PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ?

Il est urgent de réformer la psychiatrie et ses pratiques "médicales" frauduleuses et dégradantes qui violent les droits de l'Homme. Psychiatrie : la fin d'une imposture.

11 septembre 2007

La Ritaline pour enfants hyperactifs ?

A force de propagande bien ciblée, l’idée est aujourd’hui communément admise qu’un enfant très turbulent est un enfant malade. Au lieu de se réjouir de voir leur enfant plein de vitalité, les parents s’inquiètent au moindre signe d’agitation.
Ils vont alors consulter leur médecin qui, le plus souvent relégué par la toute-puissante industrie pharmaceutique au simple rôle de distributeur de médicaments, prescrira un produit appartenant à la classe des amphétamines. Ces molécules puissantes stimulent la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des fonctions motrices. Ce serait parfait si l’administration de ces molécules, sous leur forme la plus prescrite, la Ritaline – par millions de doses aux Etats-Unis – n’était suivie d’effets secondaires dévastateurs.

Une drogue sur ordonnance

Depuis près de vingt ans, un important changement est intervenu en psychiatrie avec l’arrivée massive de médicaments, et particulièrement ceux destinés aux enfants et adolescents. On sait bien que la chimie est devenue la nouvelle panacée, mais, pour un enfant à problème, il serait préférable d’être confié à un pédopsychiatre plutôt que tous ses maux soient traités par la chimie, qui fait à présent partie de notre vie quotidienne.
Il serait plus sain de parler avec ces jeunes, d’étudier les facteurs sociaux, d’essayer de comprendre leur angoisse devant un avenir pour le moins incertain, et de nous demander si les normes que nous leur imposons sont compatibles avec la vie actuelle, et si notre civilisation moderne est un bon exemple de bonheur sur notre planète bien malade.
D’après une expertise faite en 2003 par l’Inserm sans enquête épidémiologique, un enfant sur 8 souffrirait de trouble mental et 5,9 % des jeunes de 15 ans seraient atteints de “troubles de conduite”.
Pour soigner les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité chez les enfants de plus de six ans, on leur administre de la Ritaline, un psycho-stimulant amphétaminique à base de méthylphénidate classé comme stimulant du système nerveux central.
[…]

Des risques comparables à ceux de la cocaïne

La Ritaline étant une amphétamine, ses effets sont comparables à ceux de la cocaïne et elle correspond à la définition des drogues illégales. Aussi, il est évident qu’elle génère une accoutumance, forme de toxicomanie infantile. Cette drogue sur ordonnance est tellement dangereuse que l’armée américaine refuse d’enrôler les jeunes qui ont été traités par ce médicament avant l’âge de douze ans.
La société Novartis Pharma reconnaît que ses chercheurs sont incapables de prévoir à long terme les effets de ce poison, mais on a récemment découvert qu’il provoque des tumeurs cancéreuses du foie chez les souris de laboratoire. Le Dr William Carlezon et son équipe de la Harvard Medical School ont confié au correspondant de l’Agence Reuters sur les sujets de santé que la Ritaline peut avoir un effet à très long terme sur le cerveau.
[…]
En résumé, le fabricant avoue clairement que ses chercheurs n’ont pas poussé les investigations assez loin pour garantir la sécurité d’emploi du produit, ni même son efficacité. Il ignore exactement son action sur l’homme, son risque hépatique carcinogène et son potentiel tératogène. En vérité, il sait bien peu de choses sur un produit dont il a demandé et obtenu l’autorisation de mise sur le marché.
Et si le laboratoire fabricant n’a pas poussé ses travaux assez loin, qui le fera ? Qui peut garantir mieux que lui qu’il n’y aura pas d’effets secondaires graves ? Toutefois, il est aussi possible que ces travaux aient été faits, mais que le laboratoire préfère ne pas en ébruiter les résultats.
Si la société Novartis était parfaitement convaincue de l’innocuité de son produit, elle n’emploierait certainement pas des formules telles que “pourrait causer” ou “il n’existe aucune évidence” ou bien “on ne connaît pas exactement son action sur l’homme”. Et si l’on ignore cette action sur l’adulte, il est certain qu’on l’ignore davantage encore chez l’enfant, surtout à long terme. Aussi, comment certains médecins osent-ils affirmer que la Ritaline est un “médicament très sûr” ?
[…]
Le plus incroyable est que personne ne soit en mesure de démontrer que ce genre de médicament améliore le rendement scolaire des enfants ainsi traités. Le seul effet “bénéfique” est de permettre une gestion à court terme de l’hyperactivité – un concept qui caractérise les enfants très turbulents, souffrant de grandes difficultés de concentration et de mauvaises performances scolaires – et de faciliter la vie des parents et des enseignants plutôt que celle des enfants qui risquent, un jour, de payer très cher l’inconscience de certaines familles et des médecins. Dans son ouvrage Les Inventeurs de maladies, manœuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique, Jörg Blech l’appelle la “pilule d’obéissance”.
La seule chose qui soit sûre, c’est que pour l’entreprise Novartis qui produit la Ritaline, ce médicament, considéré comme incontournable, représente des bénéfices considérables.
Un médicament qui génère des profits financiers fabuleux
En France, dès 1997, les laboratoires Novartis en avaient vendu 28 127 boîtes. En 2004, le total des ventes a été multiplié par six, Novartis en ayant vendu 182 109 boîtes à 7 000 enfants français. Aujourd’hui, ils sont plus de 10 000 drogués sur ordonnance.
[…]
Il est fâcheux que la France, qui se prétend un pays de liberté et le meilleur défenseur des Droits de l’homme – bien que personne ne le croie plus –, cherche à imiter un pays [les États-Unis] qui lui aussi fut un défenseur de la Liberté, mais dans lequel cette liberté se réduit chaque jour comme une peau de chagrin. Espérons qu’elle n’y parviendra jamais.

Sylvie SIMON
09-08-2007

Auteur entre autres de  :
Ce qu’on nous cache sur les vaccins, paru aux Editions Deville ; Information ou désinformation ?, éd. Guy Trédaniel ; La Nouvelle dictature médico-scientifique, éd. Dangles ; Les Dix plus gros mensonges sur les médicaments, éd. Dangles.


Copyright © Sylvie Simon, Votre Santé.
Source : Votre Santé.

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01 novembre 2006

Ritaline et psychostimulants : la cocaïne pour prototype

Petite histoire des amphétamines

Les médicaments actuellement prescrits en France en première intention dans le traitement de l’hyperactivité infantile sont deux psychostimulants : la Ritaline et le Concerta. D’autres substances du même type peuvent être utilisées chez les enfants comme la pémoline. Hormis les psychostimulants, il est envisagé d’employer des produits dont le mode d’action est différent et dont l’efficacité est en cours d’études. Il s’agit par exemple du modafinil, employé en France dans les troubles de la vigilance. Le Strattera, considéré comme un antidépresseur, est une substance employée aux États-Unis et au Canada (la molécule est l’atomoxétine). Tous pourraient bientôt être utilisés en France pour le traitement de l’hyperactivité infantile. Étant donné que les médicaments principaux du traitement du TDAH (Ritaline et Concerta) sont des psychostimulants, voyons de plus près ce qu’il en est de ces substances psychoactives.

