PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ?

Il est urgent de réformer la psychiatrie et ses pratiques "médicales" frauduleuses et dégradantes qui violent les droits de l'Homme. Psychiatrie : la fin d'une imposture.

01 novembre 2006

Académie nationale de Médecine : "drogues" médicales? Connaît pas

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE
16, RUE BONAPARTE – 75272 PARIS CEDEX 06
TÉL : 01 42 34 57 70 – FAX : 01 40 46 87 55
_______

COMMUNIQUÉ
au nom de la Commission XVII (Langue française – Langage médical - Dictionnaire de l’A.N.M.)
Définition du mot « Drogue »
Pierre DELAVEAU

Au cours de la séance du 21 mars dernier, avait été présenté à l’Assemblée par le Président de la Commission XVII un projet de définition du mot drogue, en vue de lever des équivoques fâcheuses. En raison d’objections soulevées par plusieurs confrères, la discussion fut suspendue, en attendant de nouveaux éléments de réflexion. En voici.
Rappelons tout d’abord que les préoccupations prioritaires des membres de la Commission XVII concernent le bien de la santé publique, donc seulement les emplois médicaux du vocabulaire et la qualité du langage, en dehors des utilisations de nature littéraire, voire historique.
A- L’emploi du mot drogue pour désigner une « matière première naturelle servant à la fabrication des médicaments » ne cesse de perdre de l’importance pratique en raison de l’évolution actuelle des officines pharmaceutiques.
B- Précisément, la lecture des textes du Code de la santé publique, sous sa forme révisée (mai 1997), est instructive : elle fait apparaître que le mot drogue relève des deux acceptions différentes, ce qui est source d’équivoque. Le Code continue de parler de drogue au sens ancien de matière première destinée à la pratique pharmaceutique […].
Au sens actualisé, il s’agit donc de mesures destinées à la lutte contre les effets toxicomanogènes, tandis que, dans le sens ancien, on continue de réglementer l’utilisation des matières premières surtout végétales en vue de la fabrication de médicaments à l’officine, opération qui n’est plus qu’exceptionnelle maintenant. Pour désigner de telles matières premières, il suffirait de proposer des expressions telles que « partie de plante », comme cela fut déjà fait dans le passé. Ce rejet de l’emploi de drogue au sens ancien s’est déjà manifesté dans les monographies de la Pharmacopée française, puis européenne ainsi que dans les textes de l’Avis aux fabricants concernant les demandes d’autorisation de mise sur le marché pour les « médicaments à base de plantes » (et non de drogues !).
Est-il nécessaire de rappeler que plusieurs instances gouvernementales ont déjà adopté une attitude réaliste, en particulier la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies (MILDT) ?

Dans ces conditions, nous demandons à l’Assemblée d’adopter la définition suivante :

Drogue

Substance naturelle ou de synthèse dont les effets psychotropes suscitent des sensations apparentées au plaisir, incitant à un usage répétitif qui conduit à instaurer la permanence de cet effet et à prévenir les troubles psychiques (dépendance psychique), voire même physiques (dépendance physique), survenant à l’arrêt de cette consommation qui, de ce fait, s’est muée en besoin.
A un certain degré de ce besoin correspond un asservissement (une addiction) à la substance ; le drogué ou toxicomane concentre alors sur elle ses préoccupations, en négligeant les conséquences sanitaires et sociales de sa consommation compulsive.
En aucun cas le mot drogue ne doit être utilisé au sens de médicament ou de substance pharmacologiquement active.

*
*      *

L’Académie, saisie dans sa séance du mardi 28 novembre 2006, a adopté le texte de ce communiqué à l’unanimité.
Pour copie certifiée conforme,
Le Secrétaire perpétuel,

Professeur Jacques-Louis BINET
02/12/2006


Commentaire de General Garcia

L’Académie nationale de Médecine s’est revêtue de la cape immaculée de ses augustes censeurs pour édicter une « loi » relative à l'emploi du mot « drogue » afin d'éviter le risque « d'équivoques fâcheuses » et se croit obligée de rappeler en cette circonstance qu'elle oeuvre pour le salut de tous. C’est son affaire et la révision de son dictionnaire fait partie de ses attributions, mais il ne faudrait tout de même pas que, ce faisant, elle contribue à induire le public en erreur par l'occultation de certaines vérités.

En approuvant cette définition, et en réservant uniquement l'emploi du mot "drogue" à des substances illégales, l’Académie se voile la face et cache au public la réalité des faits.

Cette nouvelle conception restrictive du mot "drogue" contredit celle du Dictionnaire de l’Académie française.
Depuis longtemps, le terme "drogue" désigne toute "matière première d'origine animale, végétale ou minérale, employée pour la préparation des médicaments magistraux et officinaux" (et toute "substance utilisée en teinture et employée à divers usages ménagers.") Il est vrai que les habitudes ont évolué dans le domaine pharmaceutique et qu'il peut paraître obsolète d'utiliser le mot "drogue", en France par exemple, pour désigner l'une ou l'autre des préparations magistrales qui sont devenues rares. De manière péjorative également, on employait (et on le fait encore parfois) ce mot pour parler de remède ou de médicament.

