des problèmes sociaux et répression des problèmes pénaux - Ficher, contenir, punir : les principes de base du populisme pénal - L'ultralibéralisme appliqué en matière pénale, sanitaire et sociale
- 9. Le retour du biopouvoir, par Gérard Neyrand - Une nouvelle ère de gestion politique des corps par la science - Les contradictions de l'individualisme démocratico-libéral et la gestion de l'enfance - Les sciences traitant de l'homme : un espace de tensions et de luttes d'influence - Génétique, neurosciences, pharmacologie... le retour en force du biologique - Insécurité sociale et sécurisation civile - Annexe - Les auteurs.

Copyright © Éditions La Découverte


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09 septembre 2007

Naissance de la psychiatrie biologique

Jean-Noël Missa

Naissance de la psychiatrie biologique : Histoire des traitements des maladies mentales au XXe siècle

Broché: 378 pages
Editeur : Presses Universitaires de France - PUF (13 avril 2006)
Collection : Science, histoire et société
ISBN-10: 2130551149
ISBN-13: 978-2130551140
Prix: EUR 30,00

Tout au long du XXe siècle, les psychiatres tentèrent de mettre au point des traitements empiriques efficaces. Ils inoculèrent des malades mentaux l'agent responsable de la malaria, plongèrent des schizophrènes dans des comas hypoglycémiques, rétablirent l'humeur de mélancoliques grâce à des chocs électriques ou des convulsions au cardiazol. En dernier recours, ils demandèrent même à des neurochirurgiens de sectionner les fibres blanches du cortex préfrontal. Dans la seconde moitié du XXe, les " neuroleptiques " mirent fin à l'agitation et atténuèrent les délires, le lithium régula l'humeur des maniaco-dépressifs et les antidépresseurs redonnèrent un meilleur moral aux mélancoliques. Avant de porter un jugement moral sur ces pratiques médicales, il importe d'analyser dans le détail l'émergence de ces thérapies qui jouèrent un rôle central dans la naissance de la psychiatrie biologique en explicitant le niveau de la science psychiatrique et les contextes particuliers qui amenèrent des médecins à mettre leur espoir dans des remèdes expérimentaux parfois audacieux. Première investigation historique de grande ampleur sur le sujet en langue française, cet ouvrage, ponctué de témoignages de praticiens de la psychiatrie et d'extraits de dossiers médicaux, passionnera tous ceux qui s'intéressent à l'évolution de la médecine.

Médecin et philosophe de formation, Jean-Noël Missa est actuellement professeur d'histoire et de philosophie des sciences biomédicales à l'Université libre de Bruxelles et chercheur au Fonds national belge de la recherche scientifique.

Copyright © Éditions Eyrolles.


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08 juillet 2007

RISQUES CAUSÉS PAR LES ANTIDÉPRESSEURS CHEZ LES NOUVEAU-NÉS

UNE NOUVELLE ÉTUDE MONTRE LES RISQUES CAUSÉS
PAR LES ANTIDÉPRESSEURS CHEZ LES NOUVEAU-NÉS

Une nouvelle étude publiée dans l'édition du mois d'août du Journal Américain de Psychiatrie a montré que les antidépresseurs représentent un risque significatif pour les nouveau-nés. Les chercheurs ont déterminé que 12% des femmes enceintes de l'étude qui prenaient des antidépresseurs ont eu un accouchement prématuré comparé à 0% pour celles du groupe qui ne prenaient pas le médicament. L'admission de nouveau-nés dans des pouponnières pour soins spéciaux était de 21% dans le cas des mères prenant des antidépresseurs comparé à 7.1% parmi celles qui n'en prenaient pas.

Les preuves que les antidépresseurs prescrits aux femmes enceintes peuvent causer une fausse couche sont accablantes. Eli Lilly, le fabricant du Prozac, a rapporté cela en 1993 lorsqu'une étude a montré un taux d'avortement spontané chez 15,9% des femmes qui prenaient le médicament. Depuis 2004, la FDA (l'équivalent américain de Santé Canada) a émis quatre avertissements sérieux concernant le fait que l'utilisation d'antidépresseurs durant la grossesse posait pour les nouveau-nés un risque d'accouchement prématuré, de malformation congénitale, de malformations cardiaques et une condition pulmonaire potentiellement fatale appelée hypertension pulmonaire persistante. Santé Canada et les organismes de santé comparables d'Australie et d'Allemagne ont également émis des avertissements similaires.

Cependant, selon la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (CCDH), un groupe de surveillance de la santé mentale, les femmes enceintes ne sont pas pleinement informées de ces risques. Aux États-Unis seulement, l'Association Médicale Américaine estime que 40 000 femmes enceintes prennent des antidépresseurs, contribuant à nourrir une industrie très lucrative de plus de $13,3 milliards annuellement.

Récemment des poursuites ont été intentées en relation avec le Paxil, accusé de causer des malformations à la naissance. Dans un cas, plusieurs chirurgies ont été requises pour corriger les dommages qu'on présume que l'utilisation d'antidépresseurs durant la grossesse a causés.

Une étude publiée dans l'édition de février du New England Journal of Medicine a trouvé que les femmes qui prennent des antidépresseurs de type Inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS, le type d'antidépresseur utilisé de nos jours) durant la seconde partie de leur grossesse courent six fois plus de risques de donner naissance à un bébé qui aura de l'hypertension pulmonaire persistante. Une étude de novembre 2006 publiée dans le journal Epidemiology a trouvé que les femmes enceintes qui prennent des ISRS courent 34% plus de risques de donner naissance à un bébé ayant une malformation physique que les mères qui n'en prennent pas. Si les antidépresseurs sont pris durant le deuxième ou troisième mois de la grossesse, le risque monte à 84%.

Un autre risque majeur pour les nouveau-nés est l'accoutumance et le sevrage. En février 2006, une étude publiée dans les Archives de la médecine pédiatrique et adolescente a déterminé que près du tiers des nouveau-nés dont la mère prenait des ISRS ont expérimenté des symptômes de sevrage tels que des pleurs stridents, des tremblements et un sommeil troublé. Le Journal de Psychopharmacologie a publié en 2005 une étude dans laquelle les chercheurs ont trouvé que les symptômes de sevrage des nouveau-nés commencaient le lendemain de la naissance et persistaient durant dix jours, même si aucun niveau toxique de paroxetine (Paxil) ne fut détecté à partir du sixième jour.

De plus, la CCDH maintient que très peu de mères à qui on prescrit ces médicaments sont conscientes que les antidépresseurs ne sont pas plus efficaces qu'un placebo. L'édition de juillet 2005 du Journal Médical Britannique a publié une revue de données de recherche qui montrait que les ISRS n'ont pas d'avantage clinique significatif par rapport à un placebo et que, considérant les risques, les recommandations pour prescrire ces médicaments devraient être reconsidérées.

• Pour en savoir plus sur les dangers des médicaments psychiatriques, lisez le Rapport sur la multiplication des mises en garde internationales sur les médicaments psychiatriques.

