CONTRÔLE SOCIAL ET TOTALITARISME

«La réinterprétation et finalement l’éradication du concept du bien et du mal sont l’objectif de toute psychothérapie. Pour parvenir à un gouvernement mondial, il est nécessaire de débarrasser l'Homme de son individualisme, de son attachement envers les traditions familiales, de son patriotisme national et de ses dogmes religieux.»
– Brock Chisholm
Psychiatre canadien, cofondateur de la Fédération mondiale de la santé mentale, 1945.
Document original

«Chaque enfant en Amérique entrant à l’école à l’âge de cinq ans est fou parce qu’il va à l’école en obéissant à nos pères fondateurs, à nos représentants élus, à ses parents, à une croyance en un être surnaturel, et à la souveraineté de cette nation comme une entité à part. C’est à vous, en tant qu’enseignants, de rendre tous ces enfants malades bien portants – en créant l’enfant international du futur. »
– Chester M. Pierce,
Professeur de psychiatrie, Harvard University, 1973, allocution aux professeurs au Séminaire international d’éducation infantile (Childhood International Education Seminar).

Rees_Rawling«Nous devons viser à nous insinuer dans chaque activité éducative de notre vie nationale […]. La vie publique, la politique et l’industrie devraient toutes être dans notre sphère d'influence. […] Nous avons beaucoup fait pour infiltrer diverses organisations sociales à travers le pays […]. De la même façon, nous avons fait une attaque utile contre un certain nombre de professions. Les deux les plus faciles d’entre elles sont naturellement la profession enseignante et l'Église ; les deux les plus difficiles sont le corps législatif et le corps médical. […] Si nous devons infiltrer les activités professionnelles et sociales d’autres gens, je pense que nous devons imiter les totalitaires et organiser une sorte d’activité de cinquième colonne ! […] Je pense que nous avons besoin d’un plan de propagande à long terme. […] Une approche plus insidieuse […] a plus de chances de réussir. […] Le Parlement, la presse et autres publications sont les moyens les plus évidents pour répandre notre propagande […]. Ne mentionnons pas l’Hygiène mentale […].
– John Rawling Rees (1890-1969).
Psychiatre britannique, cofondateur et premier président de la WFMH (World Federation for Mental Health - Fédération mondiale de la santé mentale). In Planning stratégique pour la santé mentale, vol. 1 n° 4 octobre 1940, extrait d’un discours délivré le 18 juin 1940 lors de la réunion annuelle du Conseil national pour l’hygiène mentale. (Cliquer ici pour voir le texte original).
Conseiller militaire pendant la dernière guerre mondiale, Rees était Brigadier General. Il a dirigé la Clinique Tavistock de Londres. Le Tavistock Institute fut fondé après la guerre avec des subventions de la Fondation Rockefeller.

«Nous avons avalé toutes sortes de ''certitudes'' malfaisantes que nos parents et enseignants nous ont transmises. Si la race doit être libérée du fardeau de la notion du bien et du mal, les psychiatres devraient être les premiers à en prendre la responsabilité.»
– Brock Chisholm 

«Dans de nombreux pays, les soins de santé mentale restent fondés sur des approches idéologiques.»
– in Rapport de l’Organisation mondiale de la santé sur la santé dans le monde, 2001.

«L’individu n’a de pouvoir qu’autant qu’il cesse d’être un individu […]. Le second point que vous devez comprendre est que le pouvoir est le pouvoir sur d’autres êtres humains. Sur les corps mais surtout sur les esprits.»
– George Orwell, 1984.


ATHÉISME

« Nous devons nous débarrasser par tout moyen de ces idées empoisonnées dont nous ont nourris nos parents, tel que le dimanche en famille, avoir une bonne éducation, avoir des politiciens, des prêtres, des journaux et toutes sortes d’autres choses qui ne sont destinées à rien d’autre qu’à nous contrôler... Si la race doit être libérée des fardeaux insupportables que sont les notions de bien et de mal, alors c’est à la psychiatrie qu’appartient cette mission. »
– Brock Chisholm

« En résumé, la nature des hallucinations de Jésus, telles que décrites dans les religions orthodoxes, nous permet de conclure que le fondateur de la religion chrétienne souffrait de paranoïa religieuse. »
– Charles Binet Sangle, 1910.
Médecin militaire, auteur du livre L'Art de mourir - Défense et technique du suicide secondé. "Publié en 1919, cet art de mourir reste le plus connu des manifestes en faveur de l'euthanasie volontaire. Texte polémique, violent, parfois choquant pour nos sensibilités contemporaines, il s'inscrit pourtant dans une certaine modernité. Il traite de la gestion par l'individu de sa vie et de sa mort." (Éditions L'Harmattan).