En interdisant, dans son propre cercle médical, l'emploi du mot « drogue » dans le contexte qui nous concerne, celui de « médicament ou de substance pharmacologiquement active », l’Académie de Médecine évacue totalement un certain nombre de faits médicaux mondialement connus, relatifs aux effets iatrogènes de certaines substances dites "psychotropes".

Contrairement à ce qu'affirme l'Académie, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies (MILDT) ne semble pas avoir choisi récemment "d'attitude réaliste" devant l'évolution des techniques pharmaceutiques, si l'on étudie son dictionnaire en ligne dans lequel on peut trouver la définition des mots "drogue" et "dépendance". Ou plutôt, elle a choisi, mais depuis longtemps, une attitude réaliste qui tient compte des faits en ce qui concerne certains risques liés à des médicaments. Voici les deux définitions du dictionnaire de la MILDT qui nous intéressent :

Drogue
(étymologie controversée : le mot pourrait venir du persan droa, odeur aromatique, de l'hébreu rakab, parfum, ou encore du néerlandais droog, substance séchée). 1) Etymologiquement et historiquement parlant, toute substance pharmacologiquement active sur l'organisme (en ce sens, tout médicament est une drogue). 2) usuel : toute substance psychoactive prêtant à une consommation abusive et pouvant entraîner des manifestations de dépendance. SYN : came, dope.

Dépendance
L'usage veut que l'on désigne ainsi la situation d'assujettissement d'un individu à la prise d'une drogue : l'interruption de cette dernière pratique entraîne un malaise psychique, voire physique, qui incline le sujet à pérenniser sa consommation.
Des années 1950 aux années 1980, le concept de dépendance est demeuré restreint à celui de pharmacodépendance, c'est-à-dire avant tout de dépendance physique à l'égard d'une substance psychoactive. La pharmacodépendance correspond à un état adaptatif de l'organisme, à un nouvel équilibre homéostasique atteint lorsque la consommation de certains produits s'est prolongée le temps nécessaire à cela : l'arrêt de la consommation, ou sevrage, induit un état particulier, le manque auquel le sujet devenu dépendant cherche à échapper par la reprise compulsive du produit (qu'il s'agisse de l'alcool, du tabac, de certains médicaments psychotropes ou des drogues illicites). Les signes du manque peuvent être d'ordre physique et/ou psychique, ce qui permet de distinguer une dépendance physique (à l'alcool, au tabac, aux opiacés notamment) et une dépendance psychique, celle-ci étant plus ou moins avérée selon les produits consommés, le contexte du sevrage et la personnalité du sujet.


Ces deux définitions sont accessibles ici: http://www.drogues.gouv.fr

Dans sa 23e édition, Le Garnier Delamare – Dictionnaire des termes de médecine [1992, Éditions Maloine] définit le mot « pharmacodépendance » comme suit :

« Pharmacodépendance, s. f. (OMS) (gr. pharmakon, médicament ; dépendance) […] Syn. addiction. État résultant de l’absorption périodique ou continuelle de certaines substances chimiques (stupéfiants, analgésiques, hallucinogènes, délirogènes, enivrants, hypnotiques, psychoanaleptiques) et dans lequel le sujet a besoin de continuer son intoxication. Il dépend de la drogue soit psychiquement (dépendance psychique ou psychologique ; syn. accoutumance toxicomaniaque et assuétude) si le seul motif qui le pousse est la recherche du plaisir ou le désir de chasser une sensation de malaise ; soit physiquement (dépendance physique ou physiologique ou physicodépendance) lorsque son organisme exige, pour conserver son nouvel équilibre, un apport régulier et souvent croissant du toxique, dont la suspension ou la neutralisation provoque des troubles physiques intenses (v. toxicomanie et drogue). »

Cette définition, qui est inspirée des normes de l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, est ni plus ni moins celle de la drogue, qu'elle soit illégale ou pharmaceutique.

Dans Nos enfants, cobayes de la psychiatrie? Pierre Vican expose clairement l’assimilation de nombreuses substances psychiatriques à des « drogues ».

Extraits :

« La toxicité des amphétamines et la forte dépendance psychique qu’elles sont susceptibles d’entraîner expliquent que les molécules les plus puissantes sont inscrites en France sur la liste des stupéfiants depuis l’arrêté du 2 octobre 1967. La convention des Nations Unies sur les substances psychotropes (1971) classe également la Ritaline dans la catégorie II [substances stupéfiantes] au même titre que la cocaïne, la méthamphétamine, les opiacés ou les barbituriques les plus puissants. C’est la raison pour laquelle la prescription de Ritaline est soumise en France à la « règle des 28 jours » […].

Le professeur Delaveau se contredit. En effet, il est l’initiateur et le directeur de la rédaction du Dictionnaire des sciences pharmaceutiques et biologiques de l’Académie nationale de pharmacie [Éditions Louis Pariente, Paris, 1997].
Dans cet ouvrage qui fait référence, il est écrit dans sa 1re édition [volume Dope-Orel] que le méthylphénidate est « apparenté chimiquement et pharmacologiquement à l’amphétamine » et qu’il est « d’ailleurs classé parmi les dopants et les stupéfiants. » Rappelons que le méthylphénidate est la molécule de psychostimulants puissants apparentés à la cocaïne comme la Ritaline et le Concerta, censés traiter les symptômes de l’hyperactivité des enfants.

