PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ?

Il est urgent de réformer la psychiatrie et ses pratiques "médicales" frauduleuses et dégradantes qui violent les droits de l'Homme. Psychiatrie : la fin d'une imposture.

08 juillet 2007

« Blackbox » pour les médicaments de l’hyperactivité

Comité du Médicament du CHU de Toulouse                                                     Toulouse, 13/07/06

SERVICE DE PHARMACOLOGIE CLINIQUE
Professeur Jean-Michel SENARD
Faculté de Médecine
37 allées Jules Guesde
31000 TOULOUSE
Téléphone : 05-61-14-59-61
Télécopie : 05-61-25-51-16
Mel. : senard@cict.fr

SERVICE DE PHARMACIE
Docteur Jean-Jacques TIRAVY
Pharmacie Hôpital Rangueil
Avenue Jean Poulhes, TSA 30030
31059 TOULOUSE Cedex 9
Téléphone : 05-61-32-28-85
Télécopie : 05-61-32-29-94
Mel. : tiravy.jj@chu-toulouse.fr


COMITE DU MEDICAMENT EN NEUROLOGIE
Bulletin d’information 2006 ; n°3
Juillet-Août-Septembre

3. INFORMATIONS DE PHARMACOLOGIE CLINIQUE

3.1. « Blackbox » pour les médicaments du syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention.
Le 9 février dernier, le Comité de PharmacoVigilance (PV) de la FDA a voté pour l’ajout d’une mise en garde (« Blackbox ») pour les médicaments du syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention. Ces produits [diverses amphétamines (Adderall et autres, non commercialisées en France) et méthylphenidate (dans notre pays : Ritaline, Concerta)] sont largement consommés aux USA, tant chez les enfants (2,5 millions, soit 1 sur 10 enfants âgé de 10 ans !) que chez les adultes (1,5 millions, dont 10% de plus de 50 ans !). Dans ces deux populations, on a rapporté aux structures de PV américaines de nombreux infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux ou encore morts subites (NEJM, 2006, 354, 1445). Rien d’étonnant quand on connaît les propriétés de base du méthylphenidate, qui n’est rien d’autre qu’un dérivé amphétaminique, majorant (comme toute amphétamine) la libération de noradrénaline (et autres monoamines) des terminaisons nerveuses périphériques et centrales. Ainsi, on attendra avec le méthylphenidate des effets sympathomimétiques: hausse tensionnelle (Aderral élève la pression sanguine artérielle de 5 mm Hg en moyenne), tachycardie, troubles du rythme cardiaque, décompensation d’insuffisance cardiaque, hyperglycémie… En Europe, la consommation de méthylphenidate s’avère moindre qu’aux USA. Devons nous tout de même accepter la généralisation de telles pratiques contraires à toute logique pharmacologique? Est-il raisonnable de laisser des organismes en développement ou des adultes toute une vie sous sympathomimétique ? Les exemples récents de PV des autres sympathomimétiques [le «décongestionnant nasal» phénylpropanolamine (PPA) ou les ephédrine, pseudoephédrine, ma huang utilisés pour perdre du poids] plaident, évidemment, formellement contre cette possibilité.

Source : © www.chu-toulouse.


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01 novembre 2006

« Blackbox » pour les médicaments de l’hyperactivité

Comité du Médicament du CHU de Toulouse                                                     Toulouse, 13/07/06

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Professeur Jean-Michel SENARD
Faculté de Médecine
37 allées Jules Guesde
31000 TOULOUSE
Téléphone : 05-61-14-59-61
Télécopie : 05-61-25-51-16
Mel. : senard@cict.fr

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Télécopie : 05-61-32-29-94
Mel. : tiravy.jj@chu-toulouse.fr

COMITE DU MEDICAMENT EN NEUROLOGIE
Bulletin d’information 2006 ; n°3
Juillet-Août-Septembre