• Pour en savoir plus sur les conflits d'intérêt dans le domaine de la santé mentale, lisez la publication de la CCDH intitulée Psychiatrie - Un secteur corrompu. La fraude à grande échelle.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a été établie en 1969 par l'Église de Scientologie et le Dr. Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie de l'Université de l'État de New York, dans le but d'investiguer et de dévoiler les violations psychiatriques des droits humains.

• Pour en savoir plus sur les abus de la psychiatrie, consultez le site web de la CCDH Québec. Téléphone: (418) 529-2267
CONTACT: DENIS CÔTÉ, COMMISSION DES CITOYENS POUR LES DROITS DE L'HOMME
POUR UNE ENTREVUE AVEC DENIS CÔTÉ: (418) 802-5462 COURRIEL: ici


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« Blackbox » pour les médicaments de l’hyperactivité

Comité du Médicament du CHU de Toulouse                                                     Toulouse, 13/07/06

SERVICE DE PHARMACOLOGIE CLINIQUE
Professeur Jean-Michel SENARD
Faculté de Médecine
37 allées Jules Guesde
31000 TOULOUSE
Téléphone : 05-61-14-59-61
Télécopie : 05-61-25-51-16
Mel. : senard@cict.fr

SERVICE DE PHARMACIE
Docteur Jean-Jacques TIRAVY
Pharmacie Hôpital Rangueil
Avenue Jean Poulhes, TSA 30030
31059 TOULOUSE Cedex 9
Téléphone : 05-61-32-28-85
Télécopie : 05-61-32-29-94
Mel. : tiravy.jj@chu-toulouse.fr


COMITE DU MEDICAMENT EN NEUROLOGIE
Bulletin d’information 2006 ; n°3
Juillet-Août-Septembre

3. INFORMATIONS DE PHARMACOLOGIE CLINIQUE

3.1. « Blackbox » pour les médicaments du syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention.
Le 9 février dernier, le Comité de PharmacoVigilance (PV) de la FDA a voté pour l’ajout d’une mise en garde (« Blackbox ») pour les médicaments du syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention. Ces produits [diverses amphétamines (Adderall et autres, non commercialisées en France) et méthylphenidate (dans notre pays : Ritaline, Concerta)] sont largement consommés aux USA, tant chez les enfants (2,5 millions, soit 1 sur 10 enfants âgé de 10 ans !) que chez les adultes (1,5 millions, dont 10% de plus de 50 ans !). Dans ces deux populations, on a rapporté aux structures de PV américaines de nombreux infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux ou encore morts subites (NEJM, 2006, 354, 1445). Rien d’étonnant quand on connaît les propriétés de base du méthylphenidate, qui n’est rien d’autre qu’un dérivé amphétaminique, majorant (comme toute amphétamine) la libération de noradrénaline (et autres monoamines) des terminaisons nerveuses périphériques et centrales. Ainsi, on attendra avec le méthylphenidate des effets sympathomimétiques: hausse tensionnelle (Aderral élève la pression sanguine artérielle de 5 mm Hg en moyenne), tachycardie, troubles du rythme cardiaque, décompensation d’insuffisance cardiaque, hyperglycémie… En Europe, la consommation de méthylphenidate s’avère moindre qu’aux USA. Devons nous tout de même accepter la généralisation de telles pratiques contraires à toute logique pharmacologique? Est-il raisonnable de laisser des organismes en développement ou des adultes toute une vie sous sympathomimétique ? Les exemples récents de PV des autres sympathomimétiques [le «décongestionnant nasal» phénylpropanolamine (PPA) ou les ephédrine, pseudoephédrine, ma huang utilisés pour perdre du poids] plaident, évidemment, formellement contre cette possibilité.

Source : © www.chu-toulouse.


Posté par General Garcia à 17:54 - Hyperactivité de l'enfant - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nouveau site internet : "La psychiatrie nous ment"

La psychiatrie nous ment

Un nouveau site internet vient de s'ouvrir

On peut y découvrir les articles suivants :

• A LIRE ABSOLUMENT POUR COMPRENDRE CE QU’EST LA PSYCHIATRIE
• Condamnation psychiatrique
• Croyez-vous connaître la psychiatrie ?
• Des enfants de 9 ans sont soumis à des électrochocs
• Et si les psychiatres créaient les maladies mentales ?
• Faire de l’homme un robot
• Hyperactivité et déficit de l'attention, qu'en pensent les spécialistes ?
• Ils sont fous
• Inventer des troubles mentaux
• L'industrie pharmaceutique nous tue avec le Prozac
• La Chine vue par la psychiatrie
• La psychiatrie aujourd'hui
• La psychiatrie et la politique
• La psychiatrie, un bateau qui coule ?
• La Ritaline, ce poison qui nous tue.
• Les anti-dépresseurs bordés de noir en Amérique.
• Les dangers de la psychiatrie en chine.
• Les erreurs et les crimes des psychiatres.
• Les journalistes du journal le monde ouvrent les yeux
• Les plans de la psychiatrie
• Les psychiatres à l'abri de la justice pénale ?
• PETITION
• Pouvez-vous être interné abusivement ?
• Psychotropes, effets secondaires.
• Questions pour nos députés
• Savez-vous comment fait l'Italie avec la psychiatrie ?
• STOP aux TESTS PSYCHIATRIQUES DE “SANTE MENTALE” OBLIGATOIRES
• Suicide et anti dépresseur
• Témoignage poignant.
• Témoignages d'un psychiatre
• Une éducation qui échoue, est-ce possible ?
etc.

Pour le visiter : cliquer ici > La psychiatrie nous ment
Bonne lecture !


Posté par General Garcia à 17:54 - ÉTHIQUE ET PSYCHIATRIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nouvelle alerte de la FDA sur les risques de suicide chez les adolescents dus aux antidépresseurs

FDA News

FOR IMMEDIATE RELEASE
P07-77
2 mai 2007

La FDA propose de lancer de nouvelles alertes relatives aux pensées et au comportement suicidaires chez les jeunes adultes qui prennent des médicaments antidépresseurs

La U.S. Food and Drug Administration (FDA) propose que les fabricants de tous les médicaments antidépresseurs mettent à jour leurs avertissements sous forme d'encadré noir concernant l'augmentation des risques suicidaires et des comportements suicidaires chez les jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans au cours de leur traitement initial.

Les substances concernées comprennent :

Anafranil (clomipramine)
Asendin (amoxapine)
Aventyl (nortriptyline)
Celexa (citalopram hydrobromide)
Cymbalta (duloxetine)
Desyrel (trazodone HCl)
Elavil (amitriptyline)
Effexor (venlafaxine HCl)
Emsam (selegiline)
Etrafon (perphenazine/amitriptyline)
fluvoxamine maleate
Lexapro (escitalopram hydrobromide)
Limbitrol (chlordiazepoxide/amitriptyline)
Ludiomil (maprotiline)
Marplan (isocarboxazid)
Nardil (phenelzine sulfate)
nefazodone HCl
Norpramin (desipramine HCl)
Pamelor (nortriptyline)
Parnate (tranylcypromine sulfate)
Paxil (paroxetine HCl)
Pexeva (paroxetine mesylate)
Prozac (fluoxetine HCl)
Remeron (mirtazapine)
Sarafem (fluoxetine HCl)
Seroquel (quetiapine)
Sinequan (doxepin)
Surmontil (trimipramine)
Symbyax (olanzapine/fluoxetine)
Tofranil (imipramine)
Tofranil-PM (imipramine pamoate)
Triavil (perphenazine/amitriptyline)
Vivactil (protriptyline)
Wellbutrin (bupropion HCl)
Zoloft (sertraline HCl)
Zyban (bupropion HCl)

Source : FDA.