Pierre Vican va plus loin dans livre et explique les faits suivants:

« Le docteur Peter Breggin a témoigné devant le Sous-comité de surveillance et d’enquêtes du Congrès américain le 29 septembre 2000 […] que la Drug Enforcement Administration (DEA - Organe gouvernemental américain de lutte contre le trafic de drogues) et toutes les agences dans le monde spécialisées dans l’étude des psychostimulants classent le méthylphénidate (Ritaline) et les amphétamines (Dexedrine et Adderall) dans le tableau II au même titre que la méthamphétamine, la cocaïne, la plupart des opiacés et les barbituriques les plus puissants. »

Plus loin dans le même livre:

« Pour mémoire, ne sont classées dans le tableau II que les drogues dont le potentiel de dépendance et d’effet est le plus élevé. » [Tableau II : drogues ou substances qui créent un fort risque d'abus, mais qui ont une utilisation médicale acceptée aux États-Unis sous restrictions, et dont l'abus peut conduire à une dépendance physique ou psychique accentuée, telles que l'opium, la morphine, l'amphétamine, la méthamphétamine, le pentobarbital... (Source : Mission interministérielle française de lutte contre la drogue et la toxicomanie.)]

« Le professeur Breggin se penche ensuite sur les effets délétères de ces drogues, largement documentés dans la littérature scientifique : ''Leur potentiel addictif et le fait qu’elles induisent des consommations abusives reposent sur la capacité de ces drogues à changer la chimie du cerveau de façon grave et permanente.''

Encore plus loin :

« Breggin révèle dans son témoignage devant le Congrès américain l’engrenage de prescription qu’entraînent les effets de la Ritaline chez les patients initialement traités par ce produit : ‘’[…] les stimulants motivent la prescription de drogues psychiatriques additionnelles. La sur-stimulation produite par les stimulants, par exemple, est souvent traitée par des sédatifs qui créent une dépendance […] et la dépression produite par des stimulants est souvent traitée par des antidépresseurs dangereux et non approuvés. Comme le contrôle émotionnel de l’enfant s'effondre en raison des effets de ces drogues, les stabilisateurs d’humeurs  peuvent être ajoutés. Finalement, ces enfants finissent par prendre quatre ou cinq drogues psychiatriques à la fois et sont diagnostiqués comme souffrant de trouble bipolaire  à l’âge de 8 ou 10 ans.’’ »

Conclusion:

En toute indépendance d'esprit et devant le constat des ravages que produisent l'emploi et la consommation dans le monde de ce type de "médicaments" à visée psychiatrique, nous continuerons d'employer le mot "drogue" pour désigner les substances pharmacologiquement actives qui ont des effets psychotropes nocifs, dangereux et imprévisibles, et d'utiliser le terme de

DROGUES PSY

à défaut d'un autre plus approprié, pour désigner et dénoncer les très nombreuses substances à visée psychiatrique prétendument "thérapeutique", dont les effets toxicomanogènes pervers (installant chez le sujet une pharmacodépendance), les troubles psychiques dévastateurs et reconnus par la communauté médicale internationale mais cachés des laboratoires et publiquement ignorés des pharmaciens et des médecins, et les symptômes de sevrage particulièrement pénibles, sont scientifiquement prouvés.

Nous ne pouvons qu'inviter respectueusement l'Académie nationale de Médecine à relire
le Serment d'Hippocrate, à se documenter objectivement sur la question des drogues psychiatriques, et à s'interroger sur la légitimité du statut de la psychiatrie en tant que "médecine".


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26 octobre 2006

Consommation des hypnotiques

L'Europe consomme trois fois plus de benzodiazépines que les Etats-Unis et la France comme la Belgique sont les pays les plus consommateurs de médicaments au monde, y compris de médicaments psychotropes.

Les médecins français prescrivent 4 fois plus d'hypnotiques, tranquillisants et sédatifs que leurs homologues allemands ou britanniques. La consommation d'hypnotiques commence très tôt, dès l'adolescence. La consommation de tranquillisants et d'hypnotiques des adolescents français place la France dans les premiers pays européens avec 13 % des élèves de 11 à 18 ans ayant déclaré un usage des médicaments psychotropes sans ordonnance. La prise de psychotropes augmente avec l'âge.

Les Français consomment 67 millions de boîtes d'hypnotiques. Parmi les 25 médicaments les plus prescrits en France, 5 sont des psychotropes dont 2 hypnotiques (Stilnox®, Imovane®). En 2000, 24,5 % de la population protégée par le régime général d'assurance maladie ont bénéficié du remboursement d'un médicament psychotrope, les hypnotiques étant les plus utilisés après les anxiolytiques et les antidépresseurs.

Parmi les 11,2 % de la population consommatrice régulière de psychotropes, plus de 40 % consomment régulièrement à la fois des anxiolytiques et des hypnotiques, ce qui est contraire aux RMO (Références médicales opposables) selon lesquelles ces traitements doivent être occasionnels.