3. INFORMATIONS DE PHARMACOLOGIE CLINIQUE
3.1. « Blackbox » pour les médicaments du syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention.
Le 9 février dernier, le Comité de PharmacoVigilance (PV) de la FDA a voté pour l’ajout d’une mise en garde (« Blackbox ») pour les médicaments du syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention. Ces produits [diverses amphétamines (Adderall° et autres, non commercialisées en France) et méthylphenidate (dans notre pays : Ritaline°, Concerta°)] sont largement consommés aux USA, tant chez les enfants (2,5 millions, soit 1 sur 10 enfants âgé de 10 ans !) que chez les adultes (1,5 millions, dont 10% de plus de 50 ans !). Dans ces deux populations, on a rapporté aux structures de PV américaines de nombreux infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux ou encore morts subites (NEJM, 2006, 354, 1445). Rien d’étonnant quand on connaît les propriétés de base du méthylphenidate, qui n’est rien d’autre qu’un dérivé amphétaminique, majorant (comme toute amphétamine) la libération de noradrénaline (et autres monoamines) des terminaisons nerveuses périphériques et centrales. Ainsi, on attendra avec le méthylphenidate des effets sympathomimétiques: hausse tensionnelle (Aderral° élève la pression sanguine artérielle de 5 mm Hg en moyenne), tachycardie, troubles du rythme cardiaque, décompensation d’insuffisance cardiaque, hyperglycémie… En Europe, la consommation de méthylphenidate s’avère moindre qu’aux USA. Devons nous tout de même accepter la généralisation de telles pratiques contraires à toute logique pharmacologique? Est-il raisonnable de laisser des organismes en développement ou des adultes toute une vie sous sympathomimétique ? Les exemples récents de PV des autres sympathomimétiques [le «décongestionnant nasal» phénylpropanolamine (PPA) ou les ephédrine, pseudoephédrine, ma huang utilisés pour perdre du poids] plaident, évidemment, formellement contre cette possibilité.

Un nouvel exemple de « médicamentation » (lire à ce sujet www.prescrire.org/editoriaux/medicamentation/pdf) de la société avec un médicament non dénué de risque…

Source : www.chu-toulouse.fr/IMG/pdf/bull2006-3.pdf


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Le droit des enfants à surmonter l’hyperactivité dans de bonnes conditions

Conseil_Europe


Doc. 11070rev
11 octobre 2006

Le droit des enfants à surmonter l’hyperactivité et les problèmes
de concentration dans de bonnes conditions

Proposition de recommandation
présentée par Mme Woldseth et plusieurs de ses collègues

La présente proposition n’a pas été examinée par l’Assemblée
et n’engage que ses signataires

L’Assemblée,

1. Rappelle que dans sa Recommandation 1562 (2002), « Contrôler le diagnostic et le traitement des enfants hyperactifs en Europe », elle a exprimé son inquiétude face au nombre croissant d’enfants, dans les Etats membres du Conseil de l’Europe, chez qui sont diagnostiqués des troubles de déficience de l’attention/hyperactivité (TDAH), des troubles hyperkinétiques ou des anomalies comportementales associées. Ces diagnostics sont tout à fait subjectifs et hautement controversés, à la fois en tant que diagnostics et pour les traitements qu’ils impliquent ;

2. Note que les enfants et les adolescents reçoivent de plus en plus souvent, voire principalement dans certains Etats membres, des traitements à base de stimulants du système nerveux central tels que les amphétamines ou le méthylphénidate (dans quelques pays, on utilise aujourd’hui une nouvelle catégorie de médicaments aux effets analogues) ;

3. Note qu’un certain nombre de rapports et d’avertissements officiels ont été publiés ces derniers mois, qui mettent en garde contre les erreurs de diagnostic concernant les enfants atteints de tels troubles, et contre l’emploi de ce type de médicaments. Des avertissements ont notamment été publiés par la plupart des agences nationales des médicaments des Etats membres de l’Union européenne, par l’Agence européenne des médicaments, par la Commission de l’Union européenne, par la « Food and Drug Administration » des Etats-Unis et par le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies. Les avertissements portent entre autres sur le fait que les enfants utilisant ces médicaments peuvent souffrir d’effets secondaires d’ordre mental tels que des anomalies comportementales, des hallucinations visuelles, des pensées suicidaires et des comportements psychotiques, agressifs ou violents ; sont également mentionnés des risques de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral, de séquelles hépatiques, et même de décès ;

4. Rappelle que cette question revêt une importance particulière pour le Conseil de l’Europe, organisation de protection des droits de l’homme ayant notamment vocation à protéger les droits des enfants et à élaborer des solutions européennes aux problèmes sociaux et de santé, y compris les problèmes liés à l’utilisation de médicaments ;