« Jésus-Christ aurait pu tout simplement retourner à son travail de charpentier s’il avait suivi les traitements psychiatriques modernes. »
– William Sargant, psychiatre britannique, 1974.
Cofondateur de l'Association mondiale de psychiatrie. Sargant fut aussi fondateur et directeur du service de médecine psychologique de l'hôpital Saint-Thomas à Londres. Partisan de l'utilisation de stupéfiants pour vaincre la volonté des sujets interrogés, il participa à de nombreuses recherches secrètes en conjonction avec la CIA sur contrôle mental, l'hypnose, la chirurgie psychiatrique, les électrochocs et une pléiade d'autres techniques de contrôle du comportement.

« L’ensemble des choses que nous savons à propos de Jésus-Christ, confirme de façon indubitable la paranoïa clinique du personnage et il est hautement inconcevable que quiconque puisse mettre en doute la validité de ce diagnostic.»
– William Hirsch, psychiatre américain, 1912

 

RACISME

«La couleur et les traits des Nègres résultent de ce qui est connu comme la lèpre.»
– Benjamin Rush (1746-1813)
Editeur du premier traité américain sur les maladies mentales, pionnier de la psychiatrie américaine. Son portrait orne le sceau de l’Association américaine de psychiatrie.

«Les ancêtres éloignés de cette race [noire] étaient des sauvages ou des cannibales.»
– Dr W. M. Bevis
Psychiatre, in The American Journal of Psychiatry.


MATÉRIALISME ET MARXISME

«Ma méthode dialectique, non seulement diffère par la base de la méthode hégélienne, mais elle en est même l’exact opposé. Pour Hegel, le mouvement de la pensée, qu’il personnifie sous le nom de l’Idée, est le démiurge de la réalité, laquelle n’est que la forme phénoménale de l’Idée. Pour moi, au contraire, le mouvement de la pensée n’est que la réflexion du mouvement réel, transporté et transposé dans le cerveau de l’homme.»
– Karl Marx (1818-1883)
Le Capital, t. I, p. 29, Bureau d’Editions, Paris, 1938.

«Le cerveau est l’organe de la pensée.»
– Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine (1870-1924)
Lénine, t. XIII, p. 125, éd. russe.

«Les observations des faits de la conscience sont inutiles étant donné qu’ils proviennent de processus chimiques et physiques. La pensée est simplement le résultat de l’activité cérébrale.»
– Wilhelm Wundt (1832-1920)
Professeur de physiologie, Leipzig, Allemagne, in Conférences sur la psychologie humaine et animale.

«La nouvelle psychologie diffère de l'ancienne par son esprit : il n'est pas métaphysique ; par son but : elle n'étudie que des phénomènes ; par ses procédés : elle les emprunte autant que possible aux sciences biologiques.»
– Théodule Ribot (1839-1916)
Normalien, agrégé de philosophie, chaire de "psychologie expérimentale et comparée" au Collège de France.
In Psychologie anglaise contemporaine, Introduction, p. VIII.


EUGÉNISME

«"[L']individu appartient à une espèce qui est elle-même l'aboutissant d'une très longue lignée évolutive. (...) Ce qui la caractérisait essentiellement, cette espèce, c'était le fait de posséder dans son cortex des zones associatives particulièrement développées, sur le fonctionnement desquelles repose l'imagination créatrice. Or il apparaît en définitive que très peu d'hommes aujourd'hui, après des milliers d'années d'évolution humaine, sont capables d'utiliser ces zones cervicales privilégiées. Ainsi peut-on dire qu'ils vieillissent avant même d'être nés à leur humanité. En d'autres termes, ne sont-ils pas encore au stade évolutif non de leurs grands-parents, non de leurs ancêtres, mais à celui des ancêtres de leur race elle-même? Ne sont-ce pas là de vrais vieillards? Que sert alors de prolonger l'existence, non de morts en sursis, mais de représentants d'une race pré-humaine qui n'en finit pas de s'éteindre ? Quelques réserves ne seraient-elles pas suffisantes à en conserver l'échantillonnage?»
– Henri Laborit (1914-1995)
Chirurgien des hôpitaux des armées, maître de recherches du Service de santé des armées, découvreur en 1951 de la chlorpromazine (Largactil), premier neuroleptique au monde, synthétisée par les laboratoires Specia, extrait de L'homme imaginant (1970).

«Demeure le problème non résolu du nombre immense d’anormaux et de criminels. Il sont un énorme fardeau qui pèse sur la part de la population qui n’est pas dégénérée. Des sommes gigantesques sont maintenant nécessaires pour entretenir les prisons et les asiles psychiatriques et pour protéger le public des gangsters et des fous. Pourquoi devrait-on protéger ces existences inutiles et dangereuses ?... On devrait se débarrasser de ceux qui ont tué, volé, armés d’un pistolet automatique, enlevé des enfants, dépouillé les pauvres de leurs économies, trompé le public sur des sujets importants, en les mettant humainement et économiquement au rebut dans de petites institutions d’euthanasie approvisionnées avec les gaz nécessaires. Un traitement similaire pourrait avantageusement être appliqué aux aliénés coupables d’actes criminels. Les systèmes philosophiques et les préjugés sentimentaux doivent s’incliner devant une telle nécessité. Le développement de la personnalité humaine est le but ultime de la civilisation. »
– Dr. Alexis Carrel
Prix Nobel franco-américain, a fait partie de l’équipe de l’Institut Rockefeller à ses débuts, auteur de L’Homme, cet inconnu, 1935.

