Adrénaline : hormone. «A un rôle de premier plan dans le fonctionnement du système nerveux dit sympathique (système nerveux ayant une action essentiellement excitatrice). Elle stimule :
- l’appareil cardiovasculaire en entraînant une accélération du cœur ;
- une hypertension artérielle ;
- une vasoconstriction (diminution de calibre des vaisseaux) ;
- la respiration en dilatant les bronches ;
- les réserves de sucre des cellules, en favorisant le passage de celui-ci vers le sang et les autres cellules où il est nécessaire.» (Source : www.vulgaris-medical.com)

Biopsychiatrie : voir "psychiatrie neurobiologique".

Blockbuster : médicament ou psychotrope vedette dont les ventes atteignent 500 millions de dollars dans les cinq années qui suivent sa mise sur le marché, ce qui permet à la firme pharmaceutique qui en exploite le brevet d'engranger des gains financiers très importants. [Terme américain, de block, immeuble, pâté de maisons, et to bust : faire exploser, pulvériser. Dans l'aviation américaine, un "blockbuster" est une bombe de très fort calibre capable de souffler un immeuble. Le même terme s'emploit dans l'industrie cinématographique américaine pour désigner un film qui a pulvérisé le record du box-office].

Catécholamines : catégorie particulière d'hormones appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones (cellules nerveuses). Ces substances permettent le passage de l’influx nerveux entre les neurones, et entre les neurones et d’autres cellules. On distingue trois types de catécholamines :
- l’adrénaline, synthétisée dans la médullosurrénale (partie centrale de la glande surrénalienne située au-dessus de chaque rein) ;
- la dopamine, substance jouant un rôle sur le contrôle des mouvements dans le cerveau ;
- la noradrénaline, localisée particulièrement dans l’hypothalamus, contrairement à l’adrénaline que l’on retrouve dans la médullosurrénale. (Source : www.vulgaris-medical.com).
Effets des catécholamines : cardiovasculaires (hypertension par vasoconstriction des vaisseaux sanguins autres que les coronaires, les vaisseaux irriguant les muscles, les bronches et le cerveau ; sur les fibres musculaires lisses (bronchodilatation, relâchement des fibres musculaires lisses utérines et digestives) ; effets oculaires ; sur le système nerveux central (action psycho-stimulante) ; etc.
Il existe des catécholamines de synthèse (fabriquées chimiquement). [De Acacia catechu: arbre exotique aussi appelé "arbre à cachou"; la catécholamine est composée de catéchol, principe actif du cachou, et d'amine]. Plus d'info dans wikipedia.org.

Comorbidité : association de deux maladies chez un même individu, l’une ayant des répercussions sur l’autre. En psychiatrie, syndrome lié à l'usage problématique d’une drogue. La morbidité est l’état de maladie.

Convulsivothérapie : voir "électrochoc".

Demi-vie (plasmatique) : "temps nécessaire à la baisse de moitié dans le plasma sanguin de la concentration d'une substance administrée. Le temps de demi-vie plasmatique permet de quantifier la durée d'action d'une substance médicamenteuse et de déterminer le meilleur rythme d'administration." (Source: Dictionnaire des sciences pharmaceutiques et biologiques de l'Académie nationale de Pharmacie).

Dépendance : "L'usage veut que l'on désigne ainsi la situation d'assujettissement d'un individu à la prise d'une drogue : l'interruption de cette dernière pratique entraîne un malaise psychique, voire physique, qui incline le sujet à pérenniser sa consommation. Des années 1950 aux années 1980, le concept de dépendance est demeuré restreint à celui de pharmacodépendance, c'est-à-dire avant tout de dépendance physique à l'égard d'une substance psychoactive. La pharmacodépendance correspond à un état adaptatif de l'organisme, à un nouvel équilibre homéostasique atteint lorsque la consommation de certains produits s'est prolongée le temps nécessaire à cela : l'arrêt de la consommation, ou sevrage, induit un état particulier, le manque auquel le sujet devenu dépendant cherche à échapper par la reprise compulsive du produit (qu'il s'agisse de l'alcool, du tabac, de certains médicaments psychotropes ou des drogues illicites). Les signes du manque peuvent être d'ordre physique et/ou psychique, ce qui permet de distinguer une dépendance physique (à l'alcool, au tabac, aux opiacés notamment) et une dépendance psychique, celle-ci étant plus ou moins avérée selon les produits consommés, le contexte du sevrage et la personnalité du sujet." (Source : Dictionnaire de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies). (Voir "Pharmacodépendance").

Dermatose exfoliative : dermatose accompagnée de la destruction des couches superficielles de l'épiderme. (Source : Le Garnier-Delamarre - Dictionnaire des termes de médecine).