5. Selon une étude scientifique reprenant l’ensemble des études publiées au sujet du TDAH, il est loin d’être établi que le traitement médicamenteux des enfants ayant fait l’objet d’un tel diagnostic ait apporté une quelconque amélioration de leurs compétences scolaires et sociales ;

6. Note que l’hyperactivité et le manque d’attention sont des symptômes pouvant avoir des causes variées, telles qu’une consommation excessive de sucre blanc et d’additifs alimentaires ou une consommation insuffisante d’acides gras essentiels et de minéraux. Les substances toxiques présentes dans l’environnement, comme le mercure et le plomb, les allergies et d’autres facteurs physiques peuvent également être à l’origine de troubles comportementaux et scolaires analogues aux symptômes et troubles associés au TDAH. Dans certains cas, les symptômes en question sont causés par une éducation non adaptée aux besoins de l’enfant ;

7. Demande à la commission compétente d’étudier cette question et de formuler des recommandations fondées au sujet du traitement des enfants présentant de tels symptômes ;

8. Demande au Comité des Ministres d’approuver le rapport et les recommandations de l’Assemblée parlementaire dès réception ou, s’il souhaite en confirmer les résultats lui-même ou par l’intermédiaire du Groupe Pompidou, de ne pas faire appel à des experts en pédopsychiatrie qui sont ou ont été payés par une société pharmaceutique produisant des stimulants ou des médicaments appartenant à la nouvelle catégorie de substances utilisées pour traiter les symptômes qualifiés de TDAH, ou dont les travaux ont été remis en question ou considérés comme entachés de parti pris ou de fraude.

Signé (1):

WOLDSETH, Karin S., Norvège, GDE
ABBASOV Aydin Azerbaïdjan, SOC
ALATALU, Toomas, Estonie, GDE
AZZOLINI, Claudio, Italie, PPE/DC
BIBERAJ, Aleksander, Albanie, PPE/DC
CHRISTOFFERSEN, Lise, Norvège, SOC
DEES, Dirk, Pays-Bas, ADLE
DROMBERG, Kaarina, Finlande, PPE/DC
DUESUND, Åse Gunhild Woie, Norvège, PPE/DC
GAJDÒ·KOVÁ, Alena, République tchèque, SOC
GREENWAY, John, Royaume-Uni, GDE
HAJIYEV, Sabir, Azerbaïdjan, SOC
ISLAMI, Kastriot, Albanie, SOC
JACOBSEN, Bjørn, Norvège, GUE
MILO, Paskal, Albanie, SOC
PERNASKA, Lajla, Albanie, PPE/DC
SAKS, Katrin, Estonie, SOC
SEYIDOV, Samad, Azerbaïdjan, GDE
VAKSDAL, Øyvind, Norvège, GDE
van WINSEN, Bart, Pays-Bas, PPE/DC
VEENENDAAL, Jelleke, Pays-Bas, ADLE

1    SOC: Groupe socialiste
      PPE/DC: Groupe du Parti populaire européen
      ADLE: Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
      GDE: Groupe des démocrates européens
      GUE: Groupe pour la gauche unitaire européenne
      NI: non inscrit dans un groupe

Source : © Conseil de l'Europe.


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26 octobre 2006

Contrôler le diagnostic et le traitement des enfants hyperactifs en Europe

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Recommandation 1562 (2002)

1. L’Assemblée parlementaire est préoccupée par le fait qu’un nombre croissant d’enfants, dans certains Etats membres du Conseil de l’Europe, ayant fait l’objet d’un diagnostic de trouble de «déficience de l’attention/hyperactivité» (TDAH), de «trouble hyperkinétique» ou d’anomalies comportementales associées, sont traités au moyen de stimulants du système nerveux central tels que les amphétamines ou le méthylphénidate, qui sont des médicaments sous contrôle inscrits au tableau II de la Convention sur les substances psychotropes des Nations Unies de 1971 parce qu’ils ont été jugés par l’Organisation mondiale de la santé comme pouvant faire l’objet d’abus, représenter un risque notable pour la santé publique et n’avoir qu’une utilité thérapeutique faible ou modérée.

