PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ?

Il est urgent de réformer la psychiatrie et ses pratiques "médicales" frauduleuses et dégradantes qui violent les droits de l'Homme. Psychiatrie : la fin d'une imposture.

26 octobre 2006

Prisons psychiatriques de l’ex-URSS : transformer une thérapie en supplice

À propos du livre d'Elizabeth Antébi Droit d’asiles en Union Soviétique, paru dans les années 1970.

«Un épouvantable document. La quintessence de l’horreur et de l’horrible. Comment les Soviets ‘soignent’ les opposants dans leurs chaînes d’hôpitaux psychiatriques : ‘Avec des médicaments la plupart du temps fréquemment utilisés par les psychiatres, et à juste titre dans les cas cliniques, mais qui deviennent une torture pour les hommes sains: la sulfazine, qui paralyse les mouvements et porte la fièvre à 40°; l’aminazine, qui hébète le malade; l’enveloppement avec un drap mouillé qui se rétrécit et broie le corps en séchant; la triftazine; l’halopéridol, la plupart du temps donné sans correcteur, qui donne envie de se lever si on est assis, de s’asseoir si l’on est debout, et provoque de terribles douleurs, etc.’ L’univers hospitalier soviétique serait-il pire encore que l’univers concentrationnaire national-socialiste? C’est une véritable catastrophe intellectuelle qui jette l’Occident désemparé ‘dans un monde sans signes, altère son propre langage, réduit à néant ses références et ses symboles’. Toutefois nous espérons avec l’auteur de ce livre que ‘grâce aux dissidents russes, l’Occident retrouvera le sens de ce qui est humain’ écrit Eugène Ionesco dans une courte mais belle préface. Droit d’Asiles en Union Soviétique rappelle ce mot terrible d’Albert Camus : ‘Tout révolutionnaire finit en oppresseur ou en hérétique…’ Un témoignage d’épouvante qu’il faut absolument avoir lu. »
– Georges Moinard La Villedieu, Agence de presse Thibaut Le Berre A.P., 6-7 juin 1977. (Repris par Impact et par La Gazette de la Région du Nord, juin 1977)

Elizabeth Antébi a interrogé non seulement les ‘dissidents’ qui sont passés par les asiles psychiatriques répressifs, mais aussi les psychiatres qui font marcher la machine, qu’ils soient aujourd’hui en exil ou travaillent toujours en Union Soviétique. C’est-à-dire qu’elle a investi le système de l’intérieur et de l’extérieur, par les victimes comme par les inventeurs théoriques et pratiques de cette nouvelle coercition et par ses fonctionnaires.

[…] Le plus stupéfiant, dans les interviews recueillies par Elizabeth Antébi est de découvrir chez les psychiatres soviétiques aujourd’hui exilés en Israël qu’ils n’ont rien perdu de leur foi – ou de leur conditionnement – par le système et qu’ils considèrent comme relevant de la pathologie les opposants politiques, sociaux ou religieux. Et le grand mérite du livre est précisément de faire comprendre que la répression psychiatrique soviétique n’est ni un expédient provisoire, ni une déviation accidentelle, mais un aboutissement de l’évolution du système et qu’elle lui est aussi consubstantielle que l’extermination par les camps l’était au stalinisme ou au nazisme.

C’est exactement parce qu’ils sortent du système, qu’ils refusent son langage de bois, ses mécanismes d’oppression et de décérébration, bref la ‘normalité’ que les dissidents s’exposent à une médecine – à plus forte raison une psychiatrie – qui portent la marque indélébile des conditions totalitaires où elles se développent depuis plus d’un demi-siècle. Seuls les jeunes psychiatres parviennent à rejeter le carcan. Comme dit très bien l’un d’entre eux, le docteur Edgar Goldstein : ‘Tout le système soviétique et socialiste est en cause, car si les droits des gens normaux ne sont pas respectés, pourquoi respecterait-on ceux des ‘anormaux’ ?’ C’est là, très exactement, le fond de la question.[…] Cette mise en évidence du processus historique en constitue l’aspect le plus neuf et le plus décisif pour la compréhension du phénomène. La conquête de l’identité nationale, les affres des décisions d’exil, le combat impitoyable avec les administrations et le KGB pour l’obtention des visas, tout cela, qui est mieux connu, n’a jamais encore été rapporté avec cette précision et ce respect des femmes et des hommes qui témoignent. »
– Pierre Daix, Le Quotidien de Paris, jeudi 12 mai 1977.

