17 septembre 2007

«Lorsque les responsables de l’école disent à une mère que son enfant est malade et doit prendre des psychotropes, comment peut-elle savoir que c’est tout simplement un mensonge? Comment peut-elle reconnaître que ce que les experts appellent maintenant '' Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité ’’ n’est tout simplement pas une maladie ? Cette mère n’est pas experte dans l’histoire de la psychiatrie. Elle ne sait pas que, depuis des centaines d’années, les psychiatres utilisent des termes de diagnostic, de prétendus termes de diagnostic, pour marquer les gens d’infamie et les contrôler. […]
ÉTIQUETER UN ENFANT COMME MALADE MENTAL, C’EST LE MARQUER DU SCEAU DE L’INFAMIE, CE N'EST PAS UN DIAGNOSTIC. DONNER À UN ENFANT UNE DROGUE PSYCHIATRIQUE, C’EST DE L’EMPOISONNEMENT, PAS UN TRAITEMENT.»
– Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie.
Photo : © poison-stock.deviantart
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Commentaires
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Je déplore aussi les prescriptions à outrances d'anti-dépresseurs en France... Cela fait de gros dégâts, alors que souvent on peut essayer d'autres choses avant d'en arriver à cela, à une telle assistance médica-menteuse...
Les AD
Bonjour,
Je voudrais réagir sur ce texte. Les anti-dépresseurs.....par qui sont-ils prescrits? Quel suivi y a-t-il? Par quel médecin?
J'ai constaté que beaucoup de personnes étaient traitées par AD prescrits par les médecins généralites. Hors, ces traitements sont spécificiques et ne devraient être prescrit que par un psychiatre ou pédo-psychiatre avec un suivi hebdomadaire, surtout chez l'enfant et l'ado.
La dépression doit être traitée mais il faut savoir pour cela à quel type de dépression on a affaire. Une dépression non traitée devient chronique alors qu'une prise en charge efficace assure une guérison.
Je précise que je ne suis pas psychiatre.
Je suis psychothérapeute mais je n'exerce plus.
Ma fille a été sous AD de 5 à 9ans à la suite d'une agression sexuelle dont elle a été victime à l'école maternelle (elle a été plusieurs fois interrogée, expertisée.....)et la prise en charge thérapeutique associée à ce traitement "chimique" est un succès.
Elle a 11 ans et peut évoquer son passé si on le lui demande, elle a un an d'avance coté scolaire, elle est adaptée socialement que ce soit au collège, dans la famille ou avec ses amies.
A 4ans, elle s'automutilait et parlait de la mort. Aujourd'hui, c'est une petite fille joyeuse et pleine de projet.
La véritable question des suicides est-elle réellement ces prises de traitement ou la réalité des troubles qui pousse ces ado à un acte autodestructeur?
Réponse au commentaire "Les AD" de Clochette
Il se peut qu'un traumatisme émotionnel engendre une dépression et/ou des pensées suicidaires ou d'auto-mutilation chez l'enfant et chez l'adulte. Cela doit évidemment être traité. Mais est-il normal que des "médicaments" psychiatriques censés traiter ces troubles graves entraînent de leur côté des perturbations psychologiques similaires ou plus graves encore ?
Il existe une corrélation importante entre la prescription des psychotropes et le taux de suicide. Voici ce qu'écrit par exemple Pierre Vican dans son livre "Nos enfants, cobayes de la psychiatrie?" :
"L’Union nationale pour la prévention des suicides (UNPS), qui fédère une vingtaine de grandes associations de lutte contre ce fléau, a mené en France une étude sur la relation entre la surconsommation de psychotropes et le suicide. […] ""Il en ressort une forte corrélation entre l'augmentation récente de la prescription de psychotropes et l'acte suicidaire, révèle un des rapports d’étude. Près de 90% des femmes et 60% des hommes suicidés prenaient des psychotropes durant les six mois précédant l'acte. La corrélation est encore plus marquée à moins d'un mois du passage à l'acte.""
Selon l’enquête de l’UNPS, la mort par suicide résulte d’une polythérapie, avec des ordonnances à rallonge, principalement d'antidépresseurs, mais également d'hypnotiques et de tranquillisants."
Plus loin, dans le même ouvrage:
"Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a publié le 29 septembre 2005 un Public Health Advisory (mise en garde sanitaire publique) à l’intention des médecins, concernant les comptes-rendus de pensées suicidaires chez des enfants et des adolescents liées au traitement par Straterra, une drogue approuvée dans le cadre du traitement du TDAH. […] Dans sa note, la FDA demande de surveiller les enfants au sujet de tout risque de troubles qu’ils pourraient manifester à cause du Strattera et cela comprend l’agitation, l’irritabilité, les pensées ou les comportements suicidaires, des changements inhabituels de comportement, notamment dans les premiers mois de la thérapie.
L’analyse de la FDA révèle que 0,4% des enfants traités au Strattera ont manifesté des idées suicidaires contre aucun cas chez ceux qui avaient reçu un placebo au cours des études cliniques."
Il est malheureusement constaté que les psychotropes tels que les psychostimulants et les antidépresseurs représentent un grave risque de pensées suicidaires et de passages à l'acte suicidaire."
General Garcia
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