2. Cette question intéresse particulièrement le Conseil de l’Europe, organisation de défense des droits de l’homme, qui vise, notamment, à protéger les droits des enfants et à chercher des réponses européennes aux problèmes sociaux et de santé publique, y compris l’usage des stupéfiants. L’Assemblée parlementaire souligne, conformément à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, que, dans toutes les actions concernant les enfants, c’est l’intérêt supérieur de l’enfant qui doit primer. Par ailleurs, les enfants ont droit au plus haut niveau de soins de santé et de soins médicaux possible, et à la protection contre l’usage illicite de stupéfiants.

3. Bien que leurs causes précises ne soient pas connues, la réalité du TDAH et des troubles hyperkinétiques, définis en termes de symptômes comportementaux persistants et graves, essentiellement caractérisés par l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité, et aboutissant à un handicap fonctionnel, est largement reconnue par les organisations professionnelles médicales, psychologiques et scientifiques, y compris l’Organisation mondiale de la santé. Toutefois, l’Assemblée est préoccupée par le fait que deux séries différentes de critères sont appliquées pour diagnostiquer ces troubles, l’une adoptée par l’American Psychiatric Association (Association psychiatrique américaine) et utilisée dans le monde entier, et l’autre, plus stricte, par l’Organisation mondiale de la santé. Elle estime qu’il convient de revoir la base de ces différentes normes en vue de clarifier et d’harmoniser les critères déterminant le diagnostic et le traitement.

4. Il est largement reconnu que ces troubles du comportement peuvent entraver de manière significative le développement social, éducatif et psychologique de certains enfants, entraînant chez eux une baisse de l’estime de soi et des problèmes émotionnels et sociaux, et gênant gravement la réalisation de leur potentiel éducatif. Les symptômes du TDAH peuvent se poursuivre dans l’adolescence et à l’âge adulte, et s’accompagner de problèmes émotionnels et sociaux persistants, conduisant au chômage, à la délinquance et à la toxicomanie. La souffrance pesant sur les individus atteints de ces troubles, ainsi que sur leur famille et sur la société, ne peut être mesurée avec précision, mais peut être considérable.

5. La controverse entourant le TDAH porte non seulement sur le point de savoir s’il peut objectivement être décrit comme une anomalie ou une maladie, mais surtout s’il est justifié de le traiter au moyen de stimulants du système nerveux central, dont certaines études psychiatriques ont montré qu’ils sont efficaces pour atténuer les symptômes des patients en leur permettant de se concentrer davantage sur ce qu’ils sont en train de faire et en réduisant leur hyperactivité, mais dont les effets à long terme sont incertains et qui ne peuvent amener la guérison.

6. L’Assemblée parlementaire, soulignant que le principe de précaution doit prévaloir lorsque le doute existe en ce qui concerne les effets à long terme des médicaments et consciente de ce que les troubles du comportement de l’enfance et de l’adolescence, comme tous les troubles mentaux et comportementaux, proviennent, on le sait, d’une interaction complexe de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, estime qu’un contrôle plus strict devrait être exercé sur le diagnostic et le traitement de ces troubles. L’Assemblée estime qu’il faudrait mener davantage de recherches sur l’effet d’un tutorat et de solutions pédagogiques adaptés aux enfants présentant des symptômes de TDAH, sur les effets comportementaux de problèmes médicaux comme les allergies et les réactions d’intoxication, et sur les formes alternatives de traitement comme les régimes spéciaux.

7. L’Assemblée parlementaire est déçue qu’à ce jour l’industrie pharmaceutique n’ait pas toujours agi de manière à prendre en compte les valeurs et principes du Conseil de l’Europe; elle souhaite garantir qu’à l’avenir la communauté médicale et scientifique et l’industrie pharmaceutique agiront dans l’intérêt supérieur de la société en général, et invite le Comité des Ministres à surveiller la situation.