[…] La science vous rectifie une cervelle non alignée en trois bonbons, cinq gouttes et dix électrochocs. C’est tout de même plus propre. Au début, on s’étonnait de voir des psychiatres, des hommes de science, se rendre complices de la répression en Union Soviétique. On se révoltait, on s’obstinait à gueuler contre la monstrueuse aberration. Et puis il a fallu admettre qu’il était dérisoire de ressasser les litanies du cauchemar, Amalrik, Boukovski, Plouchtch, Soljenitsyne, tous les dissidents reletés en exil vers les ténèbres extérieures le répétaient. Il suffisait de les entendre : il ne s’agit pas de perversion mais d’une logique effroyable, à se cogner la tête contre les murs. Ecoutez ce qu’a répondu le docteur Marat Vartanian, l’un des toubibs responsables de ces usines soviétiques à briser chimiquement les êtres, à une journaliste française, Elizabeth Antébi, qui a eu le culot d’aller interviewer là-bas, avec un simple passeport d’étudiante, les fabricants de socialistes rectifiés : ‘La psychiatrie dépend toujours plus ou moins du régime politique au sein duquel elle se développe. Bien sûr, nous avons fait quelques erreurs, comme dans l’affaire Medvedev. Mais nous sommes prêts à admettre auprès de nous des psychiatres occidentaux de bonne foi qui étudieraient avec nous dossiers et malades …’[…]»
– Bernard Thomas, Le Canard Enchaîné, 22 juin 1977.

« En 1966, avec l’expulsion de Valéri Tarsis, l’Occident découvre avec stupeur qu’on enferme dans des asiles psychiatriques des hommes et des femmes dont la seule maladie est de ne pas être en accord avec le régime et de réclamer un peu de liberté de pensée, d’action, de vie. La libération de Plioutch, l’échange Boukovski-Corvalan ont récemment rappelé à un Occident douillettement installé dans la quiétude de sa liberté, le drame atroce que vivent ces hommes, ces femmes, coupables de vouloir sauvegarder les droits et la dignité de la personne. Elizabeth Antébi a interrogé les victimes et une dizaine de psychiatres soviétiques. L’ouvrage qu’elle vient de publier est un document bouleversant dont nous publions ci-dessous un extrait.[…] »
Rhône Alpes, 19 mai 1977.

« Quand Boukovski transmet en 1971 au congrès international de psychiatrie le dossier des dissidents internés dans les asiles pour délit d’opinion, les psychiatres réagissent avec embarras. Pourtant, depuis l’expulsion de Valeri Tarsis en 1966, l’Occident a appris avec stupeur les internements politiques. L’affaire Pliouchtch, puis l’échange Boukovski-Corvalan obligent le parti communiste français lui-même à condamner cette forme de répression. Est-il sincère dans cette dénonciation, ou manœuvre-t-il habilement pour empêcher l’opinion publique de se poser des questions de fond ? Pourquoi la gauche officielle a-t-elle attendu soixante ans pour s’élever contre des crimes perpétrés au nom du bonheur de l’homme? L’arme psychiatrique n’est-elle pas, en définitive, la conséquence inéluctable et presque caricaturale d’un langage monolithique qui réécrit le passé, tronque le présent, au nom du meilleur des mondes futurs? […] Les documents sont nombreux et accablants. Les victimes ne sont pas seulement des intellectuels, mais aussi des ouvriers, des gens du peuple, qui ont eu le malheur de croire aux promesses des dirigeants et qui ont cru protester dans l’intérêt du peuple, des marxistes convaincus défendant des gens ou des principes qui ‘n’existent pas’ dans le langage officiel. Les ‘anormaux’ sont ceux qui refusent obstinément la normalisation.[…] Plus que jamais ce débat concerne l’Occident, imbibé sans peut-être le savoir par ce langage, par cette ‘grille’ de pensée, qu’il l’accepte ou la rejette : ‘Si les fous soviétiques nous concernent, écrit E. Antébi, c’est qu’ils ont dénoncé cette politique de l’huître rivée à son rocher, muette, et dont l’inéluctable destin reste d’être gobée.’[…] Ne craignons pas d’être taxés de fous parce que nous dénonçons sans relâche la barbarie qui se couvre des oripeaux du bien du peuple, ne soyons pas dupe d’un langage qui nous englue dans la toile au coin de laquelle l’araignée guette. »
– Gérard Nirascou, Le Figaro.