Le modèle des psychostimulants : la cocaïne

Le Centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance du Département hospitalo-universitaire de pharmacologie de Bordeaux classe les substances psychoactives en trois catégories : les sédatifs, les hallucinogènes et les excitants. Dans une de ses analyses, on apprend que les excitants sont des « substances ayant des propriétés stimulantes, dont le prototype est la cocaïne. Elles sont utilisées pour augmenter la vigilance, les facultés intellectuelles. » Le Département de pharmacologie range dans la catégorie des excitants les amphétamines et apparentés, la cocaïne, le méthylphénidate, la pémoline, l’éphédrine, etc. Aussi surprenant que cela paraisse, les deux produits destinés à traiter l’hyperactivité de l’enfant, dont le principe actif est le méthylphénidate, un dérivé amphétaminique (et la pémoline, en cours d’études), contiennent des substances chimiques apparentées à la cocaïne.

Allons plus loin et voyons ce que sont ces amphétamines dont les spécialistes de la psychiatrie de l’enfance préconisent l’emploi chez leurs tout jeunes patients. Les amphétamines sont des dérivés synthétiques de l'éphédrine, une substance obtenue à partir de l’éphédra, plante utilisée depuis plusieurs millénaires en Chine, connue sous le nom de ma-huang ou Ephedra vulgaris. L’éphédrine, qui a été synthétisée en 1887, servit de base en 1931 à la synthèse de la benzédrine, première forme d’amphétamine qui donna suite à une longue série : dexédrine, méthylamphétamine et des succédanés comme le méthylphénidate, etc. Les médecins utilisèrent ces substances en substitution de la cocaïne pour leurs effets similaires à cette drogue et en raison de leurs vertus médicinales et stimulantes.

Une drogue militaire

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les effets euphorisants des amphétamines attirèrent l’attention des armées qui en distribuèrent à leurs troupes. L'agressivité accrue qu’elles procuraient chez les soldats en fit un excitant de choix ; certains les appelaient la « drogue d'Hitler » bien que tous les belligérants en utilisèrent, les Allemands, les Japonais comme les Alliés. Les amphétamines permettaient d’alléger la fatigue, de gommer le stress au combat, de rester éveillé plusieurs jours de suite, de masquer la douleur et d’effacer les crises dépressives. Les doses faisaient partie du paquetage des soldats qui gardaient ainsi une volonté intacte.
Les jeunes aviateurs anglais qui luttaient dans le ciel contre les bombardiers de la Luftwaffe en consommaient régulièrement et les kamikazes japonais qui jetaient leur Mitsubishi Zéros bourrés d’explosifs
et d’essence sur les porte-avions américains dans la guerre du Pacifique étaient littéralement drogués à la méthamphétamine. Les civils qui participaient à l’effort de guerre n’étaient pas en reste comme les ouvriers
japonais dont on exigeait des cadences de travail toujours plus élevées dans les usines et les ateliers. Plus tard, dans les années 1950 et 60, les pilotes américains qui effectuaient de longs vols trans-océaniques en consommaient volontiers, ainsi que les GI de la guerre du Vietnam et ceux de la guerre du Golfe.

[…]

Dopage sportif aux amphétamines

L’emploi des amphétamines devint ensuite largement répandu dans le milieu du sport de haut niveau. Dans les années 1950, la majorité des athlètes en consommait régulièrement. Leur utilisation n’était pas restreinte et la vente était libre pendant les années d’après-guerre, jusqu’à leur interdiction. Leur emploi continua de manière illégale après l’entrée en vigueur des premières réglementations. Ceux qui se rappellent le Tour de France cycliste de 1967 se souviennent peut-être de Tom Simpson, mort d’épuisement dans la course du Mont-Ventoux, en Provence. Le champion du monde britannique consommait régulièrement de la méthamphétamine.
Comme l’expose un document qui retrace l’histoire du dopage, les produits étant devenus illégaux, on se servait de noms codés pour passer leur commande : « chaque produit avait son surnom : ‘’mémé’’ pour le Mératran, ‘’lili’’ pour le Lidépran, ‘’riri’’ pour la Ritaline. » Le document ajoute « À l'époque, des stimulants apparentés aux amphétamines avaient les faveurs du peloton. Il s'agit du groupe des pipéridines (Lidépran, Mératran, Ritaline). » Cependant les contrôles antidopage devenus rigoureux obligeaient les médecins sportifs à trouver d’autres substances plus difficiles à détecter. Un autre produit indécelable, apparenté aux amphétamines, vint les remplacer : la pémoline. Cette substance, dont nous avons parlé au début de ce chapitre, devint ainsi le nouveau produit à la mode. S'ensuivirent « trois ans de bonheur sous pémoline » comme le précise l’auteur du texte.

[…]

Effets nocifs des amphétamines

Dans les années 1970, il existait plus d’une centaine de spécialités pharmaceutiques à base d’amphétamines et plus de 10% des ordonnances médicales prescrivaient leur emploi. Leur usage immodéré par les toxicomanes sous forme de drogue récréative était devenu mondial. Se présentant d’ordinaire en poudre cristalline blanche à « sniffer », les amphétamines sont aujourd'hui consommées par les jeunes drogués, notamment dans les « rave-party », pour leurs effets « festifs » proches de ceux produits par l’ecstasy. Un des dérivés amphétaminiques, la méthamphétamine, augmente l'agressivité et procure une confiance en soi excessive. Les substances amphétaminiques supprimant la sensation de fatigue, les conséquences peuvent alors être dramatiques. Lorsque le consommateur perd la perception de la fatigue et de la douleur, il devient inconscient des signaux que lui envoient son corps lorsqu’il est malade ou épuisé. Euphorique, il risque de poursuivre ses activités au-delà du seuil de tolérance physique, c’est ce qui explique les accidents mortels survenus dans le domaine sportif.

D’après de nombreux documents officiels tels que celui que l’on peut trouver sur internet, intitulé « Le saviez-vous ? » édité par le Centre suisse d’information toxicologique, la consommation régulière de méthamphétamine engendre la nervosité, l’irritabilité, la perte d'appétit, ainsi que des troubles de mémoire. Les consommateurs finissent par souffrir de perturbations du sommeil, développent parfois un sentiment de persécution, et ont, parmi d’autres troubles psychiques, des hallucinations. « Sur le plan physiologique, précise le document, l’usage inconsidéré d’amphétamines provoque des convulsions épileptiformes, des comas, une forte augmentation de la température corporelle, des problèmes cardio-vasculaires, une attaque d'apoplexie, une destruction de cellules musculaires et des états de psychose. » Les accidents sont nombreux : troubles cardiaques, lésions cérébrales irréversibles, psychoses paranoïdes et décès par overdose…
Une question se pose alors : comment le fait que les amphétamines soient utilisées aujourd'hui par la médecine dans le cadre de traitements mentaux modifie quoi que ce soit de leurs propriétés pharmacologiques nocives et diminue leurs effets toxiques et délétères ? Rappelons que les amphétamines autrefois commercialisées sous forme de coupe-faim ont été retirées du marché il y a plus de dix ans en raison de la toxicomanie qu’elles entraînent.