8. C’est pourquoi l’Assemblée parlementaire recommande au Comité des Ministres:

i. de charger le Comité européen de la santé, en concertation avec le Groupe Pompidou, le Comité européen pour la cohésion sociale, le Comité directeur pour la bioéthique et le Comité directeur de l’éducation, et en étroite coopération avec les organisations internationales appropriées:

a. de réaliser une étude sur le diagnostic et le traitement, en Europe, des enfants montrant des symptômes de déficience de l’attention/hyperactivité et de troubles analogues;

b. d’identifier la meilleure pratique pleinement conforme aux droits et aux intérêts de ces enfants; et

c. d’élaborer une recommandation aux gouvernements des Etats membres, visant à reconsidérer le diagnostic et le traitement des enfants montrant des symptômes de déficience de l’attention/hyperactivité et de troubles analogues, sur la base du principe de précaution et des normes éthiques correspondant aux valeurs et aux principes du Conseil de l’Europe;

ii. d’inviter le Groupe Pompidou, en coopération avec les organisations internationales appropriées, à renforcer les principes directeurs concernant la promotion des médicaments psychotropes;

iii. d’inviter les gouvernements des Etats membres:

a. à suivre de plus près le diagnostic et le traitement des enfants montrant des symptômes de déficience de l’attention/hyperactivité et de troubles analogues;

b. à coordonner et à accélérer les recherches sur la prévalence, les causes, le diagnostic et le traitement (en particulier les traitements de substitution tels que le régime alimentaire) de ces troubles et surtout sur les effets à long terme des psychostimulants prescrits pour le traitement ainsi que sur les facteurs sociaux, éducatifs et culturels éventuellement en cause;

c. à produire un matériel d’information destiné aux parents d’enfants hyperactifs, indiquant les possibilités qui existent d’améliorer leur état;

iv. d’inviter l’Organisation mondiale de la santé, en coopération avec l’American Psychiatric Association, à revoir la base de leurs critères de diagnostic pour le TDAH et le trouble hyperkinétique, en vue de clarifier et d’harmoniser les critères déterminant le diagnostic et le traitement.
__________

1. Texte adopté par la Commission permanente, agissant au nom de l’Assemblée, le 29 mai 2002 (voir Doc. 9456, rapport de la commission des questions sociales, de la santé et de la famille, rapporteur: M. Brînzan).

Source : © Conseil de l'Europe.

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24 septembre 2006

Médicaments pour le TDAH, mises en garde de Santé Canada

ritalin2

publié le 23 septembre 2006

Après la Food and Drug Administration (FDA) américaine, Santé Canada exige que les informations aux patients et l'étiquettage de plusieurs médicaments prescrits pour le trouble déficit d'attention/hyperactivité (TDAH) soient modifiés pour refléter les risques potentiels de symptômes psychotiques, incluant les hallucinations, relativement rares, et l'agitation chez les enfants ainsi que certains risques cardiaques.

Des recherches indiquent que jusqu'à 6% des enfants, sans facteurs de risque identifiés, utilisant une médication pour le TDAH à des doses normales peuvent avoir des hallucinations visuelles et tactiles.

Santé Canada a déjà informé il y a quatre mois que les médicaments pour le TDAH peuvent représenter un risque faible de problèmes cardiaques incluant la mort soudaine. Les adultes et les enfants qui ont une haute pression sanguine, une maladie ou des anormalités cardiaques ou qui souffrent d'hyperthyroidie ne devraient pas utiliser de psychostimulants.

Les nouvelles consignes s'appliquent aux médicaments suivants: Ritalin, Ritalin SR (à libération lente), Adderall XR, Attenade, Biphentin, Concerta, Dexedrine et Strattera.

Santé Canada rappelle que les médicaments pour le TDAH sont généralement sécuritaires et efficaces lorsqu'utilisés correctement.

Photographie : © Joe Raedle/Getty Images
Sources: © www.psychomedia.qc.ca et Santé Canada


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31 août 2006

L’enfant hyperactif

par Claude Dessy
Licencié en psychologie
Directeur f.f. d’un centre PMS (psycho-médico-social) spécialisé

Note : la notion de "l'hyperactivité" est sujette à controverse. Les spécialistes ne sont pas d'accord entre eux, tant sur la validité psychiatrique de ce que certains conviennent d'étiqueter comme une pathologie mentale, que sur ses causes et les thérapies appropriées. Que ce trouble existe ou pas, que son identification reste sujette à caution, les symptômes et les comportements décrits dans l'hyperactivité ou le TDAH existent réellement. La contribution de monsieur Dessy est digne d'intérêt car elle préconise une solution qui n'est d'ordre ni chimiothérapeutique ni neurobiologique dont on ne peut que redouter les effets secondaires pour la santé physique et mentale de l'enfant. Il existe par ailleurs un grand choix de solutions naturelles liées à la diététique, aux médecines douces, etc., tout aussi valables et sans danger.