«Considérant que le nombre des aliénés augmente dans des proportions alarmantes, qu'il n'est pas douteux que l'hérédité soit une des causes principales de cette déplorable progression, et estimant qu'il appartient aux pouvoirs publics de prendre d'urgence des mesures tendant à préserver l'avenir de la race française, a l'honneur de demander à M. le ministre de la Santé publique de rechercher les moyens de faire pénétrer dans les familles françaises, en vue d'encourager la pratique de l'eugénisme volontaire, la notion de l'hérédité propagatrice des maladies mentales.»
– Délibération de la Commission de surveillance des asiles publics d'aliénés de la Seine du 8 juillet 1936.

«Nous ne devons pas perdre de vue que l'Aliéniste est le défenseur de la Race, et pas seulement de l'Individu.»
– Dr Gaëtan Gatian de Clérambault (1872-1934)
Psychiatre, chef de l'Infirmerie spéciale des aliénés au dépôt de la Préfecture de police de Paris.

Rudin«Toutes les nations traînent avec elles un nombre incroyable d’infirmes, de malades et d’estropiés. Grâce à une législation sur la stérilisation, nous aurions la solution optimale pour la reproduction.»
– Ernst Rüdin (1874-1952)
Docteur en psychiatrie, directeur de l'institut Kaiser Wilhelm en Allemagne, bénéficiaire d'une bourse de plus de 2,5 millions de dollars de la Fondation Rockefeller. Nommé en 1933 responsable des recherches sur l'hygiène raciale pour tout le Reich allemand. Les lois de Nuremberg sur l'Honneur et le Sang Allemand promulguées en 1935 furent inspirées de ses théories eugéniques, fondements de la Shoa. Un des principaux instruments des atrocités nazies, Rüdin reçut carte blanche pour appliquer ses théories et ses méthodes eugénistes. En 1937, il rejoignit le parti nazi et reçut en 1939 la médaille Goethe de l’Art et de la Science des mains d’Adolf Hitler. En 1944, le Führer l'honora personnellement d’une médaille de bronze ornée de la swastika et du titre honoraire de "Pionnier de l’hygiène raciale." Rüdin fut démis de ses fonctions en novembre 1945 par les autorités américaines d’occupation, mais ne fut jamais poursuivi en justice.

«L'importance de l'hygiène raciale n'est devenue évidente aux yeux des Allemands avertis qu'au moment où Adolf Hitler s'est lancé dans la politique. Ce n'est que grâce à son travail que notre rêve de plus de trente ans, d'appliquer l'hygiène raciale à la société, s'est finalement réalisé.»
– Ernst Rüdin

«Le rapport du professeur Rüdin, de Münich, présenté à la conférence européenne de santé mentale, tenue cette année à Paris à l'hôpital Henri Rousselle, a été formel: la véritable prophylaxie mentale doit être prénatale et tendre à empêcher la propagation des individus porteurs de tares neurobiologiques transmissibles par l'hérédité. Et les psychiatres qui ont pris part à la discussion ont généralement adhéré à ces conclusions .»
– Édouard Toulouse (1865-1947)
Psychiatre français, créateur de la la Ligue française pour la santé mentale, organisateur du premier congrès mondial de santé mentale

child30«Celui qui n’est pas sain de corps et d’esprit n’est pas autorisé à perpétuer sa maladie dans le corps de son enfant. Le droit à la liberté personnelle passe après le devoir de préservation de la race.»
– Adolf Hitler

pills2«Le tri dans les camps de concentration avait lieu dans les mêmes conditions et avec les mêmes méthodes que dans les hôpitaux psychiatriques.»
– Paul Nitsche
Professeur de psychiatrie, responsable de l’Opération T4.
Membre de la Société d'hygiène raciale en 1909, membre dirigeant de l'Association d'hygiène psychique, directeur de la Commission de recensement médico-génétique de la population (à visée eugéniste) au sein de l'Association allemande de psychiatrie en 1933, directeur de plusieurs hôpitaux publics. Condamné à la peine de mort par le tribunal de Nuremberg Trials, il fut exécuté en 1948.

«L'État national-socialiste est édifié sur la biologie
– Pr. Pohlisch
Psychiatre, généticien, 1938.