Dopamine : acide aminé, médiateur chimique. «Substance jouant un rôle sur le contrôle des mouvements dans le cerveau. La fabrication de la dopamine est assurée par une variété de neurones appelés dopaminergiques, que l’on retrouve dans :
- l’hypothalamus (zone centrale du cerveau jouant un rôle de régularisateur des fonctions de l’organisme (faim, soif, chaud-froid, activité sexuelle etc.) ;
- le locus niger, petite zone du pédoncule cérébral faisant partie du mésencéphale ou cerveau moyen, placé entre le cerveau et la moelle épinière. Cette zone intervient dans la régulation des mouvements automatiques ;
- les corps striés (amas de substance grise noyés dans la substance blanche) situés à la partie inférieure des deux hémisphères cérébraux (moitiés de cerveau).» (Source : www.vulgaris-medical.com)

Drogue : 1) Etymologiquement et historiquement parlant, toute substance pharmacologiquement active sur l'organisme (en ce sens, tout médicament est une drogue). 2) usuel : toute substance psychoactive prêtant à une consommation abusive et pouvant entraîner des manifestations de dépendance. [Étymologie controversée : le mot pourrait venir du persan droa, odeur aromatique, de l'hébreu rakab, parfum, ou encore du néerlandais droog, substance séchée].  (Source : Dictionnaire de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies).

Dyskinésie : difficultés, incoordination des mouvements, accompagnées de spasmes. [Du grec dus, difficulté; kinésis, mouvement].(Source : Le Garnier-Delamarre - Dictionnaire des termes de médecine).

Dysphorie : instabilité de l'humeur accompagnée de malaises, d'anxiété et de réactions colériques. [Du grec dus, difficulté; phoros, porter].(Source : Le Garnier-Delamarre - Dictionnaire des termes de médecine).

Dysthymie : ensemble des perturbations de l'humeur (dépression, excitation, anxiété). [Du grec dus, difficulté; thumos, âme]. (Source : Le Garnier-Delamarre - Dictionnaire des termes de médecine).

Électrochoc : brève administration d’un courant électrique dans l’organisme du patient endormi sous anesthésie générale et sous psychotropes, au niveau de ses tempes, au moyen d’une ou de deux électrodes. Le but des séances d'électrochoc (plusieurs par semaine ou par jour) est de déclencher une crise épileptique susceptible d'engendrer la guérison mentale. L’anesthésie, qui n’était pas pratiquée jusqu'à récemment, perçue comme une avancée humanitaire du fait que les séances sont désormais "indolores", aggrave en fait les conséquences néfastes de cette pratique barbare. Anesthésie ou pas, et hormis la grande souffrance et la terreur que provoque une telle pratique, l’électrochoc a des effets secondaires graves et irreversibles sur le cerveau. D'autre part, un certain nombre de patients souffrent de traumatismes ostéo-articulaires liés aux convulsions (fracture vertébrale, entre autres conséquences), perte de la mémoire, confusion mentale, apathie. Selon certains observateurs indépendants, ces effets secondaires n'en sont pas étant donné que c'est ce qui est recherché dans l'admistration d'une série de chocs électriques : oblitérer la mémoire du patient (voir: http://www.antipsychiatry.org).
Cette pratique cruelle a été inventée dans les années 1930, dans l'Italie fasciste, par Cerletti et Bini, suite à l'observation de boeufs électrochoqués dans un abattoir avant leur mise à mort. Elle repose sur la théorie de la guérison mentale par le choc, ici le choc électrique. Les critiques assimilent cette pratique à une véritable torture physique et mentale. Le terme "électrochoc" ayant, du point de vue de la psychiatrie, une "connotation très négative", ce mot tend à être remplacé par les psychiatres par "sismothérapie" ou "convulsivothérapie" (ECT).
Les indications de l'électrochoc sont le traitement de la dépression, de la "mélancolie" (mélancolie stuporeuse, mélancolie délirante, mélancolie anxieuse) et les contre-indications médicamenteuses dans un traitement antidépresseur. L'électrochoc peut aussi être utilisé en remplacement de thérapeutiques contre-indiquées ou inefficaces : schizophrénie, certaines psychoses, états maniaques, en cas de grossesse (contre-indications de psychotropes), chez la personne âgée (intolérance aux médicaments). La pratique des électrochocs serait en augmentation en France malgré les dénégations de la profession.
L'administration d'électrochocs est également une arme de destruction d'opposants politiques ou de prisonniers dans les régimes totalitaires.

Enzyme : protéine élaborée par l'être vivant ayant pour rôle principal d'activer une réaction chimique. Les enzymes assurent la synthèse ou la décomposition des molécules complexes constituant les cellules de l'organisme. [Du grec endon, en dedans ; zumê, levain].

Épilepsie temporale : appelée aussi «crise temporale», variété de crise d’épilepsie due à une lésion provenant d’une tumeur ou d’une blessure du lobe temporal (du cerveau). Selon le Dictionnaire des termes de médecine Le Garnier Delamare, l’épilepsie temporale «débute par une hallucination sensorielle […] ; elle est caractérisée par un trouble psychique spécial (dissolution de la conscience, altération de la mémoire et du langage, état de rêve, anxiété), associé à des manifestations motrices (mouvements coordonnés).»

Étiologie : étude des causes des maladies. [Du grec aïtia : cause; logos : discours].

Hyperthyroïdie : exagération des sécrétions d'hormones thyroïdiennes dans l'organisme. La thyroïde est une glande située à la base du cou, devant la trachée.

Hypothalamus : zone centrale du cerveau jouant un rôle de régularisateur des fonctions de l’organisme (faim, soif, chaud-froid, activité sexuelle etc. [Du grec hupo : sous; thalamus].

Iatrogène : se dit de troubles provoqués par l'intervention du médecin, par le traitement médical. [iatro-, du grec iatros, « médecin », et de -gène, du grec gennân, « engendrer »]. [Dictionnaire de l’Académie française].