Fin 2005, l'Assurance maladie indiquait que plus de 110 millions d'euros sont remboursés tous les ans pour la consommation d'hypnotiques et de sédatifs ; un Français sur 10 prend des hypnotiques. Dans 40 % des cas cette prise est régulière ce qui est contraire aux RMO ; dans 20 à 30 % des cas, la chute des personnes âgées serait liée à la prise d'un psychotrope.

© Dominique Monnier
Source : Phamaceutiques – Santé, Médicament et Industrie.
Novembre 2006, Sommeil et santé.


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À propos de l'halopéridol : à quoi sert l'AFSSAPS ?

AFSSAPS – Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé

Direction de l’Evaluation des Médicaments et des Produits Biologiques
Unité de Pharmacovigilance

COMMISSION NATIONALE DE PHARMACOVIGILANCE
(Procès-verbal de la réunion du mardi 29 novembre 2005) 
Saint-Denis, le 31 janvier 2006

Extrait :

V - ENQUETE OFFICIELLE RELATIVE AUX EFFETS INDESIRABLES NEUROLOGIQUES OBSERVES AVEC LA SPECIALITE VESADOL® (HALOPERIDOL, BUZEPIDE METIODURE)   
Le Centre Régional de Pharmacovigilance de Toulouse a présenté les résultats de l’enquête sur les effets  indésirables neurologiques observés avec la spécialité VESADOL ® (halopéridol, buzépide métiodure). Cette  enquête a été mise en place à la suite du courrier d’un neurologue qui s’interrogeait sur le bien-fondé de  l’utilisation de ce produit, pourvoyeur de mouvements iatrogènes anormaux, dans les troubles fonctionnels  digestifs.  En accord avec l’Unité de Pharmacovigilance de l’AFSSAPS, il a été décidé que l’enquête porterait  exclusivement sur  les effets indésirables extrapyramidaux de ce médicament.   
La spécialité VESADOL ®, commercialisée en France et dans certains pays d’Afrique Noire par les Laboratoires  JANSSEN-CILAG depuis 1970, est une association de buzépide métiodure et d’halopéridol. L’halopéridol est un  neuroleptique, chef de file des butyrophénones, exerçant des effets extrapyramidaux puissants, des effets  sédatifs et hypotenseurs faibles. Le buzépide est un ammonium quaternaire ayant des propriétés  antimuscariniques. Ses effets sont similaires à ceux de l’atropine.   
L’association d’un atropinique à un neuroleptique a, dans la spécialité VESADOL ®, été proposée d’une part pour  ses propriétés antispasmodiques digestives et d’autre part pour obtenir une réduction des effets extrapyramidaux  du neuroleptique.   
L’association halopéridol + buzépide est indiquée dans les «manifestations de l’anxiété associées à des troubles  fonctionnels digestifs à composante spasmodique». L’AMM française indique que «cette spécialité contient un  neuroleptique et doit être réservée aux cas d’inefficacité ou de mauvaise tolérance des thérapeutiques usuelles  de l’anxiété». Dans cette indication, la posologie d’halopéridol est de 3 à 4 comprimés par jour, soit 0,9 ou 1,2 mg  par jour d’halopéridol.

Bilan de l’enquête   

Au total, 17 observations d’effets indésirables neurologiques extrapyramidaux ont été rapportés avec VESADOL ®  (14 observations étaient enregistrées dans  la Base Nationale de Pharmacovigilance en date du mois d’avril 2005  et 3 observations supplémentaires ont été fournies par les Laboratoires JANSSEN-CILAG). Ces observations se  répartissent comme suit : 
-  12 observations, dont 6 graves, de syndrome parkinsonien survenant dans un délai de 24 heures à plusieurs  années chez des patients d’âge moyen 73 ans traités à la dose de 0,3 mg/j le plus souvent. Dans tous les  cas, VESADOL ® est le seul médicament suspect. L’imputabilité est possible dans 9 cas et probable dans 1  cas. 
-  3 observations de dyskinésies tardives survenant dans un délai de 9 semaines dans un cas et plusieurs  années dans l’autre (donnée non documentée dans le dernier cas). Elles concernent des patients âgés de 49  et 80 ans (1 cas d’âge inconnu) traités à des posologies de 0,3 et 0,9 mg/j (donnée non documentée dans un  cas). VESADOL ® est le seul médicament suspect dans 1 cas et l’imputabilité est douteuse dans les 3 cas.  Dans 2 cas, une interaction médicamenteuse est suspectée (avec un inhibiteur sélectif de la recapture de la  sérotonine dans 1 cas, un autre neuroleptique dans l’autre cas). 
-  1 observation grave de dyskinésies aiguës et 1 observation grave de dystonie aiguë survenant dans un délai  de 48 heures chez des sujets jeunes (14 et 22 ans) traités dans les deux cas à la dose de 0,3 mg/j. Dans ces  2 cas, VESADOL ® est le seul médicament suspect et l’imputabilité est possible.

A partir des chiffres de vente fournis par le laboratoire, le taux de notification des effets indésirables extrapyramidaux peut être estimé à 1 pour 1.200.000 boîtes vendues. Ce chiffre doit bien sûr tenir compte d’une sousnotification notable, puisqu’il s’agit d’un effet indésirable « attendu ».    