GÉNOCIDE

«J'ai fait les préparatifs pour cette guerre, même si ce ne sont pas des préparatifs militaires. Si je n'avais pas créé cette conscience émotive chez les Serbes, rien ne se serait produit.
»
– Jovan Raskovic (1929-1992)
Psychiatre, membre de l’Académie des sciences de Belgrade, fondateur de l’Institut de recherches médicales de  neurophysiologie à Ljubljana, membre de plusieurs associations de psychiatrie aux États-Unis, dans l’ancienne Tchécoslovaquie et en Italie. Initiateur de la République autoproclamée serbe et de la politique de "nettoyage ethnique".

«À l’hôpital militaire de Belgrade, il y avait un groupe de psychiatres, spécialisés dans la psychologie de guerre, qui élaborèrent cette méthode de viol systématique et qui l’utilisèrent ensuite dans la guerre contre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Alors, la déclaration de l’évêque serbe Nicolai selon laquelle 30 000 femmes musulmanes avaient été violées en Bosnie pouvait être utilisée dans la guerre psychologique. Cette déclaration servait à effrayer le reste de la population de Bosnie. Le but d’une telle déclaration est de forcer les gens à quitter leur pays.»
– Dr Mladen Lonca
Psychiatre serbe, Medical Center for Human Rights, Zagreb

«C'est très difficile de tuer un million de personnes, techniquement difficile. Les Allemands étaient de bons techniciens et ils ne pouvaient seulement exterminer que six millions de Juifs. Les Serbes massacrent par exemple cent ou deux cents personnes ou violent cent femmes, cent jeunes filles pour que les autres soient effrayés et s'échappent. Alors vous avez le terrain pur.»
– Edward Klain
Psychiatre, conseiller militaire serbe


CONTRÔLE DU COMPORTEMENT

«Nous pouvons décider de faire usage de notre savoir grandissant pour asservir les gens d'une manière jamais imaginée encore, pour les dépersonnaliser et les contrôler par des moyens si soigneusement choisis qu'ils ne s'apercevront peut-être jamais de leur perte de personnalité.»
– Carl Rogers
Psychologue américain (1902-1987), ancien président de l’Association américaine des psychologues

«Il faudrait que nous recontruisions la société de telle manière que tous, depuis notre naissance, nous soyons entraînés à faire ce que la société veut que nous fassions.»
– James V. McConnel
Psychologue américain (1925-1990)

«La technologie du contrôle du comportement permet aujourd'hui d'obtenir la conformité des individus avec plus de sûreté et moins de résistance que jamais.»
– Perry London
Psychologue

orangem_can«Nous avons besoin d'un programme de psychochirurgie pour le contrôle politique de notre société. Le but est le contrôle physique de l'esprit. Toute personne déviant de la norme donnée peut être chirurgicalement mutilé. Il est possible d'obtenir des comportements et des états mentaux déterminés grâce à une manipulation directe du cerveau. […] L'individu peut penser que la réalité la plus importante est sa propre existence, mais c'est seulement son point de vue personnel. Même si cette attitude libérale est très séduisante, ceci manque de perspective historique. L'homme n'a pas le droit de développer sa propre façon de penser. Nous devons contrôler le cerveau électriquement. […] Un jour, les armées et les généraux seront contrôlés par stimulation électrique du cerveau»
– Dr José M. R. Delgado
Directeur du Service de neuropsychiatrie de l’Université de Yale, auteur du livre Physical Control of the Mind - Towards a Psychocivilized Society, Harper and Row (Contrôle physique de l’esprit – Vers une société psychocivilisée).


CAMISOLES CHIMIQUES

«L'intoxication systématique des individus pour le bien de l'Etat (et, incidemment, pour leur propre plaisir) était un élément essentiel du plan des Administrateurs Mondiaux. La ration de soma quotidienne était une garantie contre l'inquiétude personnelle, l'agitation sociale et la propagation d'idées subversives.[…] Il est évident qu'un dictateur pourrait, s'il le voulait, faire usage de ces produits dans un but politique. Il pourrait se garantir contre l'agitation subversive en modifiant la chimie du cerveau de ses sujets, les rendant ainsi très satisfaits de leur condition servile; il pourrait utiliser les tranquillisants pour calmer les excités, les stimulants pour fouetter l'enthousiasme chez les indifférents, les hallucinogènes pour détourner l'attention des malheureux de leurs souffrances. Mais, demandera-t-on, comment arrivera-t-il à faire prendre les pilules voulues à ses sujets? Il est bien vraisemblable qu'il suffira de les mettre à leur disposition. Aujourd'hui, l'alcool et le tabac sont à portée de la main et les humains dépensent considérablement plus pour acheter ces euphorisants très peu satisfaisants, ces pseudo stimulants et ces sédatifs, que pour faire instruire leurs enfants.»
– Aldous Huxley
in Retour au meilleur des mondes, chapitre VIII - Persuasion chimique.