La toxicité des amphétamines et la forte dépendance psychique qu’elles sont susceptibles d’entraîner expliquent que les molécules les plus puissantes sont inscrites en France sur la liste des stupéfiants depuis l’arrêté du 2 octobre 1967. La convention des Nations Unies sur les substances psychotropes (1971) classe également la Ritaline dans la catégorie II au même titre que la cocaïne, la méthamphétamine, les opiacés ou les barbituriques les plus puissants. C’est la raison pour laquelle la prescription de Ritaline est soumise en France à la « règle des 28 jours » et qu’elle est prescrite initialement en milieu hospitalier. Le renouvellement du traitement pourra ensuite être assuré par le médecin traitant. Ce qui est en fait totalement… stupéfiant, c'est que ces médicaments soient destinés en première intention aux enfants dès l’âge de 6 ans, voire moins.

« Pas d’amélioration dans les résultats scolaires ou les relations sociales »

Plusieurs études montrent que les enfants sous Ritaline ou des substances apparentées n’améliorent pas leurs performance scolaires contrairement aux affirmations des pédopsychiatres selon lesquelles ces produits contribuent à prévenir l’échec scolaire et à faciliter leur intégration sociale. En fait, attestent les documents que nous avons étudiés, ces enfants échouent comme les autres dans certaines classes et quittent l’école aussi souvent que ceux qui ne prennent pas ces médicaments.

Ainsi, en novembre 1998, le texte final de la conférence de consensus sur le TDAH organisée aux États-Unis par les National Institutes of Health35 (NIH – Institut national de la santé américain) qui représentent la plus grande institution de recherche médicale du monde, déclarait sans équivoque : « Chez les sujets médicamentés, les psychostimulants semblent améliorer la concentration et l’effort tout en minimisant l’impulsivité et augmentant la docilité pour une courte période initiale d’environ 7 à 18 semaines, pour ensuite perdre toute efficacité. [...] Ce qui est préoccupant, ce sont les constats réguliers selon lesquels malgré l’amélioration des symptômes centraux, il y a peu d’amélioration dans les résultats scolaires ou les relations sociales. »

Le professeur Peter Breggin est psychiatre en exercice, directeur de l’International Center for the Study of Psychiatry and Psychology (ICSPP – Centre international pour l’étude de la psychiatrie et de la psychologie). Cet expert mondial a déclaré à ce sujet devant le Congrès américain, en septembre 2000 : « Il est important de comprendre que le diagnostic de TDAH a été développé spécifiquement dans le but de justifier l'utilisation des drogues visant à modifier le comportement des enfants en classe. […] De plus, alors que certains comportements sont inhibés pour une durée de quelques semaines, il n'existe aucune preuve tangible de l'amélioration du comportement scolaire, social ou psychologique. Au contraire, les preuves existent démontrant une altération des fonctions cognitives, un retrait social et l'existence d'un état dépressif.» [Témoignage du Dr. Breggin devant le Sous-comité de surveillance et d’enquêtes, Comité sur l’éducation et la main-d’oeuvre, Congrès des Etats-Unis d’Amérique, 29 septembre 2000.]

Source : © copyright Pierre Vican. Extrait du livre Nos enfants, cobayes de la psychiatrie?. Avec l'aimable autorisation de l'auteur.


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20 octobre 2006

Hyperactivité avec déficit de l'attention : hallucinations induites par le méthylphénidate

Les hallucinations sont un effet indésirable du méthylphénidate (Ritaline) connu de longue date.    

Le méthylphénidate, un amphétaminique psychostimulant, est un traitement symptomatique de dernière ligne de l'hyperactivité avec déficit de l'attention, chez des enfants dont le comportement reste perturbé malgré une prise en charge non médicamenteuse.

À dose usuelle, le méthylphénidate induit parfois des hallucinations, chez des enfants. Elles sont surtout d'ordre visuel et tactile et impliquent souvent des insectes, des serpents ou des vers. Les hallucinations sont un effet indésirable du méthylphénidate connu de longue date.

Cet effet indésirable pèse dans la balance bénéfices-risques de ce médicament de dernier recours chez des enfants très gênés par une hyperactivité avec déficit de l'attention. La survenue d'hallucinations est une occasion de réviser l'intérêt du traitement. Il est de l'intérêt des patients d'informer les parents de surveiller la survenue d'hallucinations afin, le cas échéant, d'arrêter rapidement le méthylphénidate.

Le dérapage de la prescription vers des enfants simplement turbulents expose à des risques disproportionnés.

© La revue Prescrire
1er septembre 2006
Rev Prescrire 2006 ; 26 (275) : 590-591.


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15 septembre 2006

RITALINE - la dissimulation des suicides

LE TRAITEMENT AVEC LA RITALINE A CAUSÉ DES SUICIDES ET DES TENTATIVES DE SUICIDE PARMI LES ENFANTS.

"21 CAS DE TENTATIVES DE SUICIDE ET 6 SUICIDES" – L' AGENCE DU MÉDICAMENT SUÉDOIS A, MALGRÉ TOUT, APPROUVÉ LA VENTE DE RITALINE EN SUÈDE.

LA FOOD AND DRUG ADMINISTRATION (FDA - L'AGENCE AMÉRICAINE DU MÉDICAMENT) A PRÉVENU LES POSSIBILITÉS D'EFFETS SUICIDAIRES LIÉS AU TRAITEMENT AVEC RITALINE. – EST-CE QUE LE FDA IGNORAIT LES SUICIDES?

de Janne Larsson, écrivain
Communiqué de presse - Suède, 29 octobre 2005

Du fond des archives de l'Agence du médicament suédois (MPA) ont surgi des papiers étonnants. Ce sont des documents qui montrent que la Ritaline - donnée aux enfants diagnostiqués THADA - cause la dépression et a même mené au suicide et à des tentatives de suicide.

La MPA connaissait déjà ces effets desastreux au moment où elle a approuvé la vente de Ritaline en Suède le 15 juin cette année. Elle n'a donné aucun avertissement aux médecins ni au public.

Le 28 juin, la FDA avait annoncé que la Ritaline et d'autres médicaments à base de méthylphenidate étaient liés à "des hallucinations visuelles, des pensées suicidaires, au comportement psychotique, à des agressions et un comportement violent". Rien n'a été dit sur les suicides où des tentatives de suicide.

La  Ritaline a été abandonnée en Suède en tant que stupéfiant depuis 37 ans - c'est-à-dire depuis les années 1960 quand ce pays a été confronté à un vrai abus de stupéfiants. Or, des psychiatres suédois avaient déjà demandé pendant des années que les enfants diagnostiqués THADA soient traités avec la Ritaline sous le pretexte incorrect que ce stupéfiant aurait le même effet sur ces enfants que l'insuline sur les diabétiques. C'est l'expert psychiatre et pédiatre de la MPA qui a organisé la campagne.