Idiosyncrasie : disposition particulière par laquelle une personne réagit d'une façon qui lui est propre à un agent présent dans son environnement extérieur. Ensemble des dispositions comportementales, affectives, intellectuelles qui forment la personnalité d'un individu et constituent sa façon d'être et d'agir. [Du grec idiosunkrasia, « manière d'être »].

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : voir ISRS.

Inserm : Institut national de la santé et de la recherche médicale (France). Créé en 1964, l’Inserm est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche. L'Inserm est le seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine. Ses chercheurs ont pour vocation l'étude de toutes les maladies des plus fréquentes aux plus rares, à travers leurs travaux de recherches biologiques, médicales et en santé des populations. La mission première de l'Inserm est de faciliter les échanges entre :
– La recherche fondamentale, définie parfois comme « guidée par la curiosité », celle dont le but est d'éclairer l'inconnu, sans but précis ;
– La recherche clinique, celle qui se fait auprès du patient ;
– La recherche thérapeutique ou diagnostique, dont le but est l'étude des maladies ;
– La recherche en santé publique, qui s'attache à mieux connaître les mécanismes de la santé par l'étude de groupes de populations notamment.
Pour remplir cette mission, l'Institut a été conçu dès l'origine dans un partenariat étroit avec les autres établissements de recherche publics ou privés, et les lieux de soins que sont les hôpitaux. Aujourd'hui, 85% des 339 laboratoires de recherche Inserm sont implantés au sein des Centres hospitalo-universitaires, ou des Centres de lutte contre le cancer, les autres étant situés sur les campus de recherche du CNRS ou encore des instituts Pasteur ou Curie.
13 000 personnes (dont 6 000 chercheurs) travaillent dans les 339 unités de recherche de l'Inserm réparties sur l'ensemble du territoire Français.
L'Inserm est le successeur de l'INH (Institut national d'hygiène) fondé en 1941 [sous le gouvernement de Vichy]. En 1940, avec l'aide de la Fondation Rockefeller, l'Institut de recherches d'hygiène est créé à Marseille dans le laboratoire d'André Chevallier autour des nutritionnistes américains et du Docteur Daniel Kuhlmann, médecin alsacien. L'Institut lance une série d'enquêtes sur les carences alimentaires en temps de guerre qui voit, dès 1941, l'instauration de cartes d'alimentation spécifiques pour les enfants. Au printemps 1941, la Fondation Rockefeller décide de regagner les Etats-Unis et donne  tous pouvoirs à André Chevallier pour continuer l'œuvre entreprise. Celui-ci envisage, avec le secrétaire d'Etat à la Santé, Serge Huard, l'élaboration et la mise en place d'un Institut national d'hygiène. L'INH est ainsi créé le 30 novembre 1941.
Source : © Inserm.

Interactions médicamenteuses : effets consécutifs à l’administration simultanée de deux substances conduisant à potentialiser ou à antagoniser les effets, soit thérapeutiques, soit indésirables, d’au moins un des deux médicaments. Les associations médicamenteuses pouvant entraîner des conséquences cliniques
figurent à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de chaque médicament. Leur suivi et leur actualisation sont une des missions de l’Afssaps. Ces données sont reprises par les éditeurs de bases de données et de dictionnaires sur le médicament (Vidal, Thériaque, Resip…). La base la plus utilisée par les prescripteurs est le dictionnaire Vidal®, qui publie chaque année un fascicule intitulé "Interactions médicamenteuses".

IRS : voir ISRS.

IRSN : inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline. Les IRSN agissent sur les neurotransmetteurs noradrénaline et sérotonine.