Posté par General Garcia à 17:53 - Antidépresseurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les benzodiazépines: comment agissent-elles et comment s'en sevrer ?

Professor C Heather Ashton DM, FRCP, University of Newcastle

Professeur C. Heather Ashton, Université de Newcastle

Cet ouvrage est disponible en français et dans d'autres langues sur internet.
Cliquer sur la photo pour accéder à l'ouvrage.

CONTENU :

Protocole à suivre lors du sevrage des benzodiazépines

Chapitre I : Comment fonctionnent-elles dans notre organisme ?

Les benzodiazépines
    La puissance
    La vitesse d'élimination
    La durée de son effet
    Les actions thérapeutiques des benzodiazépines
    Les mécanismes d'action
    Les effets contraires des benzodiazépines
    La sursédation
    Les interactions avec les autres drogues
    Les troubles de mémoire
    Les effets stimulants paradoxaux
    Les dépressions et les émotions émoussées
    Les effets contraires chez les personnes âgées
    Les effets contraires durant la grossesse
    La tolérance
    La dépendance
    Les coûts socio-économiques de l'usage prolongé d'une benzodiazépine

Chapitre II: Comment se sevrer des benzodiazépines après un usage prolongé ?

Pourquoi devez-vous arrêter l'usage des benzodiazépines ?
Avant de commencer le sevrage des benzodiazépines
Le sevrage
        Diminution progressive du dosage
        Changer à une benzodiazépine à longue demi-vie
        Établir et suivre le programme de sevrage
        Le sevrage chez les gens âgés
        Le sevrage des antidépresseurs

Chapitre III: Les symptômes aigus et prolongés du sevrage

Les mécanismes de réactions au sevrage
Les symptômes aigus du sevrage
Les symptômes individuels, leurs causes et comment y réagir
        L'insomnie, les cauchemars, le sommeil agité
        Les souvenirs inopportuns
        Les crises d'anxiété
        Anxiété généralisée, crises et phobies
        Thérapies psychologiques
        Techniques complémentaires - médecine douce
        Exercice et différentes techniques
        L'hypersensibilité sensorielle
        La dépersonnalisation, la déréalisation
        Les hallucinations, les illusions et les distorsions perceptives
        La dépression, l'agressivité et les obsessions
        Les symptômes musculaires
        Les sensations corporelles
        Le cœur et les poumons
        Les problèmes d'équilibre
        Les problèmes digestifs
        Le système immunitaire
        Le système endocrinien
        Les crises et les convulsions

    Les médicaments supplémentaires durant le sevrage d'une benzodiazépine
        Les antidépresseurs
        Les bêtabloquants
        Les hypnotiques et les sédatifs
        Les autres médicaments

    L'usage d'une benzodiazépine pendant et après le sevrage

    Diète, breuvage et exercice
        Fumer

    Le cours du sevrage

    Les symptômes prolongés du sevrage
        L'anxiété
        La dépression
        L'insomnie
        Troubles sensoriels et moteurs
        Mécanismes éventuels des symptômes sensoriels persistants et moteurs
        Mémoire et connaissance défaillantes
        Les benzodiazépines endommagent-elles la structure du cerveau ?
        Les symptômes gastro-intestinaux
        Vivre avec des symptômes de sevrage prolongés
        Les benzodiazépines et leur temps résiduel dans l'organisme après un sevrage

    Épilogue
        Éducation
        Recherche
        Méthodes de traitement
        Centre pour le sevrage

    Lectures supplémentaires

© Copyright 1999-2006, Professor C H Ashton, School of Neurosciences, Division of Psychiatry,
The Royal Victoria Infirmary, Queen Victoria Road, Newcastle upon Tyne NE1 4LP, England


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21 avril 2007

Effets nocifs de la Ritaline et autres psychostimulants

Tableau I : Effets nocifs de la Ritaline (Rilatine), de la Dexedrine, de l’Adderall et des psychostimulants similaires

Les dangers du méthylphénidate, molécule de la Ritaline et du Concerta, et d'autres psychostimulants ont été recensés en 2000 par le Dr Breggin, fondateur de l’International Center for the Study of Psychiatry and Psychology (ICSPP) (Centre international pour l’étude de la psychiatrie et de la psychologie).

Certains termes ont été définis dans le glossaire de ce site. Cliquer sur les termes apparaissant sous forme d'hyperlien.

Cardio-vasculaire
Palpitations.
Tachycardie.
Arrêts cardiaques.
Hypertension.
Arythmie.
Douleurs thoraciques. 

Système nerveux central
Psychose avec hallucinations (dépression psychotique et manie).
Stimulation cérébrale excessive (convulsions).
Somnolence, «dopé», moins alerte.
Confusion.
Insomnie.
Agitation, anxiété, irritabilité.
Nervosité (hostilité).
Dysphorie.
Diminution des performances aux tests cognitifs.
Dyskinésies, tics.
Habitudes nerveuses (par ex. se pincer la peau, se tirer les cheveux).
Stéréotypies et compulsions.
Dépression, sensibilité exacerbée. 
Pleurs faciles.
Retrait social.
Diminution de l’affect et de la spontanéité.
«Zombie like».

Gastro-intestinal
Anorexie.
Nausée.
Vomissements.
Douleurs et crampes gastriques.
Sécheresse buccale. 
Constipation. 
Altération des tests hépatiques. 
Mauvais goût. 
Diarrhée.

Endocrine-Métabolique
Dysfonctions hypophysaires incluant des perturbations de l’hormone de croissance et de la prolactine.
Perte de poids.
Retard de croissance.
Interruption de la croissance.
Perturbations de la fonction sexuelle.

Autres
Céphalées.
Troubles de la vision.
Vertiges.
Hypersensibilité (réactions avec picotements, conjonctivite, urticaire).
Perte des cheveux. 
Dermatose exfoliative. 
Anémie.
Leucopénie.
Énurésie.
Fièvre inexpliquée.
Douleurs articulaires.
Sudation inhabituelle.

Sevrage et rebond
Insomnie.
Dépression.
Hyperactivité et irritabilité.
Rebond: exacerbation des symptômes «THADA».

Voir aussi le document Le scandale de la Ritaline (format pdf).

Source : témoignage du Dr. Breggin devant le Congrès américain, 29 septembre 2000. Traduction : Docteur Jean Philippe Labreze. © Springer Publishing Co./Dr. Breggin.