« Après les multiples témoignages dénonçant la répression politique en URSS, c’est au tour d’une journaliste, E. Antébi, de constituer un dossier minutieux sur les victimes d’un régime qui, grâce à la médecine, a remplacé les menottes par la seringue pour réduire à néant les contestataires. Elle a interrogé une dizaine de psychiatres soviétiques en Israël, en Amérique, en Europe et même en URSS. Elle a rencontré à Moscou l’académicien Sakharov, le professeur Snejnevski, théoricien de la psychiatrie soviétique et, bien entendu, les victimes des cliniques spéciales qu’elle nous présente, nous relatant le cas de chacun. […] La liste est longue, effarante. On reste atterré devant les motifs invoqués. Ainsi, les convictions religieuses sont considérées comme pathologiques. Le général Grigorenko, héros de la dernière guerre mondiale, marxiste militant et major général à l’Académie Vorochilov, a été interné deux fois et dégradé pour avoir pris position contre l’antisémitisme et s’être élevé contre les salaires indécents des membres du parti. »
– Françoise de Comberousse, France-Soir.

« A lire Droit d’Asiles en Union Soviétique, document d’Elizabeth Antébi, on est transporté au-delà de toute discussion médicale ou ésotérique sur la psychiatrie et une description à la fois froide et brûlante des prisons psychiatriques d’URSS continue à interpeller le lecteur bien après qu’il ait refermé le livre.[…] Si en URSS on ne fusille plus comme dans les années 30 des grands procès, on interne volontiers, on camisole, on anéantit, on détruit avec la complicité de psychiatres-kapos l’homme différent, le contestataire, le croyant en Dieu – ne faut-il pas être fou pour croire en ce qui n’existe pas? -, le ‘déviant sexuel’ comme le cinéaste Paradjanov, le non-conformiste, celui dont le KGB décide qu’il n’est pas comme les autres. Elizabeth Antébi fait de la psychiatrie inquisitoriale du Kremlin une relation hallucinante et tente d’analyser comment des hommes de science ont pu transformer une thérapie en supplice, en décrétant paradoxalement ‘que dans une société marxiste est fou celui qui refuse l’aliénation’. Mais les ‘fous’ des prisons psychiatriques soviétiques ne dérangent pas seulement le Kremlin. ‘L’Occident, écrit Elizabeth Antébi, la gauche surtout, s’affole à l’idée de remettre en cause l’Etat socialiste ‘et tout un langage officiel, dogmatique, empêche l’homme d’être un militant ‘nomade’, celui qui vole au secours de l’être persécuté où qu’il puisse se trouver’. Pour cette raison, les ‘fous’ soviétiques et les ‘fous’ de partout nous concernent. A tous ceux qui travaillent à un ordre économique mondial et à une détente fondée sur des relations commerciales sans préalable, il faut dédier cette observation de Chifrine, un ex-détenu d’Union Soviétique : ‘Deux fois j’ai vu de mes propres yeux et maintes fois j’ai entendu dire que des prisonniers se coupaient la main et les jetaient dans les voitures avec le bois. Ils me disaient : Nous voulons que les peuples d’Occident sachent qui a coupé ce bois. Ce bois est destiné au monde libre. Quand je suis venu en Occident, j’ai interrogé quelques personnes qui font commerce de bois avec l’URSS. Je leur ai demandé : Vous est-il arrivé parfois de trouver des mains coupées dans le bois ? Ils m’ont répondu : Oui. Je leur ai demandé pourquoi ils n’en avaient rien dit à la presse ou à la radio. Ils m’ont répondu : Impossible. Nous devrions alors cesser tout commerce avec l’URSS. »
– Henri Smolarski, Tribune Juive, 2 juin 1977.

Source: © Elizabeth Antébi.


Posté par General Garcia à 07:12 - PSYCHOPOLITIQUE ET BIG BROTHER - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2006

"Nous devons contrôler le cerveau électriquement."