ISRS : substances nouvelles dans la famille des antidépresseurs, connues du public grâce à l'un de ses représentants, la fluoxétine, célèbre sous le nom de Prozac. ISRS signifie : inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine. Les ISRS diminuent la recapture de la sérotonine dans les neurones. La sérotonine est un neurotransmetteur (voir ce terme) dont l’efficacité serait réduite dans les cas de certains troubles mentaux, selon la théorie neurobiologique. En temps normal, la sérotonine libérée localement par le neurone agit sur son récepteur. En cas de dépression, la libération de sérotonine est trop faible pour être efficace et elle retourne dans le neurone avant d’avoir pu agir sur le récepteur. Les ISRS ont pour fonction d’empêcher cette « recapture » d’une partie de la sérotonine, augmentant ainsi le taux du neurotransmetteur disponible pour agir sur le récepteur. Les ISRS sont la fluoxétine (Prozac), le citalopram (Celexa), la fluvoxamine (Luvox), la sertraline (Zoloft) et la paroxétine (Paxil). Des spécialistes remettent en question la différence entre les ISRS et les autres formes d’antidépresseurs et estiment que cela n’est qu’une invention permettant à l’industrie pharmaceutique de se donner l’image d’une science «innovante». Pour mieux comprendre le mode d’action des ISRS dans le cerveau, voir la vidéo schématisée sur le site : http://neurobranches.chez-alice.fr/flash/serotonine.html
Les ISRS et les IRSN (Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline) sont commercialisés en Europe sous les noms suivants :
Evexor, Velafax, Efique, Dobupal, Vandral, Strattera, Citalopram, Citarcana, Eostar, Citalhexal, Pram, Seropram, Citalostad, Citor, Cipramil, Citalobexal, Apertia, Cipram, Sepram, Cita, Zyloram, Citalon, Cerotor, Citalec, Citaham, Rejkapram, Desital, Citadur, Citalogea, Citamocal, Emaxo, Andepril, Citacip, Citalonte, Akarin, Loxopram, Ciral, Emocal, Ciazil, Futuril, Megafors, Citalophex, Citalop, Citalo-Q, Citadura, Citalogen, Serital, CitaLich, Pricital, Cinapen, Serocel, Oropram, Citapram, Serotor, Ciprotan, Ciprager, Ciprapinie, Pramexyl, Felipram, Lontax, Citalexal, Elopram, Frimaind, Citalon, Redoxamin, Aurex, Cimax, Citabax, Ronal, Prisdal, Citalvir, Relapaz, Somac, Citaleq, Genprol, Presar, Citoglan, Talocit, Citavie, Biopram, Cipralex, Entact, Lexapro, Sipralexa, Seroplex, Esertia, Prilect, Fluoxetine, Fluctine, NuFluo, Flux, Mutan, Floccin, Fluoxibene, FluxoMed, Positivum, Felicium, Fluoxistad, Fluxil, Prosimed, Prozac, Docfluoxetine, Fluoxemed, Fluoxone, Fluox, Fluoxetop, Fokeston, Ladose, Plazeron, Magrilan, Apo-Fluoxetine, Foxet, Fluoxin, Floxet, Fluval, Flumirex, Portal, Flizak, Deprex, Afeksin, Fondur, Fonzac, Fluxantin, Flutin, Folizol, Nycoflox, Fluoksetiini, Fluoxa, Seromex, Seronil, Fluctin, Elindra, Flucti-nerton, Fluneurin, Fluoxe-Q, Fluxet, Fluoxetin, Fluoxemerck, Fluoxtab, Fluoxkaps, Floxin, Fluxone, Fluoxgamma, Flonital, Sofelin, Fluxadir, Exostrept, Stephadilat-S, Stressless, Thiramil, Sartuzin, Hapilux, Dagrilan, Dinalexin, Fokeston, Òrthon, Zinovat, Apo-Fluoxetin, Deprexin, Fefluzin, Seról, Fontex, Prozamel, Affex, Gerozac, Biozac & Prozit, Norzac, Ranbaxy, Prozatan, Fluoxeren, Fluoxetina, Zafluox, Biofloxoral, Proxerene, Clexiclor, Ipsumor, Ibixetin, Fluoxenase, Diesan, Deprexen, Flotina, Cloriflox, Fluxetil, Fluoxifar, Aliantil, Novalbac, Grinflux, Xeredien, Lisemir, Framex, Deprexetin, Deprimaks, Salipax, Oxactin, Bioglan Fluoxetine, Flustad, Fluoksetyna, Xetiran, Bioxetin, Deprenon, Andepin, Nodepe, Tuneluz, Mizac, Selectus, Digassim, Deborax, Psipax, Seroliber, Adofen, Luramon, Reneuron, Nodepe, Augort, Lecimar, Prandulin Semanal, Ranflutin, Fluvoxamin, Fluvoxaminmaleat, Floxyfral, Felixsan, Fluvoxamine, Faverin, Fevarin, Fluvosol, Desifluvoxamin, Fluvohexal, Fluvoxam, Fluvoxadura, Fluvox, Fluvoxabeta, Luvox, Myroxine, Dumyrox, Maveral, Fluvoxaminemaleaat, Fluvoxamina, Dumirox, Mianserin, Tolvon, Mianserine, Serelan, Miabene, Tolmin, Miaxan, Athymil, Miagen, Mianeurin, Mianserixx, Tolvin, Prisma, Inpharmco-Mianserin, Lantanon, Lerivon, Miansemerck, Norserin, Dalcipran, Ixel, Milnacipran, Mirtazapin, Mirtaron, Mirtel, Remeron, Mirtabene, Mirtazapine, Remergon, Esprital, Arintapin, Combar, Zicomber, Hexazipin, Loxozapin, Medizapin, Mirtachem, Mirtacur, Mirtamed, Mirtatifi, Mirtoral, Tirzamed, Alphamirt, Alphazagen, Genamirt, Mirtalphagen, Mirtamerck, Mirtazapin, Mirtadepi, Mirtaril, Finmirtaza, Finpharma, Finscope, Mirtapharm, Mirtascope, Mirtasole, Pharmasole, Pharmazapine, Tarzapine, Mirtaratio, Mirtastada, Mirtatsapiini, Norset, Mirtazelon, Mirtapin, Remergil, Mirta-ratiopharm, Mirta, Mirtazza, MirtaLich, Mirtagamma, Mizapin, Míron, Zistap, Zismirt, Mirap, Tazamel, Arintapina, Mirzaten, Valdren, Miralix, Mirtal, Mirtazapina, Rexer, Vastat, Zispin, Paroxetin, Allenopar, Glaxopar, Seroxat, Paroxat, Ennos, Paluxetil, Aropax, Arketis, Apo-Parox, Remood, Parolex, Roxac, Serodur, Pasero, Oxetine, Optipar, Paroc, Paroneurin, Meparox, Paroscope, Paroxegen, Pasorex, Sopax, Serorex, Parsyn, Varoxetin, Paroksetiini, Hiemalix, Divarius, Deroxat, Paroxetine, Aroxetin, Paxil, Oxepar, Tagonis, Depar, Trapar, Osepar, Paroxedura, Paroxistad, Euplix, ParoLich, Apodepi, Parogen, Paretin, Parhun, Rexetin, Paxinol, Paxetin, Paxt, Parox, Meloxat, Paroser, Sereupin, Daparox, Paroxetina, Eutimil, Deprozel, Paxeratio, Denerval, Paxpar, Parolex, Motivan, Paratonina, Casbol, Daparox, Xetin, Paroximed, Meradel, Eoxat, Deoxatine, Paroxetabs, Paraxodil, Primoxatine, Titroxatine, Isoxatine, Parocetan, Paroxiflex, Medoxatine, Mediparox, Edronax, Reboxetine, Davedax, Irenor, Norebox, Gladem, Tresleen, Sertraline, Serlain, Doc Sertraline, Zoloft, Apo-Sertral, Asentra, Serlift, Serlinan, Sertrix, Tralinan, Tralix, Zeelinax, Sertaxilin, Sertralin, Sertra, Alexandras, Lustral, Serlan, Serad, Tatig, Sertralina, Sertral, Sertrabeck, Stimuloton, Sertahexal, Antideprimal, Setralexin, Zenon, Sertralex, Depesert, Serseitran, Lustragen, Lustramerck, Altisben, Aremis, Besitran, Sertrawitt, Sertrabt, Sertrabeck, Sertratifi, Sertraratio, Lustral, Efectin, Efexor, Venlax, Venlafaxine, Venlafaxin, Effexor, Trevilor, Faxine, Venlaxor.