Notes : ces données sont tirées de Arnold et Jensen (1995, Table 38-5, p. 2306), Drug Enforcement Administration (1995, p. 23), Dulcan (1994, Table 35-6, p. 1217), et Maxman et Ward (1995, pp. 365-6). D’autres informations additionnelles proviennent de la Food and Drug Administration (1997, Mars) et sont indiquées entre crochets. *Arnold et Jensen (1995, Table 38-5, p. 2306, Table 38-7, p. 2307, et colonne 2, p. 2307). **Arnold et Jensen (1995). ***Pour le méthylphénidate seulement. ****pour la dextroamphétamine seulement.

À quoi il faut ajouter :

- Cœur de cocaïnomane***
- Accès de colère, violence
- Idées et pulsions suicidaires
- Passage à l'acte suicidaire
- Automutilation
- Envies de meurtre


Tableau II : Effets stimulants communément pris à tort comme « bénéfiques »
par les cliniciens, les enseignants et les parents chez les enfants diagnostiqués TDAH

Effets adverses des psychostimulants communément pris à tort comme une amélioration par les cliniciens, les enseignants et les parents mais qui traduisent en fait une réelle souffrance de l'enfant.

Effets obsessionnels-compulsifs
- Persistance compulsive dans des activités pourvues de peu de signification (appelée "comportement stéréotypique" ou "persévératif")
- Majoration du comportement obsessivo-compulsif (par ex. répète sans fin certaines tâches ou actions avec un manque total d'efficacité)
- Rigidité mentale (appelée "persévération cognitive")
- Rigidité de la pensée
- Trop borné ou attention excessivement focalisée

Effets de retrait social
- Retiré socialement et isolé
- Inhibition globale du comportement social
- Socialisation et communication restreintes
- Désinvestissement des relations avec les parents et les autres enfants
- Davantage de jeux solitaires et diminution de l'activité ludique en général

Effets inhibiteurs sur le comportement

- Docile dans des environnements structurés; inhibé socialement, passif et soumis
- Maussade, inhibé, apathique, léthargique, somnolent, hébété et fatigué
- Terne, émotion monotone, absence d'humour, absence de sourires, déprimé et triste, avec des accès de pleurs fréquents
- Manque d'initiative et de spontanéité, de curiosité et de plaisir

Source : témoignage du Dr. Breggin devant le Congrès américain, 29 septembre 2000. Traduction : Docteur Jean-Philippe Labreze. © Springer Publishing Co./Dr. Breggin.

© Dr Breggin.


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Comment on drogue nos enfants

Nouvelle vidéo:
The Drugging of our Children par le Dr Gary Null

Vidéo de 1 h 45 en anglais.
– Les dangers de la Ritaline, du Concerta, du Prozac, de l'Adderall, du Stratera, Effexor, Paxil, etc.
– Le principe actif de la Ritaline est similaire à la cocaïne.
– Les rapports entre ces drogues et les tueries dans les écoles (la tragédie de Columbine aux USA).
– Interviews de Michael Moore, Dr Peter Breggin, du neurologue Fred Baughman et d'autres
– Conférence professionnelle de psychiatres américains sur l'hyperactivité.
– Témoignages de parents…

Voir la vidéo : ici.

et aussi : d'autres vidéos.


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Témoignage de maltraitance d'une personne âgée

warsaw0131

Bonsoir,

Je recherchais des informations sur un médicament que prenait ma grand-mère, et je suis tombée sur votre page. Le médicament en question est le Haldol faible du laboratoire Janssen-Cilag. Je me permets de vous raconter notre expérience avec ce médicament.
Ma grand-mère a 97 ans. Il y a environ 10 mois, elle a commencé à être très agitée et incohérente dans ses propos, et comme ça devenait invivable pour nous (fille + petits-enfants, nous vivons avec elle), le médecin a changé son traitement pour du Haldol faible. Auparavant, elle prenait du triapridal. A partir de là, son état physique s'est profondément dégradé. Chutes à répétition, tremblements, insuffisance rénale, hallucinations, crises d'épilepsie, accidents vasculaires cérébraux... Certes, son âge a quelque chose à voir là-dedans, mais tout s'est déclenché avec le médicament.
Le médecin est arrivé jusqu'à lui prescrire 40 gouttes 3 fois par jour, dose qui, apparemment était beaucoup trop élevée. Les crises d'épilepsie étaient suivies de "pseudo-comas", temps pendant lesquels elle était comme un légume, incontinente et ne réagissait à rien, ceci durait deux-trois jours à chaque fois. Réellement, on pensait que c'étaient des accidents vasculaires cérébraux, alors que c'était de l'épilepsie. Ceci, le médecin ne l'a jamais dit, il ne s'en rendait pas compte; c'est aux urgences qu'un chef de clinique nous a informés que son état était celui d'un patient après une crise d'épilepsie. C'est là également que nous avons su que ma grand-mère n'était pas correctement traitée pour son âge, et que nous lui administrions tous les jours une petite dose qui aurait pu finir par la tuer.
Prise en charge à l'hôpital, elle s'est récupérée quelques semaines après que le médicament a été arrêté. Elle a commencé à marcher, à reparler et à vouloir être utile dans la vie de famille. Croyez-moi, ça a étonné tout le monde de la revoir vivre.
Après ces épisodes des urgences et du service gériatrique, il était temps pour le généraliste de la reprendre en main. On lui a parlé et il ne veut pas admettre que c'est ce médicament qui l'a fait plonger. Selon lui, la cause n'est pas là... Selon d'autres médecins, il n'y a pas de doute là-dessus. S'il ne veut pas l'admettre, cela veut dire qu'il peut très bien se re-permettre, si elle est trop agitée, de lui redonner des neuroleptiques.
On a appris que le médicament en question avait été retiré de la vente, il y a un mois environ.
Que peuvent risquer le médecin et le pharmacien pour lui avoir donné de telles "doses de poison"? Et le laboratoire? Est-ce que cela vaut la peine de déposer plainte et d'aller devant les tribunaux pour mise en danger de personne, presque jusqu'à la mort?
Je suis à votre disposition si vous avez des questions. Merci, bonne soirée.

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Yogito : Un yoga pour l'enfant

yogade Martine Giammarinaro et Dominique Lamure

Éditions de l'Homme

Les effets bénéfiques du yoga ne sont plus à démontrer. D'ailleurs, la popularité croissante de cette discipline en témoigne. En cette époque où les jeunes sont de moins en moins actifs, le yoga offre une solution valable, amenant l'enfant à s'éveiller à son corps, à son esprit, à son monde intérieur et à l'échange constant entre soi, l'autre et l'environnement. Il améliore la condition physique, mais aussi la concentration, la confiance en soi et en les autres. Ce livre, qui s'adresse parents et aux enfants de 6 à 14 ans, tient compte du fait que l'enfant est en pleine transformation et propose une approche ludique des différentes postures, exercices de respiration et de relaxation. De plus, il propose différentes façons d'intégrer cette discipline au quotidien, que ce soit à la maison ou à l'école.