«Le développement actuel de la consommation de psychotropes peut être insignifiant lorsque nous le comparons au nombre possible de substances chimiques qui seront disponibles pour contrôler des aspects choisis de la vie humaine en l’an 2000.»
– Nathan Kline
Psychiatre, rapport final d'une réunion de psychiatres à Porto Rico, années 1960.

«Avec l’arrivée de ces nouveaux tranquillisants, il n’est pas exagéré de dire que nous entrons dans une ère nouvelle du traitement des maladies mentales.»
– Dr Winfred Overholser
Président de l'APA, 1947-1948 (Association américaine de psychiatrie).

«Les tranquillisants apparaissent donc comme des agents extrêmement efficaces de stabilisation sociale, puisqu'ils déconnectent les personnes et tissent autour d'elles une gangue immatérielle mais parfaitement isolante et protectrice. Atténuant les pulsions critiques, assouplissant la rigidité des comportements, réduisant à presque rien les impatiences et les revendications, les tranquillisants font plus, pour le maintien de ce qui est, que toutes les forces d'information et de police. L'absence d'activités créatrices, la disparition des motivations par la responsabilité, l'orientation de tous les efforts vers l'acquisition d'objets ou de "signes" de puissance, l'obsolescence accélérée des acquis de haute lutte obligeant au renouvellement incessant et à l'innovation à tout prix, tout cela contribue à la consommation exponentielle des pilules de "bonheur" et nous conduit tout droit à un "meilleur des mondes" à la Huxley.»
– Henri Pradal
Toxicologue, auteur du livre le Marché de l'angoisse, créateur du magazine indépendant Alternative Santé.

disney_pinocchio_08«Non, la Ritaline n’est pas une drogue.»
– Dr Michel Lecendreux
Pédopsychiatre, Hôpital Robert-Debré à Paris, in L’hyperactivité, p. 241.
[La convention des Nations Unies sur les substances psychotropes (1971) classe la Ritaline dans la catégorie II des stupéfiants au même titre que la cocaïne, la méthamphétamine, les opiacés].

 

disney_pinocchio_08« Le méthylphénidate [molécule de la Ritaline] n’est pas une amphétamine. »
– Dr Lecendreux
in L’hyperactivité, p. 233.
[Le méthylphénidate est « apparenté chimiquement et pharmacologiquement à l’amphétamine » et est « classé parmi les dopants et les stupéfiants. » in Dictionnaire des sciences pharmaceutiques et biologiques de l’Académie nationale de pharmacie, 1re édition, Éditions Louis Pariente, Paris, 1997].

«J’aimerais faire remarquer que chaque drogue, quelle que soit son innocuité, a un certain degré de toxicité. Une drogue, par conséquent, est un type de poison et ses qualités toxiques doivent être soigneusement comparées à son utilité thérapeutique. Un problème qui est désormais pris en considération dans les capitales du monde libre est de savoir si les bienfaits tirés des amphétamines contrebalancent leur toxicité. Le consensus se dégage de la littérature scientifique mondiale selon lequel les amphétamines offrent peu de bienfaits à l’humanité. Elles sont par conséquent tout à fait toxiques.»
– Dr. John D. Griffith
Professeur assistant de psychiatrie à l’École de médecine du Vanderbilt University, audiences du Congrès américain de 1970 relatives aux solutions médicales des difficultés scolaires.

«Autoriser la vente de [méthylphénidate] pour les enfants revient à les torturer physiquement […] c’est comme l’électrochoc […] Je trouve culturellement grave d’introduire dans notre pays une drogue spécifique au traitement d’un syndrome qui est si difficile à identifier […] même s’il était vrai que 3 % des enfants en ont besoin, je préférerais qu’on les traite avec des méthodes alternatives.»
– Antonio Guidi
Chirurgien italien, spécialiste en neurologie et en neuropsychiatrie infantile, ancien ministre de la Famille et de la Solidarité sociale du premier gouvernement Berlusconi, 2002.


CORRUPTION ET CONFLIT D'INTÉRÊTS

«Le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) est, lui aussi, accusé d'avoir édulcoré les résultats d'une étude clinique de son antidépresseur, le Deroxat, sur des adolescents. Les résultats montraient un taux de tentatives de suicide huit fois plus important chez les enfants traités avec la molécule que ceux sous placebo.»
– Gilbert Charles, journaliste
in L’Express, février 2005

«Je ne pense pas que le public soit conscient que les liens financiers soient si importants dans le champ de la psychiatrie.»
– Lisa Cosgrove
Psychologue clinicienne, Université du Massachusetts à Boston, in Psychotherapy and Psychosomatics.

«Si nous sommes vus comme de simples "pushers" de médicaments et employés de l'industrie pharmaceutique, notre crédibilité comme profession est compromise.»
– Steven Sharfstein
Président de l'American Psychiatric Association.