Le terme « hyperactif » est largement utilisé dans le langage courant pour désigner la partie la plus visible et la plus dérangeante d’un ensemble de symptômes regroupés sous le terme scientifique: «Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité» (TDAH).
L’hyperactivité est un facteur de risque considérable d’échec dans les apprentissages fondamentaux. Quels sont les comportements caractéristiques d’un enfant hyperactif ? Comment un enseignant peut-il aider cet enfant en souffrance ?

Le trouble en question comporte trois pôles principaux :

1. L’inattention :
- l’enfant organise difficilement ses activités, ne parvenant pas à donner la priorité aux choses importantes;
- il est réticent à s’engager dans les tâches, tels les devoirs ou les jeux de sociétés, qui nécessitent un effort mental soutenu;
- il a du mal à se conformer aux directives, à terminer le travail demandé en classe ou ses devoirs ( sans volonté d’opposition ou manque de compréhension);
- il donne l’impression de ne pas écouter ce qu’on lui dit. Il faut attirer davantage son attention et répéter plusieurs fois;
- il a du mal à maintenir son attention au travail ou dans les jeux ;
- il se laisse facilement distraire par les décorations de la classe, le bruit de la rue, les mouvements extérieurs;
- il ne parvient pas à écouter la consigne d’un nouvel exercice écrit pendant qu’il termine l’exercice précédent;
- il accorde peu d’attention aux détails, commet des fautes d’inattention;
- il égare ou oublie son manteau, son sac de sport ou tout autre matériel nécessaire à ses activités.

2. L’hyperactivité :
- l’enfant est constamment en mouvement, inépuisable mais épuisant ;
- il parle trop souvent, se tient « sur la brèche » et agit comme s’il était doté d’un moteur ;
- il ne sait pas rester assis alors que la situation l’exige(il trouve généralement un tas de bonnes raisons pour se lever, que ce soit en classe ou au réfectoire) ;
- il a du mal de se tenir calmement ou en silence à une activité, même ludique ;
- en position assise, il se tortille, agite les mains ou les pieds, tombe de sa chaise ;
- il court, grimpe, saute dans des situations où cela n’est pas acceptable ;
- il change d’activité sans avoir terminé celle en cours.

3. L’impulsivité :
- l’enfant se précipite pour répondre à une question sans attendre qu’elle soit posée dans son entièreté ;
- il ne parvient pas à attendre son tour ;
- il fait irruption dans les jeux ou les travaux collectifs et intervient de façon inappropriée dans les conversations des autres enfants.
Le nombre de symptômes et leur gravité varient d’un enfant à l’autre. Un enfant peut présenter des symptômes appartenant à plusieurs de ces pôles ou à un seul. Certains enfants souffrent de troubles de l’attention accompagnés d’une agitation maîtrisée ( rester calme leur demande une grande tension).
L’intensité d’un symptôme peut également varier selon les circonstances et les moments.

Outre les difficultés dues à l’inattention, à l’hyperactivité, à l’impulsivité, ces enfants rencontrent généralement des problèmes annexes tels que :
- des troubles de l’endormissement et du sommeil ;
- des troubles de la mémoire : l’essentiel et l’accessoire, ce qui doit être enregistré dans la mémoire et ce qui ne doit pas l’être, sont difficiles à différencier ;
- des difficultés à contrôler les émotions ;
- des problèmes relationnels : l’enfant peut étouffer l’autre de par ses sollicitations permanentes d’affection. Il se fait difficilement des amitiés durables. Il peut rapidement être tenu à l’écart, être exclu des jeux collectifs ou se retrouver en position de souffre-douleur des plus grands (racket, violence gratuite…) ;
- des troubles de la perception : difficulté d’isoler les propos de l’enseignant de l’ensemble des autres bruits, le feu du passage pour piétons des enseignes lumineuses… ;
- des troubles de l’expression motrice ou verbale ;
- des troubles de la lecture, de l’orthographe, de l’écriture et du calcul ;
- des troubles de l’apprentissage des règles de fonctionnement de la vie en société.