Labilité émotionnelle : changement rapide et important de l'humeur qui peut être suscité facilement et disparaître rapidement. Terme de psychologie. Vient de l'adjectif "labile" : "qui est sujet à faillir, à changer" (Dictionnaire Le Robert). On parle ainsi de "mémoire labile", c'est-à-dire à éclipses. [Du latin labilis, de labi: glisser, tomber].

Leucopénie : diminution du nombre des globules blancs dans le sang.[Du grec leukos, blanc; pénia, pauvreté].

Maladie bipolaire : voir Trouble bipolaire.

Marqueur biologique : molécule anormale ou présente à un taux anormalement élevé témoignant de l’existence d’une pathologie.

Médiateur chimique : voir Neurotransmetteur.

Médullosurrénale : partie centrale des glandes situées au-dessus de chaque rein.

Méta-analyse : «Démarche consistant à rassembler les résultats de plusieurs essais cliniques conduits séparément sur un problème donné. Elle est justifiée par la disponibilité de données de qualité, provenant de différentes sources et dont les résultats ne concordent pas. Après vérification de la similitude des essais, il s'agit de réunir leurs résultats d'ensemble et de détail, en obtenant des responsables des études des informations individualisées et éventuellement mises à jour, pour les associer autant que possible et en tirer une conclusion globale dotée d'une signification statistique plus grande.» (Dictionnaire des cancers de A à Z, Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer).

Métabolisme : ensemble des transformations chimiques ayant lieu dans l'organisme permettant la synthèse et entraînant la dégradation des cellules. Ces modifications cellulaires fournissent l'énergie indispensable à l'organisme, et contribuent à la formation et à la réparation des tissus, à l’élaboration des hormones, des enzymes, des anticorps, etc. La nutrition en est la condition principale. [Du grec métabolê, transformer].

Méthylphénidate : principe actif de la Ritaline et du Concerta. Considéré comme le médicament de l’hyperactivité. Actuellement, en France, c’est la seule molécule à bénéficier d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour ce trouble.
La Ritaline est fabriquée et commercialisée par les laboratoires Novartis Pharma. Son AMM a été accordée en 1995. Son conditionnement se présente sous forme de comprimés offrant différents dosages : 10 à 40 mg selon le cas. Le Concerta est commercialisé par les laboratoires Janssen-Cilag. La Ritaline ordinaire a une durée d’action courte (3-4 heures), la durée d’action de la Ritaline LP (libération prolongée) est d’environ huit heures ; les effets du Concerta durent douze heures. La molécule du méthylphénidate a été brevetée en 1954 par la Compagnie Pharmaceutique Ciba, acquise depuis par Sandoz ; elle était d'abord prescrite comme traitement dans la dépression. Il s’agit d’un stimulant du système nerveux central. Plus précisément, la molécule est le chlorhydrate de méthylphénidate. Cette amphétamine est dérivée de la pipéridine. Selon le Dictionnaire des sciences pharmaceutiques et biologiques de l’Académie nationale de pharmacie, le méthylphénidate est «apparenté chimiquement et pharmacologiquement à l’amphétamine» et est «classé parmi les dopants et les stupéfiants.»

Noradrénaline : «la noradrénaline est localisée particulièrement dans l’hypothalamus, contrairement à l’adrénaline que l’on retrouve dans la médullosurrénale qui est la partie centrale des glandes situées au-dessus de chaque rein. Elle est synthétisée également dans le système nerveux sympathique ou orthosympathique situé de chaque côté de la colonne vertébrale. Le système sympathique correspond à la mise en état d’alerte de l’organisme et à la préparation à l’activité physique et intellectuelle. La noradrénaline est synthétisée (fabriquée) à partir de la dopamine comme précurseurs, c’est-à-dire comme produit de base. La noradrénaline est synthétisée également au niveau de la médullosurrénale mais en plus faible quantité. Son action s’exerce en se fixant sur deux types de récepteurs alpha et bêta adrénergiques, et s’effectue entre autres en :
- facilitant la transmission de l’influx nerveux ;
- entraînant la vasoconstriction artérielle (fermeture du calibre des artères) ;
- augmentant la pression artérielle (action supérieure à celle de l’adrénaline).» (Source : www.vulgaris-medical.com).