Discussion   

Cette enquête montre que l’on retrouve, avec VESADOL ®, les effets indésirables neurologiques habituellement  décrits avec les neuroleptiques, c’est à dire des syndromes parkinsoniens, des dyskinésies tardives et enfin des  dystonies-dyskinésies aiguës. Ces effets indésirables s’observent aux posologies usuelles malgré le faible dosage d’halopéridol présent dans VESADOL ®. Comme attendu, les dyskinésies-dystonies aiguës se retrouvent  plutôt chez les sujets jeunes et les syndromes parkinsoniens plutôt chez des sujets âgés. On constate que  l’association d’un anticholinergique, le buzépide métiodure, à l’halopéridol n’empêche en rien la survenue du syndrome parkinsonien induit par l’halopéridol. Enfin, la gravité de ces effets indésirables doit être soulignée:  c’est en particulier le cas des dyskinésies tardives, dont on sait qu’il s’agit d’un tableau qui n’est jamais régressif à  l’arrêt du médicament.  
Le Résumé des Caractéristiques du Produit de VESADOL ® semble suffisamment informatif puisqu’il précise très  clairement la possibilité de survenue d’effets indésirables neurologiques dès les plus faibles doses, à type de  syndrome extrapyramidal, de dyskinésies tardives ou encore précoces. On pourrait cependant ajouter le fait  qu’en cas de survenue de syndrome parkinsonien, il convient d’arrêter le médicament. De même, la conduite à  tenir devant les dyskinésies précoces (traitement par les médicaments anticholinergiques) devrait être précisée.  Par ailleurs, il a été rappelé que ce médicament qui contient de l’iode à raison de 0,8mg par comprimé expose les  patients traités au long cours à un risque de surcharge iodé.   
Au final, cette enquête a permis de rediscuter le rapport bénéfice / risque de ce médicament à la lumière des  données actualisées. Le risque d’effets indésirables neurologiques graves et parfois irréversibles n’est plus  acceptable au vu des alternatives thérapeutiques.   
En date du 23 juin 2005, les laboratoires JANSSEN-CILAG ont informé le CRPV de Toulouse et l’Afssaps de leur  décision d’arrêter la commercialisation de VESADOL ®. Il convient de rappeler que cette spécialité s’est vue  octroyer un Service Médical Rendu insuffisant en 2001 et que depuis janvier 2004, le médicament est déremboursé et que de ce fait le nombre de boîtes vendues continue à régresser significativement.

Dans le cadre de la décision de la cessation de la commercialisation de VESADOL ®, les laboratoires JANSSENCILAG ont présenté le plan d’action suivant : 
-  information et arrêt de la distribution de VESADOL ® aux grossistes : début décembre 2005 
-  information des professionnels de santé par un communiqué dans la presse médicale et pharmaceutique:  courant décembre 2005 
-  arrêt de la commercialisation par les grossistes aux officines : 31 décembre 2005 
-  reprise des stocks existant chez les grossistes : janvier 2006 
-  écoulement des produits disponibles en officine au plus tard jusqu’au 30 septembre 2006 (l’écoulement des  stocks ne devrait durer que 2 à 3 mois mais il sera possible jusqu’à la péremption du dernier lot produit). 
-  Radiation de l’AMM en septembre ou octobre 2006 lorsque la péremption du produit sera atteinte.      

Conclusion de la Commission Nationale de Pharmacovigilance

Compte tenu de la cessation de commercialisation de VESADOL ® par les laboratoires JANSSEN-CILAG avant la fin de l’année 2006, décision indépendante de l’enquête en cours, il n’apparaît pas nécessaire de ré-évaluer le bénéfice-risque de ce médicament. La Commission Nationale de Pharmacovigilance a pris acte du plan d’action proposé par les laboratoires JANSSEN-CILAG, tout en soulignant la nécessité que le communiqué destiné aux professionnels de santé rappelle le risque de survenue d’effets indésirables extrapyramidaux sous VESADOL ®.  Le document final devra être validé par l’Afssaps et le Centre Régional de Pharmacovigilance de Toulouse en  charge de l’enquête avant sa diffusion.      
Depuis la séance de la Commission nationale de pharmacovigilance, le laboratoire a cessé les ventes auprès des  grossistes et effectué une reprise des stocks existants chez ceux-ci. L’Afssaps et le laboratoire JANSSEN-CILAG ont convenu d’une abrogation de l’AMM le 15 avril 2006.

Commentaire de Sergent Garcia:

Le 29 novembre 2005, l'AFFSAPS se réunissait pour discuter des résultats d'une enquête effectuée sur les graves effets indésirables neurologiques liés à cette marque d'halopéridol. Or ces effets étaient connus depuis longtemps et ce psychotrope était commercialisé depuis 1970 par Janssen-Cilag, soit il y a 35 ans. En outre, cette enquête est effectuée après que ces laboratoires ont annoncé leur intention d'arrêter la commercialisation de l'halopéridol. Enfin, l'AFSSAPS accepte que les stocks du psychotrope reconnu dangereux au moment où il n'est plus commercialisé, continuent d'être liquidés par la voie des officines, jusqu'à leur date de péremption ! Une bel exemple de responsabilité médicale et de sécurité sanitaire.