"Nous avons besoin d'un programme de psychochirurgie pour le contrôle politique de notre société. Le but est le contrôle physique de l'esprit. Chacun qui dévie de la norme donnée peut être chirurgicalement mutilé. L'individu peut penser que la réalité la plus importante est sa propre existence, mais c'est seulement son point de vue personnel. Même si cette attitude libérale est très séduisante, ceci manque de perspective historique. L'homme n'a pas le droit de développer sa propre façon de penser. Nous devons contrôler le cerveau électriquement. Un jour, les armées et les généraux seront contrôlés par stimulation électrique du cerveau."

Ces propos du Pr. Jose Delgado, physiologiste à l’Université de Yale, ont été transcrits le 24 février 1974 dans l'édition du Procès verbal des séances du Congrès américain, numéro 26, vol. 118.

Les armes non létales psycho-technologiques ou armes à énergie dirigée

Malgré ou grâce à de telles déclarations, les recherches du Pr. Delgado (né à Ronda, Malaga, en Espagne, le 8 août 1915) ont été financées par l’US Air Force. Quand, en 1977, les révélations de la Commission d’enquête du gouvernement concernant les recherches de la CIA sur les techniques de modification du comportement dans le cadre du projet MKultra, ont déclenché un scandale, ce type de discours s’est fait plus rare. Sous couvert de préserver la sécurité nationale, la CIA expérimentait sur des personnes, en Amérique et à l’étranger, sans leur consentement, différentes substances et méthodes de pressions psychologiques (comme l'effacement de la mémoire, la résistance hypnotique à la torture, les sérums de vérité, la suggestion post-hypnotique, induire rapidement l’hypnose, la stimulation électronique du cerveau, les irradiations non ionisantes, induire par micro-ondes des « voix » qui semblent naître à l'intérieur du crâne, et une foule d’autres technologies encore plus inquiétantes).
La CIA a assuré que ce programme avait pris fin mais d’autres toujours secrets et classifiés ont pris le relais et les progrès scientifiques ont permis le développement d’armes psycho-technologiques qui peuvent être utilisées à distance.

Déclarations d'intention et nouvelles technologies

Depuis plusieurs années, on assiste au développement d’armes non létales toujours plus sophistiquées dont certaines ont déjà été utilisées dans le cadre de conflits armés (guerre du Golfe entre autres). Elles font aussi leur apparition dans des opérations civiles de maintien de l’ordre pour le contrôle des foules. En effet, les armes non létales sont à usage double, ce qui signifie qu’elles peuvent être utilisées contre des civils, car leurs caractéristiques correspondent aussi bien aux objectifs des forces armées qu’à ceux des forces de l’ordre. Luc Mampaey, attaché de recherche au GRIP (Groupe de Recherche et d'Information sur la Paix et la Sécurité) fait remarquer que de nombreux observateurs estiment qu’elles risquent donc de contribuer à un renforcement de l’arsenal répressif y compris dans nos fragiles démocraties, et de conduire à une militarisation croissante des opérations de police, adoptant des tactiques et un armement de plus en plus sophistiqué.
Toujours d’après Luc Mampaey, les armes non létales peuvent devenir un redoutable instrument pour maintenir la domination des puissants et il cite un officiel de l’OTAN : «Dans un intéressant et équilibré rapport d’octobre 1997, Luc Lyell, rapporteur de la Commission des Sciences et des Technologies de l’Assemblée de l’Atlantique Nord, exposait quelques-unes des possibilités d’utilisations des armes non létales. On peut y lire que ''de telles utilisations d’armes non létales permettraient de mener des opérations non guerrières qui seraient politiquement plus acceptables, ce qui explique l’intérêt que présentent ces arme.''» (Les rapports européens ont montré que ces armes présentent des risques réels pour la santé et viennent en règle générale s'ajouter aux armes conventionnelles.) Actuellement, on trouve encore des déclarations d’intention dans certains documents militaires qui inquiètent les chercheurs et le Parlement européen mais le secret-défense empêche les débats entre intervenants aux formations et horizons divers sur l’état actuel des recherches et l’utilisation de ces technologies