Neuromédiateur : voir "Neurotransmetteur".

Neurotransmetteur : (synonyme : médiateur chimique, neuromédiateur). Substance libérée par les terminaisons nerveuses sous l’effet d’une excitation. Les médiateurs chimiques transmettent des excitations nerveuses (que l’on peut considérer comme des « informations ») d’un neurone à un autre dans le cerveau, ou des nerfs vers les muscles ou vers les organes. Les neurotransmetteurs sont des «messagers chimiques» des cellules nerveuses. Un récepteur est un organe, un tissu, une cellule ou une molécule cellulaire influencé par ces substances chimique sécrétées par l’organisme. Quelques exemples de neuromédiateurs : l’acétylcholine, l’adrénaline, la noradrénaline, la sérotonine, l’histamine, l’acide gamma-amino-butyrique (GABA), etc. Chaque substance agit sur des récepteurs spécifiques et produit à leur niveau des effets chimiques et biologiques particuliers.

Paradigme : "conception théorique dominante ayant cours à une certaine époque dans une communauté scientifique donnée, qui fonde les types d'explication envisageables, et les types de faits à découvrir dans une science donnée." Dans son sens vieilli, le paradigme était l'"ensemble des formes que peut prendre un mot présenté comme modèle des formes pour ce type de mot. La conjugaison du verbe aimer est le paradigme de la première conjugaison des verbes français. (Source : Trésor de la langue française). [Du latin paradigma : exemple, comparaison, également terme de grammaire; du grec paradeigma : modèle, exemple].

Pharmacodépendance : "[…] Syn. addiction. État résultant de l’absorption périodique ou continuelle de certaines substances chimiques (stupéfiants, analgésiques, hallucinogènes, délirogènes, enivrants, hypnotiques, psychoanaleptiques) et dans lequel le sujet a besoin de continuer son intoxication. Il dépend de la drogue soit psychiquement (dépendance psychique ou psychologique ; syn. accoutumance toxicomaniaque et assuétude) si le seul motif qui le pousse est la recherche du plaisir ou le désir de chasser une sensation de malaise ; soit physiquement (dépendance physique ou physiologique ou physicodépendance) lorsque son organisme exige, pour conserver son nouvel équilibre, un apport régulier et souvent croissant du toxique, dont la suspension ou la neutralisation provoque des troubles physiques intenses." [Du grec pharmakon, médicament ; dépendance]. (Source : Le Garnier Delamare – Dictionnaire des termes de médecine).

Prévalence : «Nombre de cas de maladies ou de malades, ou de tout autre élément tel qu’un accident, dans une population donnée, sans distinction entre les cas nouveaux et les cas anciens. Elle peut être exprimée en chiffre absolu ou, plus souvent, en proportion par rapport au nombre d’individus. La prévalence est toujours exprimée dans le temps.» Terme d’épidémiologie attesté en 1966 par l’Organisation mondiale de la santé. (Source : Le Garnier Delamarre - Dictionnaire des termes de médecine).

Psychiatrie neurobiologique : branche de la psychiatrie née en 1952 avec l’invention du premier psychotrope. La neurobiologie est l’étude du fonctionnement des cellules et des tissus du système nerveux. La psychiatrie neurobiologique est la neurobiologie appliquée à l'étude des troubles mentaux et aux molécules des principaux psychotropes utilisés pour traiter ces troubles. Elle recherche les causes des troubles mentaux par la voie de la biologie et de la biochimie. Elle recourt aux modèles animaux, à l’étude des hormones et des gènes et aux techniques d’imagerie cérébrale. Elle contribue au développement de la psychopharmacologie (mécanismes d’action des médicaments psychotropes).

Psychochirurgie :

Psychotrope : substance chimique d'origine naturelle ou artificielle, qui a un action psychologique, susceptible de modifier l'activité mentale, sans préjuger du type de cette modification. [De psycho- : esprit, âme et du grec –trope : tour, direction, qui se tourne vers, qui est orienté dans une direction]. Adjectif et substantif.
Différentes classes de psychotropes :
1 – les psycholeptiques : anxiolytiques, hypnotiques et sédatifs, antipsychotiques. (Les termes "tranquillisants" et "anxiolytiques" sont équivalents en français, mais l'usage du terme "anxiolytique" doit être préféré pour éviter toute ambiguïté, notamment pour la traduction de "tranquilizer" qui, en anglais, recouvre les neuroleptiques (major tranquilizers) et les anxiolytiques (minor tranquilizers)).
2 – Les psychoanaleptiques : antidépresseurs et psychostimulants.
3 – Les psychodysleptiques : substances hallucinogènes qui n'ont pas d'indication thérapeutique.
4 – Les régulateurs de l'humeur (ou thymorégulateurs ou normothymiques).