Il a assuré le public qu'il n'y avait pas d'effets graves, ni à court terme, ni à longue terme, associés au traitement des enfants avec ce médicament.

Au même moment où l'entreprise pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) demandait en 2003  l'approbation du traitement des enfants avec leur médicament très populaire Seroxat (Paxil), il été révélé que cette entreprise pharmaceutique savait déjà depuis cinq ans que ce médicament augmentait le risque suicidaire chez les enfants. Cette révélation avait provoqué le refus de la demande et les autorités britanniques interdisaient la prescription de ce médicament aux mineurs.

L'histoire s'est répétée quand l'entreprise pharmaceutique Novartis cherchait en 2004  à faire approuver la vente de Ritaline pour les enfants en Suède - un pays qui se trouvait dans la position unique d'avoir déjà interdit ce médicament dans les années 1960. Depuis des années, Novartis n'était pas obligé de délivrer de documents dans les autres pays, mais en Suède, Novartis était obligé de le faire. Et, dans cette documentation - déjà écrite en l'an 2000 ! - sous le titre "SUICIDE", il était révélé : "Il est notoire que la thérapie avec la Ritaline et la cessation soudaine de ce médicament peuvent causer la dépression chez quelques patients."

Sous le même titre, Novartis révéle aussi "une recherche dans la base internationale de sécurité de Novartis identifie 21 cas de tentative de suicide et six suicides, en plus de 25 rapports de pensées suicidaires chez des patients âgés de 6 à 48 ans, dont 56% étaient des mineurs de moins de 16 ans."

Mais, au lieu de faire comme les autorités britanniques, la MPA suédoise n'a pas réagi pour protéger les enfants. Elle a approuvé la vente de Ritaline en juin 2005, et de plus, elle a dissimulé l'information concernant les suicides et les tentatives de suicide.

La MPA va encore plus loin: elle a declaré que le document sur l'information sur les suicides devait être classé secret. Elle a décidé que "cela pourrait être néfaste pour l'entreprise pharmaceutique en question" si l'on permettait l'accès à ce document.

L'Agence du médicament - qui devrait avoir en considération l'intérêt du public - approuve un stupéfiant qui peut causer la dépression et le suicide. Elle a fait cela sous l'influence des psychiatres et d'une entreprise pharmaceutique. Ensuite, elle dissimule les effets désastreux de ce stupéfiant pour protéger cette entreprise.

Ce scandale médical implique aussi la FDA. Il faut croire que cette agence du médicament connaissait les effets mortels de la Ritaline - mais elle n'a pas réagi. Que cachent les archives de la FDA?

Source : La Leva di Archimede.


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08 septembre 2006

Les effets secondaires de la Ritaline en débat aux États-Unis

par Martine Perez

Cette molécule destinée à traiter l'hyperactivité est prescrite à des millions d'enfants américains.

LE 9 FÉVRIER dernier, un comité de sécurité sanitaire de la Food and Drug Administration (FDA), aux Etats-Unis, avait demandé que la Ritaline et les produits de la même famille, destinés à la prise en charge des enfants dits «hyperactifs» bénéficient d'un «label noir» pour mettre en garde fortement contre ses effets secondaires. Mercredi, un second groupe d'experts prônait une position moins forte en proposant seulement des recommandations d'usage en langage clair sur la notice d'utilisation. La FDA devrait suivre ce dernier avis. […]

Dans un article publié le 20 mars dernier sur le site du New England Journal of Medicine, Steven E. Nissen, professeur de cardiologie à Cleveland et membre du comité de la FDA ayant recommandé le «label noir», explique longuement son point de vue. Ces médicaments, explique-t-il, dérivent des amphétamines, une classe pharmacologique connue pour ses effets sympathomimétiques sur le coeur, c'est-à-dire qu'ils augmentent la fréquence cardiaque et la tension artérielle. «Dans notre position, présentée à la FDA, 25 cas d'enfants et d'adultes frappés de mort subite et ayant pris des stimulants de cette famille ont été analysés, écrit-il dans le NEJM. Certains souffraient d'une maladie congénitale cardiaque non diagnostiquée préexistante créant une vulnérabilité aux effets secondaires des médicaments sympathomimétiques.» Tous les cas ne sont pas clairement documentés. Et le lien de cause à effet pas forcément établi. «Même si nous reconnaissons d'importants bénéfices potentiels à ces produits, nous plaidons pour leur usage sélectif et modéré.»

Mercredi, un autre comité de la FDA, cette fois composé de pédiatres, s'est penché sur les effets mentaux de cette famille de médicaments, qui pourrait provoquer chez 2 à 5% des enfants des hallucinations, réversibles à l'arrêt du traitement. Mais ils ont recommandé, eux, de simples notices expliquant clairement les effets secondaires.

Source : © lefigaro.fr
24 mars 2006 (Rubrique Sciences & Médecine)


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07 septembre 2006

Talking Back to Ritalin

par Peter R. Breggin, docteur en médecine

Le présent résumé est inspiré de Talking Back to Ritalin, Revised : What Doctors Aren't Telling You About Stimulants and ADHD ["Réplique à la Ritaline, édition révisée: ce que les médecins ne vous disent pas sur les psychostimulants et le TDAH"]. Éditions Perseus Books, 2001.

Plusieurs millions d'enfants sont traités avec de la Ritaline, ou d'autres stimulants, parce qu'ils sont hyperactifs. Il souffrent d'inattention et d'impulsivité. Ces stimulants s'appellent: Ritaline, (méthylphenidate), Dexedrine et DextroStat (dextroamphetamine or d-amphetamine), Adderall (d-amphetamine mixture d'amphétamine), Desoxyn and Gradumet (methamphetamine), ou Cylert (pémoline). A l'exception du Cylert, tous ces médicaments ont des effets similaires, qu'il s'agisse des effets secondaires ou primaires. La Ritaline et les amphétamines peuvent, dans la plupart de leurs utilisations, être considérées comme une même sorte de médicament.

Le nombre d'enfants traités avec ces médicaments s'est multiplié ces dernières années

La Ritaline et les autres amphétamines ont presque les mêmes effets indésirables sur le cerveau, l'esprit et le comportement. Notamment: désordres du comportement, psychoses, manies, abus de drogues ou de médicaments, et dépendance. La Ritaline et les amphétamines provoquent souvent les maux auxquels elles sont censées remédier: inattention, hyperactivité, et impulsivité.

De nombreux enfants deviennent léthargiques, déprimés. Ils font penser à des robots. La Ritaline peut provoquer des tics neurologiques permanents, y compris le syndrome de Gilles de la Tourette.

La Ritaline peut retarder le développement des enfants en perturbant les cycles d'hormones de croissance produits par l'hypophyse.

La récente découverte des effets cancérigènes de la Ritaline essayée sur certains animaux n'a pas été prise suffisamment au sérieux ni par la compagnie qui produit le médicament, ni par l'Administration fédérale des médicaments (la FDA).