«Les tests de médicaments en psychiatrie sont particulièrement sujets à manipulation. Plusieurs auteurs ont décrit les nombreuses pratiques méthodologiques qui peuvent provoquer des distorsions dans les résultats, inclus l'utilisation de définitions douteuses des résultats, cacher les effets secondaires indésirables, ne pas publier les résultats défavorables et dissimuler les sponsors.»
Joanna Moncrieff
Maître de conférence, Département des sciences de santé mentale, Collège universitaire de Londres, consultant honoris causa en psychiatrie, North East London Mental Health Trust.

«Pour la plupart des produits [les tranquillisants], on ne possède surtout aucune donnée chez l'enfant. Dans les autres cas, il est difficile de tirer des conclusions des études.»
– A. C.
Responsable de l'information scientifique à l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), in Le Monde, 24.8.2005.
« […] En 2003, les ressources de l'AFSSAPS provenaient pour 83% de l'industrie pharmaceutique et pour seulement 6,4% de l'État » in Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur la nature et la qualité des informations fournies par l'industrie pharmaceutique sur les médicaments, Sénat français.

disney_pinocchio_08«Jusqu’à ce jour, je n’ai pas trouvé de preuve crédible étayant la conclusion que les antidépresseurs provoquent ou intensifient les tendances suicidaires ou d’autres comportements violents.»
– Dr Daniel Casey
Psychiatre, expert de la FDA sur les effets nocifs du Prozac
Consultant rémunéré par neuf laboratoires pharmaceutiques

«Aujourd'hui, les compagnies pharmaceutiques contribuent largement à la recherche psychiatrique et sont de plus en plus présentes lors des conférences psychiatriques universitaires. On ne trouve dans la profession que peu résistance à cela, à l'exception d'occasionnelles protestations symboliques, en dépit des effets corrupteurs et corrosifs évidents.»
– Dr David Kaiser
in Commentaire contre la biopsychiatrie.


MUTILATIONS ET TORTURES

«Environ 25% des patients lobotomisés pourraient être considérés comme des invalides ou des animaux domestiques.»
– Walter Freeman, 1936
Psychochirurgien, auteur de plus de 3000 lobotomies aux États-Unis

«Toutes les fonctions intellectuelles, la compréhension, la mémoire et les facultés de raisonnement sont altérées.»
– Lothar Kalinowsky, 1938
Psychiatre allemand, à propos de l'électrochoc dont il était un vigoureux partisan


MORTS

disney_pinocchio_08«Concernant l'usage de la Ritaline, un point est à souligner : il n'y a jamais eu un seul cas de décès lié à l'usage de la Ritaline dans le TDA/H.»
– Dr Konofal
Médecin neurologue, chercheur clinicien à l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), lnstitut fédératif de recherche des neurosciences. Conférence donnée à l’assemblée générale du 5 avril 2003 de l’association HyperSupers-TDAH France.
[«Les enfants dont je vais vous parler ne sont plus hyperactifs ou ne sont plus inattentifs, ils sont morts […]» – Dr Fred Baughman, neurologue, pédiatre californien, membre de l'Académie américaine de neurologie, in Procès du diagnostic et du traitement du TDAH et des troubles associés et de leurs traitements par des stimulants, témoignage à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, novembre 2001. Dans la décennie 1990-2000, aux Etats-Unis, plus de 569 enfants ont été hospitalisés, 38 d’entre eux ont failli perdre la vie et 186 décès ont été directement imputables à la Ritaline].

«Quand vous regardez ces tireurs dans les écoles, certains étaient sous Luvox, Prozac, Ritaline et Paxil.»
– Un psychologue
in Washington Times, 25.3.2005

«Les résultats, publiés en octobre 2004, laissent peu de place au doute : ils indiquent que, dans 13 cas sur 15, ces molécules [fabriquées par Eli Lilly, producteur du Prozac] ne sont pas plus efficaces qu'un placebo et que les patients sous traitement sont trois fois plus nombreux à envisager le suicide ou à faire une tentative.»
– Gilbert Charles, journaliste
in L’Express, février 2005.

«Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. […] Le Comité scientifique de l’Agence recommande en conséquence d’introduire un avertissement sérieux dans toute l’Union européenne en direction des médecins et des parents au sujet de ces risques.»
– Agence européenne du médicament - European Medicines Agency, communiqué de presse du 25 avril 2005.


PSEUDO-SCIENCE

«En psychiatrie, nous vivons sur l’idée que nous manquons d’instruments puissants et efficaces, qu’il faut passer par des traitements longs et se résigner à des résultats médiocres.»
– Christian Zaczyk
Psychiatre, in Comment avoir de bonnes relations avec les autres, Éditions Odile Jacob, 2005.