Dans un article sur le système radar américain HAARP qui pourrait éventuellement servir à manipuler les émotions et le comportement, le journaliste A. Gossens cite un extrait d’une revue militaire : « Ce type de technologie ne rebute absolument pas les stratèges du Pentagone, loin s'en faut. Pour preuve, on peut lire dans une revue à circulation interne (The Revolution In Military Affairs - Stategic Studies Institute-US Army War College) qui n'est pas censée tomber entre des mains civiles la conception suivante: "Nos valeurs changent et la technologie s'ouvre sur de nouveaux horizons. Il y a peu, pendant la guerre froide, les opérations psychologiques et l'armement psychologique étaient encore primitifs. Alors que nous entrons de plain-pied dans l'ère de l'électronique et de la bioélectronique, il devient nécessaire de réévaluer les barrières morales et éthiques que nous avons posées en interdisant (toute technologie) pouvant manipuler l'esprit de nos ennemis tant à l'intérieur du pays qu'à un niveau international... Dès que cela sera possible, nous encouragerons des entreprises privées ou semi-privées à développer une technologie appropriée... Nous pouvons agir de même avec les nouveaux types d'armements comme les armes biologiques incapacitantes et les armes psycho-technologiques avancées..." [fin de citation] »

Les effets des armes non létales

La panoplie des armes non létales, qui sont d'ailleurs capables de provoquer la mort, comprend différentes catégories de technologies qui permettent aussi bien d’entraver les mouvements, d’envoyer une décharge électrique dissuasive que de rendre malade ou d’influencer le comportement. En effet ces armes peuvent provoquer des réactions psychologiques et physiques.
Un rapport de l’US Air Force de 1998 décrit l'arsenal d’articles ''antipersonnels'' disponibles:
• infrasons / VLF ou son à très basses fréquences "qui désorientent et effrayent", "gênant le fonctionnement des organes, en entraînant nausées et spasmes du système digestif";
• inhibiteurs neuraux : frappent les personnes d'incapacité, paralysant les connexions synaptiques";
• "hallucinogènes" ou "narcotiques qui désorientent, rendent confus et frappent d’incapacité";
• "calmants" ou "sédatifs transmis par les poumons ou la peau";
• "bêtabloquants" ou "fléchettes tranquillisantes et balles anesthésiques";
• "fusils électroniques" ou "pistolets qui assomment", "et affaiblissent le système nerveux central";
• "impulsions micro-ondes puissantes (HPM = High Power Microwave)" qui "induisent confusion, stupeur et coma chez les personnes et les animaux";
• "projectiles non pénétrants" ou "systèmes qui écrasent, déforment, délitent, dont des grenades à fléchettes";
• "balles en cire, bois et plastique" dont "les effets varient selon la forme, les matériaux, et la vitesse";
• "lasers à faible énergie" y compris des "fusils laser";
• "munitions optiques" ou "grenades éblouissantes."
Extrait de Armement non létal : un travail de structuration pour une intégration future, USAF, 98
Selon un rapport européen les pays producteurs d’armes non létales les plus cités sont la Chine, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie.

© Article de Luc Mampaey du GRIP (Groupe de Recherche et d'Information sur la Paix et la Sécurité)

© Extrait de l'article de Marc Filterman (expert radar et électronique de défense) sur la résolution européenne (mentionné dans la deuxième partie du texte).
Un extrait de son livre "les armes de l'ombre,"  éd. Carnot est également cité dans le texte.

Source : Vers une société psycho-civilisée? – Technologies de contrôle politique. CAPT Collectif contre les abus dus aux psycho-technologies.


Posté par docteur vincent à 10:16 - PSYCHOPOLITIQUE ET BIG BROTHER - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2006

Psychiatrie militaire et guerre civile : la source de l'opposition politique est une tare biologique qu'il faut éliminer

Dans cet environnement surgit la douleur. Elle surgit en tant qu’objet historique dans la mesure où elle participe du fonctionnement de l’univers carcéral franquiste : « ils gémiront pendant des années en prison en rachetant leurs délits » écrivait le commandant psychiatre Antonio Vallejo Nágera, sur lequel je reviendrai, et tout se passa précisément comme il l’avait prévu. […]

Déposséder l’ennemi de sa condition humaine fut l’exigence première d’une logique qui conduisait à son anéantissement. Barrington Moore en fit l’analyse exemplaire en parlant des dictatures. « Pathologiser » la dissidence politique fut l’un des mérites du psychiatre et anthropologue italien Cesare Lombroso, qui se consacra à la mesure des crânes des paysans méridionaux afin de légitimer scientifiquement la répression que le nouvel Etat italien réserva à ceux qui s’opposaient à sa politique. Ses travaux sur l’anthropomorphisme parvinrent à la conclusion que le comportement rebelle des paysans du Sud – appelés simplement bandits – était déterminé biologiquement par un retard dans l’évolution de l’espèce, un retard qu’il appela atavisme. Ainsi, la violence des paysans n’était pas un fait de classe mais un phénomène gratuit et spécifique d’êtres humains inférieurs comparés à leurs contemporains.