La Ritaline provoque régulièrement des malformations importantes dans le cerveau de l'enfant. Il a été démontré par des tests scientifiques contrôlés que la Ritaline provoque un rétrécissement (atrophie) ou d'autres anomalies physiques permanentes du cerveau.

Le sevrage de la Ritaline peut provoquer des souffrances psychiques telles des dépressions, de l'épuisement, ou des tendances suicidaires. Ces effets peuvent inciter l'entourage des enfants à prescrire à nouveau le médicament, à fortes doses.

La Ritaline provoque une dépendance qui peut en entraîner d'autres. Elle est souvent utilisée comme drogue récréative, tant par des enfants que par des adultes.

L'hyperactivité et la Ritaline sont des lubies étasuniennes et canadiennes. Les États-Unis consomment 90% de la Ritaline produite dans le monde. La compagnie CibaGeneva Pharmaceuticals (également connue comme Ciba-Geigy Corporation), une division de Novartis, produit la Ritaline et tente d'étendre le marché à l'Europe et au reste du monde [En Europe, l'entreprise Novartis, issue de la fusion, en 1996, de deux entreprises suisses, Ciba-Geigy et Sandoz, s'appelle simplement Novartis].

La Ritaline "fonctionne" en provoquant des dommages au cerveau plutôt qu'en améliorant les fonctions du cerveau. Elle fonctionne uniquement de cette manière.

A court terme, la Ritaline inhibe la créativité et la spontanéité chez les enfants. Elle les rend plus dociles et obéissants, plus à mêmes de mener à bien des tâches monotones et ennuyeuses, telles l'étude en classe ou les travaux à domicile.

A court terme, la Ritaline n'a pas d'effets positifs sur la psychologie de l'enfant, ses performances scolaires ou autres réalisations. Ceci a été confirmé par de nombreuses études.

A long terme, au-delà de plusieurs semaines, la Ritaline n'a pas d'effets positifs sur aucun des aspects de la vie d'un enfant.

Étiqueter des enfants comme hyperactifs et les traiter à la Ritaline peut limiter leurs futurs choix professionnels, et les stigmatiser à vie. Cette étiquette peut ruiner leur estime de soi et les décourager ainsi de développer leur plein potentiel.

Il n'y a aucune preuve solide que l'hyperactivité soit une maladie organique.

Plusieurs études confirment que des problèmes psychologiques liés à l'environnement des enfants concernés provoquent des symptômes de ce qu'on appelle l'hyperactivité.

Il est possible qu'un petit nombre d'enfants souffrent des symptômes de l'hyperactivité en raison de troubles organiques, tels l'empoisonnement par le plomb, une intoxication médicamenteuse, l'épuisement, ou des traumatismes au cerveau. Ces facteurs organiques pourraient être plus fréquents dans les milieux défavorisés des États-Unis.

Il n'y a aucune preuve quant à l'existence d'anomalies physiques dans le corps ou le cerveau d'enfants étiquetés comme hyperactifs. Ils ne souffrent pas de déséquilibres biochimiques.

L'hyperactivité est un diagnostic controversé, reposant sur une base scientifique faible, voire inexistante. Un parent, enseignant ou médecin peut en toute bonne conscience refuser d'appliquer ce diagnostic à un enfant.

Novartis dépense des millions de dollars pour vendre l'idée d'utiliser la Ritaline à des groupes de parents et à des médecins. Novartis soutient l'association CHADD (Children and Adults with Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder) ["enfants et adultes souffrant de troubles d'hyperactivité et/ou de déficit d'attention] et les organisations de psychiatres.

Aux États-Unis, le Département de l'éducation et l'Institut national pour la santé mentale (NIMH) [National Institute of Mental Health] poussent à l'utilisation de la Ritaline avec autant de vigueur que le producteur du médicament, souvent en usant de termes encore plus enthousiastes que ceux que Novartis peut se permettre sans tomber dans l'illégalité.

Notre société a institutionnalisé l'abus de médicaments parmi nos enfants. Pire: nous maltraitons nos enfants avec des médicaments au lieu de faire un effort pour mieux répondre à leurs besoins. Sur le long terme, nous donnons une très mauvaise leçon à nos enfants - que les médicaments sont une réponse à leurs problèmes émotionnels.


Traduit par : © Schizo Anonyme.


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31 août 2006

"Les enfants dont je vais vous parler sont morts"

childdeathLes enfants dont je vais vous parler ne sont plus hyperactifs ou ne sont plus inattentifs, ils sont morts. Entre 1994 et 2001, on m’a consulté au point de vue médical ou légal, de façon formelle ou informelle, dans plusieurs cas de décès : Stéphanie, 11 ans, à qui on a prescrit un stimulant*, décédée d’arythmie cardiaque** ; Matthew, 14 ans, à qui on a prescrit un stimulant et mort de cardiomyopathie*** ; Macauley, 7 ans, à qui on a prescrit un stimulant et trois autres psychotropes, mort d’un arrêt cardiaque; Travis, 13 ans, à qui on a prescrit un stimulant et décédé de cardiomyopathie ; Randy, 9 ans, à qui on a prescrit un stimulant et plusieurs autres drogues, mort d’un arrêt cardiaque ; Cameron, 12 ans, à qui on a prescrit un stimulant, décédée d’un syndrome hyperéosinophilique****. C’est un lourd prix à payer pour le “traitement” [l'hyperactivité] d’une “maladie” qui n'existe pas.

* Il s'agit de psychostimulants tels que la Ritaline, le Concerta, etc., censés traiter l'hyperactivité.
** Anomalie du rythme cardiaque.
*** Maladie du muscle cardiaque.
*** Augmentation anormale du nombre de globules blancs dans le sang.

Témoignage du Dr Fred Baughman, neurologue, pédiatre californien, membre de l'Académie américaine de neurologie, à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 23 novembre 2001.
Extrait du Procès du diagnostic et du traitement du TDAH et des troubles associés et de leurs traitements par des stimulants (original en anglais).


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30 août 2006

Témoignage du Dr. Breggin devant le Congrès américain

par Peter R. Breggin, docteur en médecine

Je suis aujourd’hui devant vous en tant que Directeur du Centre international pour l’Etude de la Psychiatrie et de la Psychologie (ICSPP) ; je suis également devant vous à titre personnel en tant que psychiatre en exercice et parent.

Dans tout le pays, les écoles font pression sur les parents et les contraignent à mettre leurs enfants sous drogues psychiatriques. Les enseignants, les psychologues scolaires et les administrateurs profèrent généralement des menaces extrêmes quant à leur incapacité à enseigner à des enfants sans les traiter avec des médicaments. Ils suggèrent parfois que seuls les médicaments peuvent les sauver d'un lugubre futur de délinquance et d'échec professionnel. Ils font même appel aux services de protection de l’enfance pour enquêter sur les parents quant au manque de soins dont serait victime l'enfant et témoignent parfois contre les parents dans les tribunaux. Les écoles recommandent souvent des médecins spécifiques qui privilégient l’utilisation de drogues stimulantes pour contrôler le comportement. Ces drogues stimulantes comprennent le méthylphénidate (Ritaline, Concerta et Métadate) ou des formes d’amphétamines (Dexedrine et Adderall).