Martine Giammarinaro a reçu une formation à l'école Sivananda en France et en Inde. Elle est diplômée du RYE (Recherche sur le Yoga dans l'éducation) et praticienne de rebirth. Dominique Lamure enseigne le yoga depuis 1987. Diplômé du RYE et de l'école Sivananda en Inde, en France et au Canada, il est aussi naturopathe, acupuncteur en shiatsu, et conseiller en médecine ayurvédique.

Source : © Éditions de l'Homme.


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14 avril 2007

L’enfance sous pression - Quand l’école rend malade

Carlos_PerezCarlos Perez

Éditions Aden (Belgique)
Collection: Hors Collection
Année de parution: 2007
116 pages

ISBN: 9782930402468
Prix : 12.00 €

Voici des années que Carlos Perez dirige un centre sportif où énormément de parents livrent leurs enfants afin que le sport les aide à surmonter les pressions subies dans la vie quotidienne.

Le constat est accablant : les enfants en manque d’activité physique, et surtout présentant des problèmes d’obésité et de troubles comme l’hyperactivité ne sont plus rares mais se généralisent. Sans oublier la liste d’enfants présentés comme dysphasiques, dyslexiques, intravertis, timides, à troubles oppositionnels. Tous ces enfants ont un point commun, un stress très important. Tous, ou presque, en plus de leur « trouble » sont également en décrochage scolaire. Et petit à petit ce fait jour l’idée que ces enfants stressés l’étaient aussi à cause de l’école.

Afin de lutter contre l’échec scolaire, d’améliorer le contact entre parents, professeurs et élèves et de promouvoir le bien être des enfants dans le cadre scolaire l’auteur a créé, avec d’autres parents d’élèves l’asbl Parents luttant contre l’échec scolaire et le décrochage scolaire. Ce livre est le bilan de la pratique de Carlos Perez et les conclusions d’une enquête au cœur d’une société qui met dès la naissance les enfants sous pression.

Source : © Éditions Aden.


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Comment la dépression est devenue une épidémie

Pignarre_philippePhilippe Pignarre

Éditions La Découverte
Collection Cahiers libres
septembre 2001
ISBN : 978-2-7071-3517-9
13 €

Quand la dépression a commencé à se répandre dans les années soixante-dix, explique-t-il, les psychiatres, se détournant de la psychanalyse, ont opté pour la psychiatrie biologique : l'origine de la dépression ne serait pas dans le psychisme du patient, mais dans ses neurones. C'est cette hypothèse fragile, paradoxalement, qui est à l'origine de l'« épidémie ». Elle a mobilisé d'énormes moyens financiers, alors qu'aucun test biologique ne permet de diagnostiquer la dépression : les industriels du médicament testent au hasard les substances et élargissent les définitions des différentes formes de dépression (toujours plus nombreuses) chaque fois qu'ils trouvent un médicament « efficace ». Cette approche est-elle vraiment la meilleure pour soulager les souffrances bien réelles de millions de personnes ? Philippe Pignarre explore ici d'autres voies. Et il montre qu'une véritable biologie psychiatrique ne se constituera pas dans le simple prolongement des connaissances empiriques permettant de mettre au point les antidépresseurs.

Source : copyright © Éditions La Découverte.


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L'enfer de la médecine... est pavé de bonnes intentions

Lemoine_Patrickde Patrick Lemoine

Éditions Robert Laffont

novembre 2005
Broché: 235 pages
ISBN-10: 2221101235
ISBN-13: 978-2221101230

Présentation de l'éditeur:

Si vous ne comprenez toujours pas pourquoi la France demeure le premier consommateur d'antidépresseurs, pourquoi les cénacles universitaires continuent de mépriser médecines traditionnelles, ostéopathie, homéopathie, pourquoi certains médecins semblent s'intéresser à la maladie plus qu'aux malades, alors ce livre est pour vous. C'est un vrai pavé dans la mare que lance ici, avec un humour impertinent et sans mâcher ses mots, le psychiatre Patrick Lemoine. Dressé contre l'autorité médicale et ses abus, il n'hésite pas à dévoiler les dangereux dysfonctionnements de la médecine, d'hier et d'aujourd'hui. Au risque de ne pas plaire à tout le monde. En vrai Hippocrate amoureux de son métier, Patrick Lemoine préfère miser sur le dialogue avec les malades, la confiance, voire la complicité.

Patrick Lemoine, cinquante-cinq ans, médecin-psychiatre, spécialiste notamment des troubles du
sommeil, ancien chef de service, est actuellement coordonnateur national d'un important réseau de cliniques psychiatriques.

Source : copyright © Éditions Robert Laffont.


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Suicides d'adolescents : et si c'étaient les drogues psy ?

Une "forte corrélation" entre la prescription des psychotropes et le taux de suicide

« En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, la première cause étant les accidents de la route. Les chiffres représentent 16 % de la mortalité dans cette tranche de la population. Il semble que les décès par suicide avant 15 ans ne soient pas répertoriés avec la même précision par les services hospitaliers d’urgence, bien que ce drame soit également réel.
L’Union nationale pour la prévention des suicides (UNPS), qui fédère une vingtaine de grandes associations de lutte contre ce fléau, a mené en France une étude sur la relation entre la surconsommation de psychotropes et le suicide. Son enquête a porté sur 308 habitants de Saint-Étienne et de Lyon de tous âges qui se sont donné la mort entre mai 2003 et octobre 2004. La population, bien connue des services de médecine légale, a été comparée à des sujets témoins. "Il en ressort une forte corrélation entre l'augmentation récente de la prescription de psychotropes et l'acte suicidaire, révèle un des rapports d’étude. Près de 90% des femmes et 60% des hommes suicidés prenaient des psychotropes durant les six mois précédant l'acte. La corrélation est encore plus marquée à moins d'un mois du passage à l'acte."
Selon l’enquête de l’UNPS, la mort par suicide résulte d’une polythérapie, avec des ordonnances à rallonge, principalement d'antidépresseurs, mais également d'hypnotiques et de tranquillisants.

Une autre étude a été conduite par le GTNDO, le Groupe technique national de définition des objectifs de l’INSERM. Cette structure spécialisée procède régulièrement à l’analyse des grands problèmes de santé publique afin de donner des avis techniques sur les mesures à prendre dans des domaines sanitaires. Le rapport intitulé Comportements de consommation de produits psychoactifs qu’a publié le GTNDO sous le timbre du ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées est éloquent. Son document mis à jour il y a quelques années, dresse le bilan suivant : "Médicaments psychotropes – Nombre de décès attribuables : Inconnu. Parmi les surdoses constatées par les services de police en 2000, les benzodiazépines  apparaissent comme produit associé dans 10 cas sur 120. […] Dans la population générale, l’usage d’anxiolytiques peut avoir un effet paradoxal (effet désinhibiteur) susceptible de favoriser des passages à l’acte (avec des conséquences en terme de prises de risque et de délinquance). La consommation à long terme est susceptible d’entraîner chez certains sujets des dépressions."
Plus loin, on peut lire : "Les personnes en crise suicidaire recherchent activement des solutions pour apaiser leur souffrance. […] Dans les 15 derniers jours, 20 à 40 % des personnes qui vont faire une tentative de suicide ont consulté leur généraliste, en cas de suivi psychiatrique, 10 à 50 % ont consulté leur psychiatre. La sous-estimation du risque de tentative par les professionnels de santé a été mesurée par des auteurs comme Appleby. Seuls 15% des sujets qui feront une tentative dans la semaine ont été identifiés comme à risque sur une population de 1 040 suicides."