Noter que Janssen Cilag commercialise l'Haldol dont la molécule est également l'halopéridol.

Extrait du communiqué du site internet Doctissimo :

Molécule(s) : Halopéridol
Classe thérapeutique : Neuroleptique de la famille des butyrophénones
Laboratoire(s) : Janssen Cilag

Effets secondaires      
Certains effets indésirables de HALDOL sont graves (à risque vital) et doivent motiver l'appel immédiat des urgences médicales (SAMU : 15 ; Pompiers : 18) : il s'agit du syndrome malin des neuroleptiques (pâleur, hyperthermie, troubles végétatifs) ou de mouvements musculaires incontrôlables (touchant en particulier le visage et la langue). En outre, il n'est pas rare d'observer des spasmes et une instabilité de la face et du cou, tremblements, troubles des règles, impuissance, hypertrophie des seins, sécrétion lactée, prise de poids.

Noter enfin que l'halopéridol était une des molécules les plus employées dans les hôpitaux psychiatriques de l'ex-régime soviétique. Les dissidents politiques ou artistiques qui y étaient internés de force furent régulièrement soumis aux tortures provoquées par des "traitements" à base de cette molécule. Voir : Prisons psychiatriques de l’ex-URSS : transformer une thérapie en supplice.

Sources : © AFFSAPS. ©  Doctissimo.fr


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24 septembre 2006

Les médicaments psychiatriques : traitement ou charlatanisme ?

par Lawrence Stevens, J.D., avocat
traduit de l’anglais par Denis Masse

Les médicaments psychiatriques ne valent rien, et la plupart sont dangereux. Plusieurs causent des dommages permanents au cerveau, aux doses habituellement utilisées. Ces médicaments ainsi que la profession qui défend leur utilisation sont dangereux pour votre santé.

LES ANTIDÉPRESSEURS

Le manuel The Comprehensive Textbook of Psychiatry/IV, publié en 1985, affirme: “Les médicaments de la famille des tri-cycliques sont les antidépresseurs les plus efficaces” (Williams & Wilkins, p. 1520). Mais, dans son livre Overcoming Depression (Vaincre la dépression), publié en 1981, le Dr. Andrew Stanway, un médecin britannique, affirme: “si les antidépresseurs étaient réellement aussi efficaces qu’on nous le fait croire, les taux d’admission dans les hôpitaux pour dépression auraient sûrement diminué depuis les vingt ans qu’ils sont disponibles. Hélas cela n’est pas arrivé. […] Plusieurs études ont trouvé que les tri-cycliques sont à peine plus efficaces que des placebos et certaines ont même trouvé qu’ils n’étaient pas aussi efficaces que des comprimés bidons.” (Hamlyn Publishing Group, Ltd., p. 159-160).
Dans son manuel Electroconvulsive Therapy (La thérapie par électrochoc), Richard Abrams, médecin, professeur de psychiatrie à l’École de médecine de Chicago, explique la raison de la réédition, en 1988, de son livre publié 6 ans auparavant: “Durant ces 6 années, l’intérêt pour les électrochocs s’est grandement accru”. […] Qu’est-ce qui est responsable pour cette volte-face dans la psychiatrie américaine? Peut-être une désillusion avec les antidépresseurs. Aucun ne fut trouvé d’une efficacité thérapeutique supérieure à l’imipramine (un tri-cyclique), âgé maintenant de 30 ans, et les substances introduites plus récemment sont souvent soit moins efficaces ou bien plus toxiques, ou les deux, que les médicaments plus anciens." (Presses de l’Univ. Oxford, p. xi).
Dans son livre, le Dr. Abrams affirme: “Malgré les affirmations des fabricants, il n’y a eu aucun progrès significatif dans le traitement pharmacologique de la dépression depuis l’introduction de l’imipramine en 1958.” (p. 7). Dans la préface de ce livre, Max Fink, médecin, professeur de psychiatrie de l’Université de l’État de New-York à Stony Brook, dit que la raison pour l’usage accru des électrochocs (aussi appelés “thérapies” électroconvulsives ou TEC) comme traitement de la dépression, est ce qu’il appelle “le désappointement au sujet de l’efficacité des médicaments psychotropes” (p. vii).
Dans son livre, Les médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau, publié en 1983, le psychiatre Peter Breggin, médecin, affirme: “La chose la plus importante à dire, au sujet des antidépresseurs les plus fréquemment utilisés, est qu’ils n’ont pas d’effet antidépressif spécifique.” Comme les neuroleptiques, auxquels ils ressemblent beaucoup chimiquement, ils sont hautement neurotoxiques et handicapant pour le cerveau, leurs effets étant le résultat d’un dérangement de la fonction cérébrale normale. [...] Seule “l’opinion clinique” des défenseurs des médicaments défend l’effet antidépressif de ces prétendus  antidépresseurs. (Springer Pub. Co., pp. 160 & 184).
Un article du magazine Newsweek, daté du 7 février 1994 dit que “le Prozac […] et  ses cousins chimiques comme le Zoloft et le Paxil ne sont pas plus efficaces contre la dépression que les traitements plus vieux.” (p. 41). La plupart des gens à qui j’ai parlé et qui avaient pris ces prétendus antidépresseurs, incluant le Prozac, ont dit que le médicament n’avait pas fonctionné pour eux. Ceci jette un doute sur les affirmations, souvent faites, que 60% ou plus de ceux qui prennent ces médicaments en bénéficient.