Dans les années de fondation de l’Etat franquiste, l’armée, et plus particulièrement le commandant psychiatre Antonio Vallejo Nágera, à la tête d’une institution militaire constituée expressément, le Cabinet des Recherches Psychologiques, tenta de prouver scientifiquement l’infériorité mentale des détenus. Les applications de ses recherches psychiatriques sur les détenu(e)s eurent de graves conséquences sur le monde carcéral, en particulier sur les femmes, en donnant à ses singulières thèses eugénistes un terrain d’application empirique. Le principe de « ségrégation totale » favorisa la séparation familiale des enfants de prisonniers, inaugurant ainsi le chapitre des mises à l’écart et des disparitions d’enfants à grande échelle, qui contribuèrent à renforcer la structure du pouvoir au sein de la prison et le contrôle des familles de prisonniers, grâce au réseau complexe de la philanthropie phalangiste et catholique.

L’Ordre du 30 mars 1940, concernant la présence des enfants dans les prisons, accéléra la déportation des enfants des centres pénitentiaires vers les institutions de tutelle créées par l’Etat, dont l’objectif était de « combattre la propension dégénérative des enfants ayant grandi dans une atmosphère républicaine », selon Vallejo Nágera en 1941. En même temps, il destinait ces enfants à un destin considéré meilleur, celui des réseaux d’assistance phalangiste ou catholique, afin de garantir « une exaltation des qualités biopsychiques raciales et l’élimination des facteurs environnementaux qui au cours des générations conduisent à une dégénération du biotype ». La justification politique à l’appropriation des enfants des détenus et des victimes de la répression paraissait évidente à la propagande du régime. Si elle se présentait de manière moins brutale que dans les écrits de Vallejo Nágera, les contenus ne différaient guère. C’est en tout cas ce que l’on peut déduire de la déclaration du Patronat de la Merced pour le Rachat des Peines par le Travail, au milieu de l’année 1944 : « Des milliers et des milliers d’enfants ont été arrachés de la misère matérielle et morale ; des milliers et des milliers de parents de ces mêmes enfants, écartés politiquement du Nouvel Etat espagnol, s’en rapprochent peu à peu et sont reconnaissants de cette oeuvre transcendantale de protection »

Source: © L’univers carcéral sous le franquisme par Ricard Vinyes.
Article paru dans Molinero C., Sala M., Sobrequés J. (dir.), Una Inmensa Prisión. Los campos de concentración y las prisiones durante la guerra civil y el franquismo, Barcelona, Crítica, 2003, chap. 8, pp. 155-175. Traduction de Stéphane Michonneau (Université de Poitiers).
Voir : Cultures & Conflits.


Posté par General Garcia à 11:50 - PSYCHOPOLITIQUE ET BIG BROTHER - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 août 2006

Une société manipulée par des pilules de bonheur consommées en toute liberté?

À intervalles réguliers, on nous avertit que cette prophétie d'Aldous Huxley est en voie de réalisation. Dans les Grands médicaments, ouvrage paru en France en 1975, le docteur Henri Pradal écrivait :

«Les tranquillisants apparaissent donc comme des agents extrêmement efficaces de stabilisation sociale, puisqu'ils déconnectent les personnes et tissent autour d'elles une gangue immatérielle mais parfaitement isolante et protectrice. Atténuant les pulsions critiques, assouplissant la rigidité des comportements, réduisant à presque rien les impatiences et les revendications, les tranquillisants font plus, pour le maintien de ce qui est, que toutes les forces d'information et de police. L'absence d'activités créatrices, la disparition des motivations par la responsabilité, l'orientation de tous les efforts vers l'acquisition d'objets ou de «signes» de puissance, l'obsolescence accélérée des acquis de haute lutte obligeant au renouvellement incessant et à l'innovation à tout prix, tout cela contribue à la consommation exponentielle des pilules de «bonheur» et nous conduit tout droit à un "meilleur des mondes" à la Huxley.»

Source : L'Encyclopédie de l'Agora


Posté par General Garcia à 14:46 - PSYCHOPOLITIQUE ET BIG BROTHER - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1