Risque suicidaire multiplié par 100 à 200 pour les patients hospitalisés en psychiatrie


Dans un autre rapport mis à jour en avril 2003, le GTNDO souligne la carence des professionnels de la santé mentale dans la détection des adultes hantés par les idées suicidaires qui viennent les consulter. Les individus qui se font hospitaliser en psychiatrie ne sont pas mieux lotis : "L’hospitalisation en psychiatrie, précise le document, est aussi une période à risque élevé ainsi que les 4 semaines qui la suivent. Environ 5% des suicides ont lieu à l’hôpital. Dans les 4 semaines qui suivent une hospitalisation en psychiatrie, le risque relatif est multiplié par 100 pour les femmes et par 200 pour les hommes. Ces décès représentent 10 à 15 % de l’ensemble des suicides."
Il est surprenant de constater, à la lecture de tels rapports, qu’en dépit de prescriptions massives de psychotropes, les spécialistes de la dépression et des troubles mentaux sont impuissants à enrayer le fléau du suicide, alors qu'il s'agit de l'une de leurs missions essentielles. On nous dira qu’il est généralement trop tard pour sauver ces malheureux quand ils viennent consulter ou se faire hospitaliser. Sans doute, mais les antidépresseurs et les anxiolytiques qu’on leur prescrit avant qu’ils ne se suppriment n’étaient-ils pas justement destinés à les aider à surmonter leur souffrance psychique et à éviter qu’ils n’en arrivent à cette extrémité ? Au contraire, il apparaît, comme nous l’avons vu plus haut dans les conclusions d’une étude de l’UNPS, que le nombre d’actes suicidaires se trouve augmenté par l’usage de la pharmacopée psychiatrique.

Plusieurs milliers d’enfants sous antidépresseurs

Chez l’adulte, les antidépresseurs les plus utilisés en France sont le citalopram (Seropram), l’escitalopram (Seroplex), la fluoxétine (Prozac), la fluvoxamine (Floxyfral), la miansérine (Athymil), le milnacipran (Ixel), la mirtazapine (Norset), la paroxétine (Deroxat), la sertraline (Zoloft), la venlafaxine (Effexor). L’atomoxétine et le reboxétine ne sont pas autorisés.
L’emploi des antidépresseurs ISRS est généralement déconseillé en France chez l’enfant et l’adolescent. Certains sont même contre-indiqués chez les moins de 15 ans et chez les moins de 18 ans. Seuls deux antidépresseurs IRS, le Zoloft et le Floxyfral possèdent une indication chez l'enfant et l'adolescent dans le traitement des TOC (troubles obsessionnels compulsifs), de certains troubles de l’hyperactivité et de la dépression. L'atomoxétine, non employée en France, est indiquée dans certains pays de l'Union européenne dans le traitement du TDAH.
Cependant, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la Santé et des Solidarités rapporte que les ventes d'antidépresseurs (tous âges confondus) en France ont été multipliées par sept en vingt ans. En dépit des assurances selon lesquelles ces substances sont rarement prescrites aux enfants, ceux-ci sont de plus en plus nombreux à être traités avec cette classe particulière de psychotropes.

Une enquête de l'Assurance maladie indiquait qu’en 2003, plus de 6 000 enfants et adolescents suivaient une cure médicamenteuse contre la dépression. Ces chiffres de l’emploi des antidépresseurs semblent corroborés par ceux publiés dans un document de juin 2005 par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Ce texte, intitulé Troubles mentaux – Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent contient le compte rendu d’une réunion du 8 mars 2005  entre des spécialistes de la psychiatrie, des autorités sanitaires et des médecins. Il révèle que, selon les chiffres de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, 40 000 enfants et adolescents seraient traités chaque année pour un diagnostic de dépression, et qu’environ 10 à 20 % des cas feraient l’objet d’un traitement médicamenteux. La classe des antidépresseurs ISRS représenterait 80 % des prescriptions.

Vous avez dit suicides ???

La lecture du document de l’Agence française de sécurité sanitaire est édifiante. Selon le compte rendu de la réunion professionnelle, "les experts, dans l’ensemble, se montrent réservés quant à la réalité d’une augmentation du comportement suicidaire chez les enfants et les adolescents traités par antidépresseurs." Une des raisons invoquées est qu’ "aucune augmentation du nombre de suicides n’a été observée, en France, depuis la mise sur le marché des IRS; ceci est confirmé par certaines données épidémiologiques internationales." En outre, "la mise en route d’un traitement, y compris psychothérapeutique, peut elle-même induire un comportement suicidaire". Enfin : "peu d’experts ont été confrontés au suicide d’adolescents et lorsque cela était le cas, il ne s’agissait pas de sujets traités." Résultat : "l’utilisation des antidépresseurs se faisant majoritairement en dehors de schémas validés, les prescripteurs (représentés dans la réunion) demandent une grande souplesse de prescription et un meilleur accès aux informations […] Quant à d’éventuelles mesures de restriction, elles sont considérées comme plutôt dommageables, aussi bien par ceux qui ne seraient pas à priori directement touchés, comme les spécialistes hospitaliers, que par les prescripteurs plus occasionnels, comme les médecins généralistes. Ceci pour plusieurs raisons : - des restrictions compliqueraient une pratique rendue déjà difficile par le manque de structures et de temps disponibles ; - il pourrait y avoir un risque de glissement de la prescription vers des classes thérapeutiques qui ne sont pas forcément adaptées (neuroleptiques, thymorégulateurs), voire potentiellement problématiques (benzodiazépines) ; - enfin, de façon plus marginale, ces mesures augmenteraient le climat anxiogène perçu au niveau des familles, voire l’émergence d’actions en justice."
Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes, le quota du suicide chez les jeunes déprimés sous les effets des ISRS, est normal, n’inquiétons pas indûment les familles qui, de plus, pouraient faire un scandale… Cette prise de position est tout de même assumée par les institutions de l’État : l’AFSSAPS (l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), des représentants de la Commission de l’AMM, de l’Ordre des pharmaciens, de l’Ordre des médecins, et de la Fédération française de psychiatrie !