LE LITHIUM

On dit que le lithium peut aider les gens dont l’humeur change périodiquement de très joyeuse à très mauvaise. Les psychiatres appellent cela le trouble maniaco-dépressif ou maladie bipolaire. Le lithium fut décrit pour la première fois comme un médicament psychiatrique en 1949 par le psychiatre australien John Cade. Selon un traité de psychiatrie, “pendant qu’il faisait des expériences sur les animaux, Cade remarqua, presque par hasard, que le lithium rendait les animaux léthargiques, ce qui lui donna l’idée d’administrer cette substance à plusieurs patients psychiatriques agités.” Selon ce traité, “ce fut un moment clé dans l’histoire de la psychopharmacologie”. (Harold I. Kaplan, M.D. & Benjamin J. Sadock, M.D., Clinical Psychiatry, Williams & Wilkins, 1988, p. 342). Mais si vous ne voulez pas être léthargique, prendre du lithium serait d’un avantage douteux. Un supporter du lithium comme thérapie psychiatrique admet que le lithium cause “un sentiment plutôt dépressif, généralement léthargique”. Il appelle ça “la léthargie standard” causée par le lithium. (Roger Williams, "A Hasty Decision? Coping in the Aftermath of a Manic-Depressive Episode", American Health Magazine, octobre 1991, p. 20). De la même manière, un membre de ma famille fut diagnostiqué comme maniaco-dépressif et on lui donna une ordonnance pour du carbonate de lithium. Il me confia, des années plus tard: “Le lithium me protégeait de mes hauts mais pas de mes bas.” Cela ne doit pas être une surprise qu’un médicament induisant la léthargie ait cet effet. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les psychiatres affirment quelquefois que le lithium efface les sentiments de dépression, comme si c’était possible qu’un médicament provoquant la léthargie comme le lithium (ainsi que la plupart des médicaments psychiatriques) n’augmente pas les sentiments de dépression et de mal-être – même si on leur donnent le nom d’antidépresseurs.

MÉDICAMENTS TRANQUILISANTS ET ANXIOLYTIQUES

Parmi les médicaments les plus prescrits figurent ceux de la classe des tranquillisants ou anxiolytiques, incluant le Valium, le Librium, le Xanax et l’Halcion. Les médecins qui les prescrivent disent qu’ils ont des effets calmants, combattent l’anxiété, la panique ou bien sont utiles pour aider à dormir. Quiconque croit ces affirmations devrait aller à la bibliothèque la plus proche et lire l’article “High Anxiety” dans le numéro de janvier 1993 du magazine Consumer Reports, ou bien lire le chapitre 11 du livre Toxic Psychiatry (St. Martin's Press, 1991), par le psychiatre Peter Breggin, les deux affirmant que le contraire est plus près de la réalité. Comme tous ou presque tous les médicaments psychiatriques, les prétendus "anxiolytiques" ne guérissent rien mais sont plutôt des substances handicapant le cerveau. Lors d’un essai clinique, 70% des personnes prenant de l’Halcion “ont développé des pertes de mémoire, de la dépression et de la paranoïa” (“Le fabricant de l’Halcion, Upjohn Co., défend un somnifère controversé”, Miami Herald, 17 décembre 1991, p. 13A). Selon le Newsweek du 17 février 1992, “quatre pays ont déjà interdit ce médicament” (p. 58). Dans son livre Toxic Psychiatry, le psychiatre Peter Breggin, parlant des tranquillisants, dit: “comme la plupart des médicaments psychiatriques, l’usage d’un médicament finit par causer une augmentation des mêmes symptômes que le médicament est supposé améliorer” (ibid, p. 246).

LES MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUES ET LE SOMMEIL :
DISTINCTION ENTRE LE SOMMEIL ET L’INCONSCIENCE PROVOQUÉE PAR LES MÉDICAMENTS

Contrairement à l’affirmation que les neuroleptiques, les tranquillisants et les prétendus antidépresseurs sont de bons somnifères, leur véritable effet est d’inhiber ou de bloquer le vrai sommeil. Une fois que je me présentais à un cours de psychiatrie, avec un ami étudiant en médecine, le professeur nous a dit: “La recherche a montré que nous n’avons pas besoin de dormir mais que nous avons grandement besoin de rêver.” Le stade du sommeil où nous rêvons est le plus important. La plupart des médicaments psychiatriques, y compris ceux promus comme somnifères ou tranquillisants, inhibent ce stade très important du sommeil, provoquant un état qui ressemble au sommeil mais qui est véritablement un état d’inconscience sans rêves – pas du sommeil. Le sommeil, en d’autres mots, est une activité mentale importante qui est altéré ou stopé par la majorité des médicaments psychiatriques.
Un magazine de développement personnel conseille: “Ne prenez des somnifères que sur ordre du médecin et pendant pas plus de dix nuits consécutives. En plus de perdre de leur efficacité et de provoquer une dépendance, les somnifères réduisent ou empêchent le stade de rêve du sommeil qui est nécessaire à la santé mentale” (magazine Going Bonkers?, premier numéro, p. 75).
Dans le livre The Brain Book, le professeur Peter Russell Ph.D., de l’Université du Rhode Island, dit: “Durant le sommeil, et particulièrement durant les périodes de rêve, des protéines et autres substances du cerveau utilisées pendant la journée sont régénérées.” (Plume, 1979, p. 76).
Des expériences de privation du sommeil sur des gens normaux ont montré que le manque de sommeil cause des hallucinations s’il dure assez longtemps. (Maya Pines, The Brain Changers, Harcourt Brace Jovanovich, 1973, p. 105). Alors que croyez-vous que sont les conséquences du fait de prendre des médicaments qui inhibent ou bloquent le vrai sommeil?