Anxiolytiques (1)
La cible thérapeutique de ces substances est la réduction des états anxieux par l'induction d'une sédation. Les indications thérapeutiques sont symptomatiques, c'est à dire qu'elles visent à réduire la présence de symptômes indépendamment du trouble (diagnostic) sous-jacent.
Cette classe est essentiellement représentée par les benzodiazépines, avec une quinzaine de molécules commercialisées en France, parmi lesquelles on peut citer le Témesta®, Séresta®, Lexomil®, Xanax®, Tranxène®, etc.
Les anxiolytiques n'appartenant pas à la famille des benzodiazépines sont en nombre restreint, et issus de familles chimiques différentes : anti-histaminiques sédatifs (Atarax®), carbamates (Equanil®), autres (Buspar®, Stresam®).

Hypnotiques (1)
Les hypnotiques ont pour cible thérapeutique l'induction et/ou le maintien du sommeil. Les indications thérapeutiques sont là aussi symptomatiques, visant à réduire un problème concernant le sommeil indépendamment du trouble (diagnostic) sous-jacent.
Cette classe est représentée essentiellement par les benzodiazépines (Noctran®, Havlane®, Noctamide®...) et apparentés (Stilnox®, Imovane®). Les quelques autres hypnotiques actuellement commercialisés sont des antihistaminiques seuls (par ex. Noctran®) ou en association (par ex. Mépronizine®).

Neuroleptiques/antipsychotiques (1)
Les neuroleptiques ont pour cible thérapeutique la réduction des symptômes psychotiques, avec comme indication principale la schizophrénie et les autres troubles psychotiques aigus ou chroniques. Le terme "antipsychotique" est de plus en plus utilisé comme synonyme de "neuroleptique". Des produits neuroleptiques ayant un effet essentiellement sédatif ont également une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) dans des traitements de courte durée pour traiter les symptômes anxieux associés à des troubles non psychotiques, tels que les états dépressifs sévères. De manière récente, certains neuroleptiques ont également obtenu une AMM pour le traitement des états maniaques et/ou la prévention des récidives dans le trouble bipolaire. Des demandes d'AMM dans d'autres indications devraient être déposées.
Les neuroleptiques appartiennent à différentes familles chimiques. La sous-classification actuellement la plus utilisée en clinique est celle différenciant :
· les neuroleptiques conventionnels (ou antipsychotique de 1re génération), découverts dans les années cinquante, représentés par des produits tels que Largactil®, Haldol®, Piportil®, Fluanxol®, etc.
· les neuroleptiques atypiques (ou antipsychotiques de 2e génération), de commercialisation plus récente, qui ont schématiquement pour caractéristiques un profil d'effets secondaires différent pour une efficacité comparable à celle des produits plus anciens. Les produits actuellement commercialisés en France sont le Solian®, le Risperdal®, le Zyprexa®, l'Abilify®, ainsi que le Leponex® avec pour ce dernier produit des indications restrictives (schizophrénie résistante) du fait de sa toxicité hématologique.

Antidépresseurs (2)
La cible thérapeutique initiale des antidépresseurs est le traitement des épisodes dépressifs. Actuellement, le terme "antidépresseur" n'est plus en adéquation avec les indications cliniques, qui dépassent largement ce cadre. Un grand nombre de molécules récentes appartenant à cette classe ont ainsi obtenu des AMM pour le traitement des troubles anxieux et des troubles des conduites alimentaires.
Les antidépresseurs sont subdivisés en plusieurs sous-classes :
. Antidépresseurs imipraminiques ou tricycliques, découverts dans les années cinquante, représentés par des produits tels que l'Anafranil®, le Tofranil® et le Laroxyl®.
. ISRS (Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine), commercialisés en France depuis la fin des années quatre-vingt, ayant un profil d'efficacité comparable à celui des produits les plus anciens, et un profil de tolérance caractérisé par la moindre survenue d'effets secondaires. Les produits actuellement commercialisés sont le Floxyfral®, Prozac®, Deroxat®, Zoloft®, Seropram® et Seroplex®.
. ISRSNA (Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline), avec un nombre plus restreint de produits : Ixel® et Effexor®.
. IMAO (Inhibiteurs de la Mono-Amine Oxydase), famille actuellement restreinte à deux produits : Humoryl® et Moclamine®.
. Autres antidépresseurs : Norset®, Athymil®, Vivalan®, Stablon®.

Psychostimulants (2)
La seule indication psychiatrique de cette classe pharmacologique est le traitement des troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité de l'enfant de plus de 6 ans.
Seuls deux produits ont actuellement obtenu l'AMM en France dans cette indication, la Ritaline® et le Concerta® LP. Ces deux produits sont classés comme stupéfiants (prescription limitée à 28 jours sur ordonnance sécurisée).

Normothymiques/thymorégulateurs/régulateurs de l'humeur (4)
Les thymorégulateurs ont pour cible thérapeutique le traitement curatif des épisodes maniaques et la prévention des épisodes maniaques et dépressifs dans le trouble bipolaire (maladie maniaco-dépressive). Le chef de file de cette classe est le lithium (Téralithe®). Des molécules anti-épileptiques ont également l'AMM dans ces indications (Dépamide®, Dépakote®, Tégretol®) ainsi que, comme mentionné précédemment, des antipsychotiques de 2ème génération (Zyprexa® et Risperdal®).