Des effets secondaires "gênants"

Mais de quels antidépresseurs s’agit-il? De substances d’une nouvelle génération, celle de la famille des ISRS, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, dont certains sont préconisés dans le traitement de troubles du comportement associés à l’hyperactivité. Nous allons voir de plus près ce qu’il en est de ces nouvelles drogues psychiatriques. Dans son livre sur l’hyperactivité, le Dr Lecendreux interroge : "Quels sont les médicaments qui peuvent traiter le TDAH?" et répond qu’il existe d’autres classes de médicaments appropriés dans la prise en charge de ce trouble. "[…] D’autres molécules [différentes du méthylphénidate et des dérivés amphétaminiques] plus récentes semblent tout à fait prometteuses. Elles ont des modes d’action différents mais également spécifiques, cette fois sur la noradrénaline. Le modafinil est déjà utilisé avec succès dans des troubles majeurs de la vigilance comme la narcolepsie. Son excellente tolérance pourrait en faire un médicament de choix dans le traitement du TDAH […]. Un nouveau produit, l’atomoxétine […] a montré son efficacité sur les symptômes du TDAH de l’adulte. Sa bonne tolérance et son profil pharmacologique très différent de celui des amphétamines en font un produit très attendu dans les années à venir pour le traitement du TDAH de l’adulte et de l’enfant."
Suit un tableau [dans le livre de Lecendreux] recensant par catégories les médicaments susceptibles d’être utilisés dans le cadre de ce traitement. On y trouve entre autres les psychostimulants à base d’amphétamine (dont nous avons relevé les terribles effets secondaires au début de notre ouvrage), les non-psychostimulants comme l’atomoxétine (commercialisé aux États-Unis sous le nom de Straterra), le modafinil (commercialisé en France sous le nom de Modiodal, destiné à traiter la narcolepsie), des antidépresseurs comme le bupropion (commercialisé en France sous le nom de Zyban, actuellement destiné au sevrage du tabac), des antidépresseurs ISRS comme le citalopram, la fluoxetine (Prozac), la fluvoxamine, la paroxetine, la sertraline, et enfin la venlafaxine, produits dont l’efficacité "n’est plus à démontrer dans la dépression". "En raison d’effets secondaires gênants, ajoute l’auteur sans autre précision, ou d’une moindre efficacité (comparée à celle des stimulants), quelques-uns d’entre eux sont abandonnés." Quoi qu’il en soit, voyons de plus près ce qu’il en est de certains d’entre eux.


Strattera (atomoxétine) : automutilations et suicides chez des enfants


Le principe actif du Straterra produit par les laboratoires Eli Lilly, est l’atomoxétine. Dans un document diffusé par la Direction générale canadienne des produits de santé et des aliments (DGPSA), affiché sur le site web de Santé Canada, on peut lire l’avertissement officiel suivant, extrait d’une lettre publiée par Eli Lilly :

"Le 28 septembre 2005
Objet :
MISE EN GARDE concernant l'atomoxétine qui peut exercer des effets sur le comportement et les émotions pouvant représenter un risque d'automutilation.
Avis aux professionnels de la santé :
Par suite de discussions avec Santé Canada, Eli Lilly Canada Inc. désire vous communiquer d'importants renseignements relatifs à la possibilité que l'atomoxétine exerce des effets sur le comportement et les émotions pouvant constituer un risque d'automutilation.
La mise en garde sera ajoutée à la monographie  de STRATTERA (chlorhydrate d'atomoxétine) et se base sur les renseignements ci-dessous.
POSSIBILITÉ D'EFFETS SUR LE COMPORTEMENT ET LES ÉMOTIONS POUVANT ABOUTIR À UNE AUTOMUTILATION
Pédiatrie : Données d'essais cliniques contrôlés par placebo.
De récentes analyses de données provenant d'essais cliniques contrôlés par placebo ont montré que des pensées suicidaires étaient observées plus fréquemment chez les enfants et adolescents traités par STRATTERA (5/1 357 [0,37 %]) que chez ceux prenant un placebo (0/851). Un cas de tentative de suicide a été signalé parmi les patients traités par l'atomoxétine. Aucun suicide n'a été signalé.
Comme il est mentionné dans la monographie, de très rares cas de pensées suicidaires, de dépression suicidaire, de tentatives de suicide et de suicides ont été signalés chez les enfants, adolescents et adultes après la commercialisation du produit.
Il est recommandé de surveiller étroitement l'apparition de pensées suicidaires ou de tout autre indicateur de risque de comportement suicidaire chez les patients de tous âges, y compris une instabilité émotionnelle ou comportementale.
Renseignements généraux
[…] Les patients peuvent courir de plus grands risques de présenter des réactions indésirables telles que des pensées suicidaires, de l'hostilité et des sautes d'humeur. La personne soignante qui s'occupe de vous ou vous-même devez informer votre médecin immédiatement si l'un ou l'autre de ces symptômes se manifeste ou s'aggrave après le début du traitement par STRATTERA."
[…] Veuillez agréez nos salutations distinguées."

Ce qui ne manque pas de piquant, c’est que la DGPSA pourtant responsable de l'homologation des produits thérapeutiques avant leur mise sur le marché, déclare dans son document n'endosser aucune responsabilité en ce qui concerne le produit incriminé ou la société commerciale qui les fabrique. Les victimes du Strattera qui n’étaient pas informées des risques que le produit faisait courir apprécieront. "Toute question concernant l'information relative à un produit devrait faire l'objet d'une discussion avec votre professionnel de santé" affirme la DGPSA. Parents, ne vous alarmez donc pas si votre enfant se taillade les veines, il suffit d’en parler avec votre médecin. Reconnaissons néanmoins que la DGPSA a fait une partie de son travail en obligeant Eli Lilly à dévoiler ces informations vitales.

De l’autre côté de la frontière, aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a publié le 29 septembre 2005 un Public Health Advisory  (mise en garde sanitaire publique) à l’intention des médecins, concernant les comptes-rendus de pensées suicidaires chez des enfants et des adolescents liées au traitement par Straterra, une drogue approuvée dans le cadre du traitement du TDAH. La FDA s’est vue contrainte d’ordonner à Eli Lilly et Compagnie, le fabricant du Strattera, de rédiger un guide sur ce médicament à destination des patients et des professionnels de santé.
Dans sa note, la FDA demande de surveiller les enfants au sujet de tout risque de troubles qu’ils pourraient manifester à cause du Strattera et cela comprend l’agitation, l’irritabilité, les pensées ou les comportements suicidaires, des changements inhabituels de comportement, notamment dans les premiers mois de la thérapie.
L’analyse de la FDA révèle que 0,4% des enfants traités au Strattera ont manifesté des idées suicidaires contre aucun cas chez ceux qui avaient reçu un placebo au cours des études cliniques. Lorsque l’on sait que, depuis 2002, date de commercialisation du Strattera aux États-Unis, plus de deux millions de jeunes Américains ont consommé ce produit, on a toutes les raisons de craindre que 8 000 enfants et adultes courent le risque de céder à des pulsions suicidaires. Sur ce nombre, combien d’enfants sont depuis passés à l’acte? 100, 500, 1000? Ajoutons que le Strattera pourrait faire l’objet d’études aux fins de sa commercialisation en France.