«L'époque où les psychiatres pensaient pouvoir guérir les malades mentaux est révolue. À l'avenir, les malades mentaux devront apprendre à vivre avec leur maladie.»
– Norman Sartorius
Ancien président de l'Association mondiale de psychiatrie, directeur de la Division de l’OMS de la santé mentale

«Les maladies psychiatriques ne sont pas vraiment des maladies.»
– Psychiatre allemand
Convention de l’American Psychiatric Association, 2005

«Dans mon cabinet, je ne fais aucun test. Je parle aux gens et je les écoute. Ensuite je décide de quel type de maladie il s’agit.»
Psychiatre hollandais

«Je suis directeur de recherche à l’Association américaine de psychiatrie. À ce jour, nous ne connaissons pas la cause clinique des troubles mentaux.»
– Dr Darrel Regier
Directeur de recherche, American Psychiatric Association

«Aucune cause ne pouvant encore être formellement avancée pour expliquer l'hyperactivité infantile […].»
– Marie-France Le Heuzey
Psychiatre, service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent de l'Hôpital Robert-Debré à Paris, in Le Monde 9.11.2005

child2«Si une ADHD [le TDAH] est suspectée, la réponse de l'enfant au traitement médicamenteux peut aider le médecin à déterminer si l'ADHD est le réel problème.»
– Site d’accueil de psychiatrie en Belgique.

«Finalement, après des années de recherche clinique et d’expériences sur le TDAH, notre connaissance de la cause ou des causes du TDAH est toujours totalement d'ordre spéculatif. En conséquence, nous ne pouvons pas disposer de stratégies valides pour ce qui est de sa prévention.»
– Conclusions de la conférence de consensus consacrée au déficit de l’attention infantile avec ou sans hyperactivité, novembre 1998, National Institutes of Health (Institut national de la santé)

«Il n’existe pas de traitement pharmacologique spécifique, a fortiori curatif du trouble des conduites.»
–  in Trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent, Éditions Inserm, septembre 2005, synthèse des travaux du groupe d’experts réunis par l’INSERM, procédure d’expertise collective.

«Le premier obstacle pour moi est le fait que l'implication personnelle du psychiatre dans le travail de recherche est de nature différente de celle du physicien. En effet, la vocation psychiatrique est plus que tout autre en relation directe avec les problèmes psychologiques du psychiatre. La recherche en psychiatrie sera donc infiltrée au maximum d'idéologie, c'est à dire de préconceptions plus ou moins inconscientes relatives à la nature et au destin de l'homme.»
– André Bourguignon
Professeur agrégé de psychiatrie, psychanalyste et traducteur de Freud, in Recherche clinique en psychiatrie.

«Les psychiatres n’ont aucun diagnostic pathologique ou aucun test de laboratoire ; ils ne peuvent avancer la moindre différenciation qui viendrait étayer le diagnostic de ces ‘’maladies’’ psychiatriques. Alors que si vous avez une attaque cardiaque, vous pouvez trouver la lésion ; si vous êtes diabétique, le taux de sucre sanguin est très élevé ; si vous avez de l’arthrite, cela se verra aux rayons X. En psychiatrie, c’est la boule de cristal, la diseuse de bonne aventure, c’est totalement non scientifique.»

– Dr Julian Whitaker
Auteur de la lettre Health and Healing

«La santé mentale n’est pas un concept scientifique […] Quant à la psychopharmacologie, cette dénomination est en fait un abus de terme : tout médicament dit psychotrope est en vérité une substance qui agit sur le fonctionnement neuro-cérébral. C’est une démarche empirique […] pour imaginer des substances qui auraient une action ciblée sur tel ou tel symptôme de la pathologie mentale.»

– Dr Michel Audisio
Psychiatre honoraire des hôpitaux, psychanalyste, directeur de recherche en psychologie clinique et psychopathologie

«La santé mentale, enjeu de subjectivité, question culturelle et problématique politique.»
- Séminaire de recherches culturelles professionnelles en psychiatrie publique, Institut d’études politiques de Lyon, nov. 2001-mars 2003

disney_pinocchio_08«L’hyperactivité vient-elle d’un dysfonctionnement du cerveau ? Oui, ceci est maintenant clairement démontré. […] Si un traitement psychostimulant comme la Ritaline est administré, les différences observées en imagerie cérébrale entre les hyperactifs et les témoins disparaissent presque complètement.»
– Dr Lecendreux
in L’hyperactivité, pp. 36, 39.
« Il n’y a aucune donnée qui indique que le TDAH soit causé par un dysfonctionnement du cerveau. » – Conférence de consensus du National Institutes of Health