Mon but, aujourd’hui, est de fournir à ce comité, aux parents, aux enseignants, aux conseillers et à l’ensemble des adultes concernés, une base scientifique permettant de rejeter l’usage de stimulants pour le traitement du trouble d’hyperactivité, du déficit de l’attention ou pour le contrôle du comportement en classe ou à la maison.

I. Des taux de prescriptions de stimulants qui s'intensifient

Les drogues stimulantes, y compris le méthylphénidate et les amphétamines, furent d’abord approuvées pour le contrôle du comportement des enfants au milieu des années 1950. Depuis, on tente périodiquement de promouvoir leur utilisation et le public réagit périodiquement contre cette pratique. En fait, les premières audiences du Congrès, critiques à l’égard des médications stimulantes, se sont tenues au début des années 1970 lorsque le nombre d’enfants recevant ces drogues était estimé entre 100 000 et 200 000.

Depuis le début des années 1990 l’Amérique du Nord s'est tournée vers les drogues psycho-actives à un rythme sans précédent en vue de contrôler les enfants. En novembre 1999, la Drug Enforcement Administration américaine (DEA) a averti du danger, précisant que la production de Ritaline, multipliée par 6 entre 1990 et 1995, atteignait des chiffres record. En 1995, l’ International Narcotics Control Board (INCB), une structure de l’Organisation mondiale de la Santé, déplorait que «10 à 12 % de la totalité des garçons âgés de 6 à 14 ans aux Etats-Unis aient été diagnostiqués comme souffrant d’ADHD et soient traités avec du méthylphénidate [Ritaline].» En mars 1997, le bureau déclarait «l’utilisation thérapeutique de métylphénidate fait aujourd’hui l’objet d’un examen minutieux de la part de la communauté médicale américaine ; l’INCB est heureux de ce fait.» Les Etats-Unis consomment environ 90 % de la Ritaline mondiale.

Le nombre d’enfants à qui l’on administre ces drogues a continué d’augmenter. Une étude récente en Virginie indique que 20 % des garçons blancs en seconde reçoivent des drogues stimulantes pendant la journée, des mains d'officiels scolaires. Une autre étude conduite en Caroline du Nord a montré que 10 % des enfants recevaient des drogues stimulantes à la maison ou à l’école. Les taux pour les garçons n’ont pas été communiqués, mais excédaient probablement 15 %. Sur 53 millions d’enfants fréquentant les écoles, probablement plus de 5 millions prennent des drogues stimulantes.

Un rapport récent publié dans le Journal de l’Association Médicale Américaine (AMA), par J.M. Zito et ses collègues, a démontré le triplement des prescriptions de stimulants aux bambins âgés de 2 à 4 ans.

II.  Les actions légales

Plus récemment, quatre poursuites civiles majeures ont été intentées contre Novartis, le fabriquant de la Ritaline, pour fraude dans la sur-promotion de l’ADHD et de la Ritaline. Les plaintes accusent également Novartis de conspiration avec l’Association américaine de Psychiatrie et avec CHADD, un groupe de parents qui reçoit de l’argent de l’industrie pharmaceutique et de lobbies agissant pour leur compte. Deux des poursuites sont des actions de niveau national ; l’une est une action au niveau de la Californie et l’autre est une action pour fraude professionnelle en Californie. Les procureurs impliqués, comme Richard Scruggs, Donald Hildre et C. Andrew Waters, possèdent une expérience et des ressources générées par des procès impliquant le tabac et l’amiante. Le fait qu’ils aient réuni leurs forces pour attaquer Novartis, l’Association américaine de Psychiatrie et le CHADD, indique une vague croissante d’insatisfaction quant au fait de droguer des millions d’enfants.

Les poursuites et le contenu des plaintes sont basés sur des informations publiées initialement dans mon livre, Talking Back to Ritalin (1998) et je suis expert médical dans ces cas.

III.  Les dangers des médicaments stimulants

Les médications stimulantes sont beaucoup plus dangereuses que ne semble le réaliser la plupart des praticiens et des experts publiés. Je résume beaucoup de ces effets dans ma présentation scientifique sur le mécanisme d’action et les effets adverses des drogues stimulantes à la Consensus Development Conference NIH de novembre 1998 sur le Diagnostic et le traitement du ADHD, ainsi que dans des analyses plus détaillées publiées ensuite dans plusieurs sources scientifiques (voir la bibliographie).

Le Tableau I résume la plupart des effets adverses les plus marquants concernant les drogues stimulantes communément utilisées. Il est important de noter que la Drug Enforcement Administration et toutes les autres agences dans le monde, classent le méthylphénidate (Ritaline) et les amphétamines (Dexedrine et Adderall) dans la catégorie II au même titre que la methamphetamine, la cocaïne, la plupart des opiacés et les barbituriques les plus puissants. Le niveau II ne comprend que les drogues ayant le potentiel le plus élevé en ce qui concerne la dépendance et les abus.

Les animaux et les humains s’intoxiquent de façon croisée à la methylphenidate, aux amphétamines et à la cocaïne. Ces drogues affectent les mêmes trois systèmes de neurotransmetteurs et les mêmes parties du cerveau. Il n’y avait donc pas de quoi être surpris lorsque Nadine Lambert (1998) a présenté des conclusions, lors de la Consensus Developement Conference (document joint), indiquant que la prescription de stimulants dans l’enfance prédispose les individus à abuser de la cocaïne au début de l'âge adulte.

De plus, leur potentiel addictif et le fait qu’elles induisent des consommations abusives reposent sur la capacité de ces drogues à changer la chimie du cerveau de façon drastique et permanente. Des études sur les amphétamines montrent que des doses cliniques à court terme engendrent la mort des cellules du cerveau. Des études similaires sur le methylphenidate montrent des changements de longue durée et parfois permanents dans la biochimie du cerveau.

Tous les stimulants altèrent la croissance, et ceci non seulement en perturbant l’appétit mais également en modifiant la synthèse de l’hormone de croissance. Ceci constitue une menace pour chaque organe du corps, y compris le cerveau, pendant la croissance de l’enfant. La perturbation des neurotransmetteurs majore cette menace.

Ces drogues endommagent également le système cardio-vasculaire et produisent communément de nombreux effets mentaux adverses, y compris la dépression.

Trop souvent les stimulants deviennent la porte d'accès vers les drogues illégales. Comme nous l’avons noté, la prescription de stimulants prédispose les enfants à des abus de cocaïne et nicotine au début de l'âge adulte.