Paroxetine (Deroxat ou Paxil) : augmentation du risque de malformations congénitales

Le 22 août 2005, c’était au tour du Deroxat d’être sous les feux de la rampe. Ce jour-là, The Times, grand quotidien britannique, aurait annoncé les résultats d'une étude médicale menée sur 1 500 personnes traitées par la paroxétine (un des antidépresseurs les plus prescrits au monde, commercialisé en France sous le nom de Deroxat). Ce document, qui avait été publié dans la revue médicale en ligne BMC Medicine, révélait que les patients qui en avaient consommé étaient exposés à de graves risques suicidaires.
Déjà, en juin 2003, les autorités sanitaires britanniques, la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (MHRA) avaient contre-indiqué la paroxétine chez les moins de 18 ans. Dans un communiqué de presse du 10 décembre 2004, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) rappelait que "ces études ne démontraient pas l'efficacité de ces médicaments dans cette indication [la dépression] et suggéraient une augmentation du risque de comportement suicidaire chez les enfants et adolescents traités comparativement aux patients recevant le placebo. Aucun décès par suicide n'avait cependant été rapporté pendant ces études".

Nous avons voulu en savoir plus et avons consulté le site internet de la FDA à la rubrique "Paroxetine". Il s’avère que l’agence sanitaire américaine a émis une mise en garde en décembre 2005 intitulée :

"FDA ALERT [12/2005] : Idées suicidaires et passages à l’acte chez les enfants et les adultes"
Extrait : "Enfants – La prise d’antidépresseurs peut augmenter les idées suicidaires et les passages à l’acte chez 1 personne sur 50 de 18 ans ou moins. Bien que la paroxétine soit prescrite aux enfants, la FDA n’a pas approuvé un tel usage."

Une personne sur 50, c’est-à-dire 2 % : un taux de risque absolument énorme quand on y réfléchit…
Dans le même document, nous découvrons que la paroxétine est impliquée dans des malformations du fœtus.

Extraits : "Augmentation du risque de malformations congénitales.
Des résultats préliminaires de deux études récentes indiquent que la paroxétine augmente le risque de malformations congénitales, notamment les malformations cardiovasculaires. […] Les patientes prenant de la paroxétine qui tombent enceintes ou qui sont au premier trimestre de leur grossesse doivent être alertées du risque que court le fœtus. Elles devraient considérer l’arrêt de cet antidépresseur ou en changer."

Dans ces conditions, pourquoi ne pas stopper immédiatement sa commercialisation ?
Trois jours plus tard, le 8 décembre, Le Monde reprenait une des dépêches de l’AFP en annonçant que "la FDA a demandé en conséquence au fabricant, le groupe britannique GlaxoSmithKline, de changer la catégorie dans laquelle ce médicament est classé pour spécifier les risques potentiels qu'il présente." Les laboratoires auraient répondu à la presse que "la plus grande partie des défauts cardiaques congénitaux qui seraient liés à cet antidépresseur se caractérisent surtout par la présence d'un orifice dans la cloison séparant les deux ventricules ou les oreillettes cardiaques" et auraient ajouté que "de tels orifices se referment le plus souvent d'eux-mêmes et dans les autres cas, ce défaut peut se corriger aisément avec une intervention chirurgicale."
Si votre nourrisson se trouve en danger de mort à la suite d’une cure de Deroxat de sa mère, vous n’aurez qu’à lui faire subir une opération à cœur ouvert… On vous le dit, les effets secondaires des antidépresseurs sont simplement « gênants ».


Venlafaxine (ou Effexor): aucune efficacité dans la dépression majeure des enfants mais des risques suicidaires sérieux

Dans sa rubrique consacrée aux dangers des antidépresseurs, le célèbre site internet Doctissimo publie l’information selon laquelle, aux États-Unis, les laboratoires Wyeth adressaient en août 2003 une mise en garde aux médecins américains sur la venlafaxine (commercialisée en France sous le nom d’Effexor). Ce produit s’est révélé inefficace dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs ou les troubles de l’anxiété chez les enfants de 6 à 17 ans.
Le 29 septembre 2003, l'AFSSAPS publiait un communiqué de presse  reprenant la teneur de la lettre américaine. "Selon ce courrier, déclare l’agence, ces études ne démontrent pas l'efficacité de la venlafaxine dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs (EDM) et du trouble d'anxiété généralisée (TAG) dans cette population ; [et] suggèrent une augmentation de l'incidence des idées suicidaires ainsi que des gestes auto-agressifs chez les patients traités par la venlafaxine comparativement aux patients recevant le placebo. Aucun suicide n'a été rapporté durant ces études." Il est utile de mentionner que ces études sont toujours réalisées sur des périodes assez courtes et qu'un pourcentage indéterminé des personnes qui ont présenté ces pulsions suicidaires et ne sont pas passés à l'acte pendant la durée de l'étude ont pu le faire plus tard. Ces suicides n’entrent pas dans les statistiques des laboratoires.


"On ne possède surtout aucune donnée chez l'enfant"

La problème est si préoccupant que Le Monde publiait le 24 août 2005 un article sur ce sujet, repris par le site internet Doctissimo, sous le titre "Antidépresseurs : ne pas laisser à la portée des enfants?" Voici un extraits du texte d’Alain Sousa publié sur internet :

"Comme le souligne Anne Castot, responsable de l'information scientifique à l'Afssaps, ‘’pour la plupart des produits, on ne possède surtout aucune donnée chez l'enfant. Dans les autres cas, il est difficile de tirer des conclusions des études’’. Il est vrai que les autorités anglaises ont opté pour le ‘’principe de précaution’’, en mettant sur le même plan les substances pour lesquelles on ne possède aucune étude chez l'enfant et celles qui avaient des résultats négatifs. Mais en l'occurrence, l'absence d'information se doublerait de mensonges par omission: des chercheurs canadiens ont souligné que certains laboratoires pharmaceutiques n'hésiteraient pas à cacher les études dont les résultats démentent l'efficacité de certains antidépresseurs chez l'enfant. En France, la plupart des antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont a priori contre-indiqués avant l'âge de 15 ou 18 ans selon les cas. Seules la sertraline (Zoloft ®) et la fluvoxamine (Floxyfral ®) ont des indications pédiatriques. Car la prise en charge privilégiée est la psychothérapie. Les antidépresseurs ne sont ainsi recommandés qu'en cas d'échec de cette approche."

On nous rassure donc en affirmant que ces produits ne sont pas prescrits en première intention et qu’il vaut mieux privilégier l’approche psychothérapeutique. Mais que se passera-t-il si les résultats ne sont pas au rendez-vous? prescription d’antidépresseurs. Ainsi est foulé aux pieds le principe de précaution dans une population particulièrement sensible, celle des enfants et des adolescents qui se trouvent exposés à tous les aléas thérapeutiques.


Bilan des effets dangereux des antidépresseurs ISRS

Dans une réunion du Comité consultatif pédiatrique organisée par la FDA en 2004, le docteur Ann Blake Tracy, directrice de l’International Coalition for Drug Awareness, une association internationale de surveillance de la toxicomanie, s’exprima en ces termes :
"Cela fait douze ans et demi que j’apporte aux tribunaux mes témoignages d’expert dans les procès impliquant des affaires avec ce type de drogues. Il est clair, depuis le début des recherches sur la sérotonine, que la chose la plus nocive qui puisse être faite contre le système sérotoninergique  est de déséquilibrer sa capacité à métaboliser la