Les suggestions suivantes permettent d’engendrer des changements encourageants. Une période difficile de transition est souvent nécessaire : l’enseignant peut éprouver des difficultés pour changer de comportement ; la même difficulté est bien plus présente encore chez l’enfant.
- Aider l’enfant à ranger ses affaires personnelles à des endroits bien déterminés, toujours identiques, à remettre chaque jour les divers travaux dans leurs fardes respectives ;
- organiser autant que possible un horaire régulier et prévisible et l’afficher en un endroit visible. Prévenir l’enfant de chaque transition (le passage à une autre matière, le changement de classe…), de chaque situation nouvelle ( la matinée « photos »…) et de tout changement imprévu, même apparemment anodin : il ne garde en général d’une situation donnée que des impressions disparates et confuses. En accordant son attention à ce qui est nouveau ou différent de l’ordinaire, il ne s’aperçoit pas que les caractéristiques importantes de deux situations sont identiques ;
- veiller à la simplicité et à la clarté des règles de vie en classe. Ce qui est autorisé ou interdit ne doit pas comporter d’exceptions ou de nuances telles que celles induites par les termes « peut-être », « un peu », « parfois », « habituellement », « dans ce cas », « à moins que »,

Prévenir des conséquences d’une éventuelle transgression des règles ;
- organiser la classe en plaçant de préférence le banc de l’enfant près de l’endroit où l’enseignant se trouve le plus souvent ou à côté d’un élève « modèle ». L’aider à se mobiliser sur l’essentiel, une nouvelle leçon, un exercice d’application ou un devoir à domicile, en retirant au préalable de son environnement proche ce qui pourrait détourner son attention. Établir des contacts visuels fréquents ;
- l’aider à terminer une activité, d’abord de courte durée, avant de s’engager dans une autre. Découper une tâche plus longue en plusieurs séquences dotées chacune de consignes courtes, claires et d’un objectif proche. Accorder plus de temps si nécessaire. Privilégier les devoirs courts. Éviter les exercices minutés ;
- quand cela s’avère nécessaire, permettre à l’enfant de bouger, par exemple en quittant la classe quelques instants pour aller chercher ou remettre un document au secrétariat ;
- dans les cas extrêmes, prévoir dans la mesure du possible un espace rangé et pauvre en source d’excitation, dans lequel l’enfant peut « se réfugier » et s’occuper tranquillement ;
- préserver les moments au cours desquels il a la possibilité de se défouler complètement ( cours de gym, récréation…)
- expliquer clairement les comportements et les mots estimés inacceptables en aucun cas. L’enfant a le droit de dire un gros mot lorsqu’il est frustré ou fâché, mais toutes les injures ne peuvent pas être tolérées. Décider clairement des mesures à prendre si l’enfant ne manifeste pas un minimum de respect ;
- interrompre dans l’immédiat et de façon systématique un comportement dangereux, pour l’enfant ou pour les autres, par une punition. Encourager immédiatement le comportement opposé ;
- Relever toute amélioration, même si le résultat obtenu reste imparfait : prêter attention, approuver, applaudir, adresser un regard admiratif ou un clin d’œil… Parfois, un encouragement matériel, plus tangible, est nécessaire. Il vaut mieux de petits encouragements immédiats et répétés, d’abord systématiques et ensuite occasionnels, qu’une récompense plus importante au terme d’un certain temps ;
- réserver chaque jours quelques minutes pour parler avec lui : les manifestations d’affection inconditionnelles( c’est-à-dire même si la journée a été « mauvaise ») sont importantes ;
- Écouter ce que l’enfant exprime sur les difficultés dont il souffre et leurs incidences sur ses apprentissages, sa vie sociale, …

La collaboration entre les parents et les professionnels qui gravitent autour de l’enfant est essentielle.
Le centre psycho-médico-social peut être un excellent intermédiaire pour initier, maintenir ou développer cette collaboration. Certains professionnels de cette institution sont aussi parfaitement formés à l’approche multi-référentielle nécessaire pour poser un diagnostic précis et définir les modalités de prise en charge de ce trouble.

© Claude Dessy.

Voir aussi dans ce blog : "Les 50 trucs pour la gestion académique du déficit d'attention".


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