Plus souvent encore, les stimulants motivent la prescription de drogues psychiatriques additionnelles. La sur-stimulation induite par les stimulants, par exemple, est souvent traitée par des sédatifs qui créent une dépendance ou s’avèrent dangereux, et la dépression induite par des stimulants est souvent traitée par des anti-dépresseurs dangereux et non approuvés. Comme le contrôle émotionnel de l’enfant s'effondre en raison des effets de ces drogues, les stabilisateurs d’humeurs peuvent être ajoutés. Eventuellement, ces enfants finissent par prendre quatre ou cinq drogues psychiatriques à la fois et sont diagnostiqués comme souffrant de désordre bipolaire à l’âge de 8 ou 10 ans.

Dans ma pratique privée, les enfants peuvent habituellement être sevrés de toutes les drogues psychiatriques, avec pour conséquence une grande amélioration dans leur vie et leur comportement psychologique, pourvu que les parents ou d’autres adultes concernés soient désireux d’apprendre de nouvelles approches pour discipliner les enfants et s’occuper d’eux.  Des consultations avec l’école, un changement d’enseignants ou d’école, du rattrapage scolaire à la maison peuvent également aider à répondre aux besoins des enfants sans recourir aux traitements chimiques.

IV. L’effet éducatif du diagnostic d’ADHD sur les enfants

Il est important que le Comité sur l’Education comprenne que le diagnostic d’ADD/ADHD a été développé spécifiquement dans le but de justifier l’utilisation de drogues pour maîtriser le comportement des enfants en classe. Le contenu du diagnostic dans le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM) de 1994 de l’Association américaine de psychiatrie montre que ceci a spécifiquement pour but de supprimer les comportements non désirés en classe. Le diagnostic se divise en trois types : hyperactivité, impulsivité et inattention.

Concernant l’hyperactivité, les deux premiers (et plus puissants) critères sont « remue souvent ses mains ou ses pieds ou se tortille sur son siège » et « quitte souvent son siège en classe ou dans d’autres situations où l’on attend de lui qu’il reste assis. » Clairement, ces deux « symptômes » ne sont rien de plus, ou de moins, que des comportements susceptibles de causer des perturbations dans une classe importante et structurée.

Concernant l’impulsivité, le premier critère est «laisse souvent échapper des réponses avant que les questions ne soient entièrement posées» et concernant l’inattention, le premier critère est «manque souvent de prêter une attention soutenue aux détails ou fait des erreurs de négligence dans son travail scolaire, son travail ou d’autres activités.» Une fois de plus, le diagnostic lui-même, formulé sur plusieurs décades, ne laisse aucun doute en ce qui concerne son but : redéfinir un comportement perturbateur en classe comme étant une maladie. Le but ultime est de justifier l’utilisation de médication pour inhiber ou contrôler les comportements.

Les partisans de l’ADHD et des drogues stimulantes ont prétendu que l’ADHD est associé à des changements dans le cerveau. En fait, à la fois les rapports de la  Consensus Developement Conference NIH (1998) et de l’Académie américaine de pédiatrie (2000) ont confirmé qu’il n’existe aucune base biologique connue pour l’ADHD. Toute anormalité du cerveau chez ces enfants est presque certainement causée par des expositions antérieures à des drogues psychiatriques.

V.  Comment ces médicaments agissent

Des centaines d’études d’animaux et d’essais cliniques humains ne laissent aucun doute sur la façon dont les médicaments agissent.

Tout d’abord, les drogues suppriment tout comportement spontané. Chez des chimpanzés en bonne santé et chez d’autres animaux, on peut le mesurer avec précision par une réduction de toutes les activités spontanées ou auto générées. Chez les animaux et les humains, ceci se manifeste par une réduction des comportements suivants : (1) exploration et curiosité ; (2) socialisation ; (3) jeu.

Les drogues augmentent ensuite les comportements obsessionnels-compulsifs, y compris les activités très limitées et trop focalisées.

Le tableau II fournit une liste des effets adverses des stimulants qui sont communément pris à tort comme une amélioration par les cliniciens, les enseignants et les parents.

VI. Ce qui se passe vraiment

On diagnostique les enfants comme souffrant d’ADHD lorsqu’ils sont en conflit avec les attentes ou les demandes des parents et/ou des enseignants. Le diagnostic d’ADHD est simplement une liste des comportements qui causent le plus communément des conflits ou des perturbations dans les classes, particulièrement dans celles qui demandent un haut niveau de conformité.

En diagnostiquant l’ADHD chez l’enfant, le blâme pour le conflit est placé sur l’enfant. Au lieu d’examiner le contexte de la vie de l’enfant – les raisons pour lesquelles l’enfant est turbulent ou désobéissant en classe ou à la maison - le problème est mis sur le compte d’une déficience du cerveau de l’enfant. La classe et la famille sont toutes deux exemptes de critique ou du besoin d’amélioration et l’on fait au contraire de l’enfant la source du problème.

Le traitement par médicaments de l’enfant devient alors une réponse cœrcitive au conflit dans lequel le protagoniste le plus faible du conflit, l’enfant, est drogué pour en faire un individu plus obéissant ou soumis.

VII. Conclusions et observations

De nombreux observateurs ont conclu que nos écoles et nos familles échouent à répondre aux besoins de nos enfants de nombreuses façons. De nombreux enseignants se sentent stressés par les conditions des classes ou sont mal préparés à répondre aux problèmes émotionnels des enfants. Les classes elles-mêmes sont souvent trop importantes ; il y a trop peu d’assistants enseignants et de volontaires pour aider ; les matériaux éducatifs sont souvent démodés et ennuyeux en comparaison avec les technologies modernes qui attirent les enfants.

En diagnostiquant et en droguant nos enfants, le blâme pour le problème est ainsi transféré de nos institutions sociales et nous-mêmes en tant qu’adultes vers les enfants relativement impuissants dont nous avons la charge. Nous blessons nos enfants en échouant à identifier et à répondre à leurs véritables besoins éducatifs par des enseignants mieux préparés, davantage d'enseignants, des classes amicales pour l'enfant, des programmes scolaires plus incitatifs et des technologies scolaires plus engageantes.

En même temps, lorsque nous diagnostiquons et droguons nos enfants, nous évitons de faire face aux questions critiques de la réforme de l’éducation. En effet, nous droguons les enfants qui signalent le besoin de réforme et nous forçons tous les enfants à se conformer à nos systèmes bureaucratiques.

Finalement, lorsque nous diagnostiquons et droguons nos enfants, nous nous privons de notre pouvoir en tant qu’adultes. Tandis que nous sommes momentanément soulagés de ce sentiment de culpabilité en considérant que la faute vient des cerveaux de nos enfants, nous nous privons de la possibilité de faire les interventions adultes dont nos enfants ont besoin. Nous devenons littéralement des spectateurs dans la vie de nos enfants.

Il est temps de reconquérir nos enfants en abandonnant cette fausse approche médicale suppressive. Je félicite ces parents qui ont le courage de refuser de donner des stimulants à leurs enfants et qui tentent, au contraire, d’identifier et de répondre à leurs véritables besoins à l’école, à la maison et dans la communauté.