«La recherche en neuro-imagerie est scientifique mais ses interprétations, ses conclusions ou ses affirmations sont scientistes. ‘’Voir le cerveau penser’’ n'est qu'une métaphore poétique […]. En dépit de la sophistication grandissante des techniques de la neuro-imagerie cérébrale, aucun résultat n'a été obtenu à ce jour ayant un intérêt pour le diagnostic, pour prédire l'évolution d'un trouble psychique ou pour prévoir la réponse à un traitement médicamenteux. L'imagerie cérébrale permet certes d'établir des diagnostics dans les maladies neurologiques, mais elle ne sert, pour le moment, qu'à fabriquer des hypothèses dans les troubles psychiques.»
– Pr Zarifian (1941-2007)
Psychiatre, in Le Monde, 2004. Chargé de mission en 1994 par la Direction générale de la santé, puis par le ministre de la Santé, initiateur d'une réévaluation de l'utilisation de la pharmacopée en France, auteur du Prix du bien-être - Psychotropes et société. Il démontre l'inefficacité de la plupart des traitements chimiques quand ils sont délivrés de manière abusive et à la place d'autres approches : cure par la parole ou psychothérapie relationnelle.

«Les désordres s'en viennent et s'en vont. Ainsi le concept même de névrose proposé par Sigmund Freud a été abandonné dans le DSM-III original (1980). En 1973, des administrateurs de l'APA [Association Psychiatrique Américaine] ont voté de rayer presque toutes les références à l'homosexualité en tant que désordre. Avant le vote, le fait d'être homosexuel était considéré comme du ressort de la psychiatrie. Après le vote, le désordre fut relégué aux oubliettes de la psychiatrie.»
– in magazine Omni, novembre 1986

«C'est une question de mode, et les modes changent.»
Dr. John Spiegel
P
résident de l'APA en 1973 (Association Psychiatrique Américaine), débat sur homosexualité.

«Beaucoup de questions demeurent quant à la biologie des désordres mentaux. En fait, la recherche doit encore parvenir à identifier des causes biologiques spécifiques pour n'importe lequel de ces désordres.»
– Groupe d'experts réunis par le Bureau du Congrès américain pour l'évaluation de la technologie (U.S. Congress Office of Technology Assessment), 1992

«Les désordres mentaux sont classés sur la base de symptômes parce qu'il n'existe toujours aucun marqueur biologique ni aucun test en laboratoire.»
– in The Biology of Mental Disorders (La biologie des désordres mentaux), U.S. Gov't Printing Office, 1992


ESCROQUERIE

«Est-ce que la psychiatrie est une arnaque, telle qu’est est pratiquée aujourd’hui ? Malheureusement, la réponse est en majorité oui.»
– Dr. Loren Mosher
Ancien directeur du Centre d’étude de la schizophrénie du National Institute of Mental Health (Institut national de la santé mentale).

«La question n’est pas de savoir si le TDAH est un ‘’mauvais diagnostic’’ ou un ‘’surdiagnostic’’ ou d’alimenter une controverse à ce sujet. Si cela n’existe pas (en tant qu’anomalie ou maladie physique) – et ça n’existe pas – c’est alors une véritable escroquerie.»
– Dr Fred Baughman
Pédiatre et neurologue américain


MYTHES

«L'histoire de Pinel enlevant les chaînes des aliénés de Bicêtre, après la visite de Couthon, est une invention pure et simple de Scipion Pinel, admise et propagée par tous les psychiatres […] Plus près de nous, la lobotomie frontale a été pratiquée pendant des décennies sans que jamais personne ait exigé que soit fournie la preuve de son efficacité.»
– André Bourguignon (1920-1996)
Professeur agrégé de psychiatrie, psychanalyste, traducteur de Freud

«Nous sommes parvenus à la fin de notre voyage. Nous avons essayé d'établir entre autres que le modèle de la schizophrénie, concernant des façons d'agir non désirables, manque de crédibilité. L'analyse nous mène inéluctablement à la conclusion que la schizophrénie est un mythe.»
– Theodore R. Sarbin
Professeur de psychologie de l'Université de Californie à Santa Cruz, et James C. Mancuso, professeur de psychologie à l'Université de l'État de New York

«La sorcière était l'emblême de tous les malheurs du temps. Les origines de la psychiatrie, comme discipline médicale, sont donc inséparables des études et des expertises relatives aux procès de sorcellerie. Voici comment nous glissons insensiblement des procès de sorcellerie et de la possession diabolique à la clinique psychiatrique. Une certaine psychiatrie naît des observations et des expertises. Mais quelle étrange naissance! Les médecins n'auront pas été au chevet des patients mais hélas tout près du chevalet de torture. La clinique psychiatrique est née au quinzième siècle parmi les magistrats, les prêtres et les médecins accusateurs ou défenseurs des sorcières.»
– Dr Fineltain Ludwig
Neuropsychiatre, psychanalyste, Paris, in "La naissance de la psychiatrie à la faveur des procès de sorcellerie et de possession diabolique", Bulletin de psychiatrie n° 7.1.