D'autres antiépileptiques sont également utilisés dans ces indications sur la base d'études ayant montré leur efficacité clinique, mais sans avoir obtenu à ce jour d'AMM en France (Lamictal® et Trileptal®, en particulier).

Rebond (phénomène de rebond, effet rebond) : réapparition des signes d'une maladie lorsque l'on arrête brutalement le traitement. (Source Le Garnier-Delamarre - Dictionnaire des termes de médecine).

Ritaline : voir "méthylphénidate".

Sérotonine : amine, composé organique présent dans l’ensemble des tissus de l’organisme qui agit comme médiateur chimique.

Sismothérapie : voir "électrochoc".

Stéréotypie : exagération de l'automatisme au cours de certaines maladies du système nerveux, consistant en la répétition continuelle des mêmes gestes, des mêmes tics, des mêmes mots. Tendance à conserver la même attitude ou à répéter le même mouvement ou les mêmes paroles. (Sources : Vocabulaire de la psychologie, Henri Piéron; Le Garnier-Delamarre - Dictionnaire des termes de médecine).

Succédané : « substance qui peut remplacer une autre. » (Le Petit Robert).

Sympathomimétique (ou sympathicomimétique) : substance dont l’action imite celle du sympathique, c’est-à-dire du système nerveux sympathique qui fait partie, avec le système nerveux parasympathique, du système nerveux végétatif (ou système nerveux autonome).

Système nerveux central : les différentes parties du système nerveux central sont la moelle épinière, le tronc cérébral, le cervelet et le cerveau.

Système nerveux sympathique (ou orthosympathique) : principalement constitué par une chaîne ganglionnaire paire située de chaque coté de la colonne vertébrale. Il assure la préparation de l’organisme à l'activité physique et intellectuelle (dilatation des bronches, accélération de l'activité cardiaque et respiratoire, etc.). Il est associé à deux neurotransmetteurs : la noradrénaline et l'adrénaline.

Système nerveux para-sympathique : principalement constitué par le nerf pneumogastrique, ou nerf vague, qui dessert presque tous les organes logés dans les cavités thoraciques et abdominales (cœur, poumons, foie, estomac).

Système nerveux végétatif (ou système nerveux autonome) : système autonome de régulation des diverses fonctions automatiques de l'organisme (digestion, respiration, circulation artérielle et veineuse, pression artérielle, sécrétion et excrétion). Les centres régulateurs du système nerveux végétatif se trouvent dans la moelle épinière, le cerveau et le tronc cérébral (zone localisée entre le cerveau et la moelle épinière). Le système nerveux végétatif est composé de deux systèmes anatomiques aux réactions apparemment antagonistes mais complémentaires : le système sympathique et le système para-sympathique. Chaque partie de ce système possède des centres, des voies et des ganglions nerveux. Les centres végétatifs sont les centres cérébraux (hypothalamus) en relation avec les parties profondes du cerveau et avec les noyaux para-sympathiques du tronc cérébral; les centres situés dans le tronc cérébral; les centres médullaires cervico-thoraco-lombaires (dans la région centrale de la moelle); les centres du renflement lombaire.
Les ganglions végétatifs forment deux chaînes : la chaîne sympathique latéro-vertébrale et les ganglions pré-viscéraux. La chaîne sympathique latéro-vertébrale est située sur les flancs de la colonne vertébrale. Elle est formée d'une série de ganglions étagés et connectés entre eux (sympathique cervical, thoracique, lombaire et sacré). C'est le lieu de transit des fibres sympathiques vers les viscères et les glandes de la tête et du cou, du thorax, de l'abdomen et du pelvis. Les ganglions pré-viscéraux sont situés près des viscères. Leur rôle est de rassembler les fibres nerveuses sympathiques et para-sympathiques pour les distribuer conjointement aux viscères de proximité (exemple : de l'abdomen supérieur : foie, estomac, rate). Source : http://www.anatomie-humaine.com

Syndrome : terme de médecine et de pathologie. "Ensemble de signes, de symptômes, de modifications morphologiques, fonctionnelles ou biochimiques de l'organisme, d'apparence parfois disparate mais formant une entité reconnaissable qui, sans présager obligatoirement des causes de ces manifestations, permettent d'orienter le diagnostic." Ce terme est parfois synonyme de maladie. [Du grec sundromê : sun, avec, et dromos, course ; concours, action de se réunir tumultueusement, fait de se rencontrer ou d'aboutir]. (Source : Trésor de la langue française).

Tératogène : qui produit un monstre par son action sur l'embryon. [Du grec teras : monstre, et -gène].

Tolérance (ou accoutumance) : degré d'adaptation de l'organisme aux effets d'un produit psychotrope. Elle est nulle lors des premières prises d'un produit. La sensibilité du corps est maximale et les effets du produit seront maximaux. La prise régulière augmente la tolérance, l'individu peut avoir tendance à augmenter les doses pour retrouver les effets du début.

Trouble bipolaire : nouvelle appellation de la dépression maniaque ou psychose maniaco-dépressive, caractérisée par un ou plusieurs épisodes maniaques suivis d’un ou plusieurs épisodes dépressifs. Ces épisodes apparaissent en cycles, faisant alterner une vivacité ou une excitation excessive et une dépression assez grave au cours de périodes plus ou moins longues. Les passages d'un état à un autre sont généralement graduels mais peuvent être soudains.