© Dr Breggin.
Témoignage du 29 septembre 2000, devant le sous-comité de Surveillance et d’Enquêtes, Comité sur l’éducation et la main-d’œuvre, Congrès des Etats-Unis d’Amérique.
Traduction : Docteur Jean-Philippe Labreze, septembre 2004.
Texte intégral : Collectif des médecins et des citoyens contre les traitements dégradants de la psychiatrie.


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29 août 2006

4400 plaintes américaines contre les effets du méthylphénidate

Des enfants âgés d'une dizaine d'années, sous cure de Ritaline, présentent des anomalies mentales similaires à celles que manifestent des toxicomanes accros à la cocaïne. Selon différentes sources, comme le document américain (intitulé en français Les conséquences des psychostimulants pour le TDAH : suicide et mort, publié en juillet 2002), les chiffres sont si dramatiques que la FDA (Food and Drug Administration, service gouvernemental américain responsable de la pharmacovigilance, c'est-à-dire des études, du contrôle et de la réglementation des médicaments avant leur commercialisation; ses avis font autorité dans le monde entier) reçoit régulièrement des plaintes venant de nombreux particuliers. Devant la recrudescence des accidents thérapeutiques de toutes sortes qui se produisent dans ce pays, notamment dus à la consommation généralisée de produits psychiatriques, l’agence a mis à la disposition du public une procédure d’alerte, le MedWatch program, qui permet à tout citoyen de déposer un rapport par courrier électronique. Plusieurs sources indépendantes affirment que l’agence fédérale a déclaré le 2 mai 2000 avoir reçu «un total de 4400 plaintes sanitaires relatives aux effets secondaires du méthylphénidate depuis 1969». Environ un tiers des plaintes reçues ont été recueillies dans les quinze derniers mois (avant mai 2000). Ces rapports concernaient des manifestations de convulsions, de tics, de dépendance, de douleurs cardiaques et de décès liées aux psychostimulants. Dans la décennie 1990-2000, confirment les documents étudiés, «plus de 569 enfants ont été hospitalisés, 38 d’entre eux ont failli perdre la vie et 186 décès ont été directement imputables à la Ritaline.» Mais tout laisse penser que ces chiffres soient sous-estimés étant donné que le pourcentage des parents qui déclarent ces accidents à la FDA est certainement infime, peut-être inférieur à 10 %. On ne peut donc pas sereinement déclarer, comme le font des psychiatres irresponsables, promoteurs des psychostimulants, qu’«il n'y a jamais eu un seul cas de décès lié à l'usage de la Ritaline dans le TDA/H».



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17 août 2006

Notre fils de 14 ans est mort de la Ritaline

Nous avons créé le 15 avril 2001 ce site internet dans l’espoir de fournir aux parents et aux tuteurs la vérité sur le TDAH et sur les drogues utilisées pour traiter les enfants diagnostiqués TDAH.
[…] Matthew, notre fils de 14 ans, est mort soudainement le 21 mars 2000. La cause de sa mort est due à la consommation prolongée (de 7 à 14 ans) du méthylphénidate, une drogue connue sous le nom de Ritaline.
Selon le Dr Ljuba Dragovic, le médecin légiste en chef du comté d’Oakland dans le Michigan [États-Unis], l’autopsie a révélé des signes évidents de dommages dans les petits vaisseaux causés par l’usage du méthylphénidate (Ritaline).
Le certificat de décès stipule : ‘’Décès causé par l’usage prolongé de méthylphénidate (Ritaline).’’
[…] Ce qui est important, c’est que Matthew n’a jamais eu de problèmes ou de défaillances cardiaques.
L’histoire de Matthew a commencé dans la petite ville de Berkley, dans le Michigan. Alors qu’il était en cours préparatoire, l’école a jugé que Matthew avait le TDAH. L’assistante sociale de l’école, Monica Higer, nous demandait de venir à des réunions. Un matin, à l’une de ces réunions, pendant que nous attendions que les autres arrivent, Monica nous a dit que si nous refusions d’emmener Matthew voir le médecin et de le mettre sous Ritaline, les services de protection de l’enfance pourraient nous accuser de négligence vis-à-vis de son éducation et de ses besoins psychologiques. Ma femme et moi étions intimidés et nous avions peur. Nous pensions que nous pouvions très bien perdre notre enfant si nous ne nous conformions pas aux menaces de l’école.
Monica a poursuivi en nous expliquant ce qu’est le TDAH, disant que c’était un véritable trouble affectant le cerveau. Elle a continué en disant que le méthylphénidate (Ritaline) était un médicament très léger et qu’il stimulerait le cerveau et aiderait Matthew à se concentrer.
Nous avons cédé à la pression de l’école et nous avons emmené notre fils chez un pédiatre qu’ils nous avaient recommandé. Son nom est le Dr John Dorsey, de Birmingham, dans le Michigan. En le voyant avec la recommandation de l’école pour le méthylphénidate (Ritaline) à la main, j’ai remarqué qu’il semblait ennuyé. Il nous a demandé de nous rappeler que l’école n’était pas une pharmacie. Je conclue de sa remarque que nous n’étions pas les premiers parents que l’école lui envoyait. Le Dr John Dorsey a diagnostiqué officiellement chez Matthew le TDAH. Le test qui a servi au diagnostic a été bouclé en cinq minutes.
À aucun moment ma femme et moi n’avons eu de renseignements précis sur les conséquences du TDAH et sur les médicaments destinés à le ‘traiter’’.
[…] On ne nous a pas dit que la Drug Enforcement Administration avait classé le méthylphénidate (Ritaline) dans le Tableau II des drogues, comme la cocaïne.
[…] À aucun moment on ne nous a parlé du caractère non scientifique de ce trouble.
On ne nous a pas dit qu’il y avait une grande controverse dans la profession médicale au sujet de la validité de ce trouble.
De plus, on ne nous a donné aucun renseignement sur les dangers de l’usage du méthylphénidate (Ritaline) comme ‘’traitement’’ du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. Un de ces dangers est que le méthylphénidate, la Ritaline, entraîne la constriction des veines et des artères, entraînant un effort cardiaque supplémentaire et conduisant inévitablement à endommager l’organe lui-même.
On ne nous a pas mis en garde sur le nombre important de morts d’enfants qui ont un rapport avec ces types de médicaments employés dans ce ‘’traitement’’.
Alors que Matthew prenait du méthylphénidate (Ritaline), à aucun moment nous n’avons été informés de quelque test que ce soit : échocardiogramme, IRM.  Ces types de tests auraient permis de détecter le dommage que subissait le cœur. Ces tests ne sont pas considérés comme ‘’standard’’ dans la surveillance du ‘’traitement’’ du TDAH, ils ne sont jamais utilisés chez les enfants.
[…] Si j’avais su certains faits, j’aurais agi différemment et mon fils serait encore en vie. Ça, j’en suis certain.
[…] Pour terminer, nous aimerions dire que nous espérons que ce site vous a éclairés.
Avec nos sincères salutations, Lawrence & Kelly Smith. »

Citation extraite de : Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ?
Traduction de l'auteur
Source : © ritalindeath.com


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