LES NEUROLEPTIQUES/ANTI-PSYCHOTIQUES/ ANTI-SCHIZOPHRÉNIQUES
LA DYSKINÉSIE TARDIVE

Aussi dangereux que soient les prétendus antidépresseurs, le lithium et les prétendus anxiolytiques (tranquillisants), ils sont loin d’être aussi dommageables que les neuroleptiques, aussi appelés “antipsychotiques” ou “anti-schizophréniques”. Inclus dans cette catégorie sont le Largatil (chlorpromazine), le Mellaril, le Prolixin (fluphenazine), le Compazine, le Stelazine et l’Haldol (haloperidol), ainsi que plusieurs autres. Tenant compte de leurs effets psychologiques, ces prétendus neuroleptiques provoquent le mal-être et non la tranquillité. Ils bloquent (physiquement et par leur action neurologique) en grande partie les facultés d’agir et de penser d’une personne, et cela même aux doses courantes. En handicapant les gens, ils peuvent arrêter presque n’importe quelle pensée ou comportement que le “thérapeute” veut arrêter. Mais ceci ne fait que handicaper une personne, ce n’est pas une thérapie. Le médicament arrête temporairement, ou détruit de façon permanente, les bons comme les mauvais côtés de la personnalité d’une personne. À quel degré le handicap provoqué par le médicament peut disparaître en arrêtant la prise du médicament dépend de la durée de la prise et du dosage administré. Les prétendus médicaments neuroleptiques/antipsychotiques endommagent le cerveau d’une manière plus directe, plus grave et plus permanente que n’importe quelle autre classe de médicaments utilisée en psychiatrie.
Les docteurs Joyce G. Small et Iver F. Small, tous deux professeurs de psychiatrie à l’Université de l’Indiana, critiquent les psychiatres qui utilisent des “psychotropes qui sont connus comme ayant des effets neurotoxiques”, et parlent “de la prise de conscience de plus en plus répandue des effets secondaires indésirables à long terme et quelquefois permanents sur la fonction cérébrale provoqués par les neuroleptiques. La preuve des dommages du cerveau n’est pas mince mais plutôt grossièrement évidente, même pour l’observateur non-initié!” (Behavioral and Brain Sciences, mars 1984, Vol. 7, p. 34).
Selon Conrad M. Swartz, Ph.D., médecin., professeur de psychiatrie à l’École médicale de Chicago, “bien que les neuroleptiques soulagent l’anxiété psychotique, leur effet calmant s’étend à d’autres aspects subtils de la personnalité, dont l’initiative, les réactions émotionnelles, l’enthousiasme, le désir sexuel, l’attention, et la perception du soi. […] Ceci, en plus des effets secondaires, le plus commun étant des mouvements involontaires, sont la preuve de l'altération du cerveau” (Behavioral and Brain Sciences, mars 1984, Vol. 7, pp. 37-38).
Le Mental and Physical Disability Law Reporter, dans un rapport publié en 1985, indique que les tribunaux des États-Unis ont finalement commencé à considérer que l’administration involontaire des prétendus antipsychotiques/neuroleptiques pourrait être affectée par les droits donnés par le premier amendement de la Constitution des États-Unis. “Parce que […] les médicaments antipsychotiques ont la capacité de nuire gravement et même pour la vie à la faculté de penser et de communiquer d’une personne” (“Les plaintes concernant l’administration involontaire de médicaments sont en progression, janvier-février 1985, p. 26).  Dans Les molécules du cerveau: la nouvelle science utopique de la psychologie moléculaire (Molecules of the Mind: The Brave New Science of Molecular Psychology), le Professeur Jon Franklin a noté: “Cette ère coïncida avec une prise de conscience croissante que les neuroleptiques, non seulement ne guérissaient pas la schizophrénie, – mais qu’ils endommageaient en fait le cerveau. Soudainement, les psychiatres qui les utilisaient, comme auparavant leurs patients marginaux, furent suspectés de nazisme et même pire” (Dell Pub. Co., 1987, p. 103).
Dans son livre Les médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau  (Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain), le psychiatre Peter Breggin allègue qu’en utilisant des médicaments qui endommagent le cerveau, “la psychiatrie a libéré à travers le monde une épidémie qui atteint de un à deux millions de personnes chaque année” (op. cit., pp. 109 et 108). Dans les cas graves, le dommage au cerveau provoqué par les neuroleptiques prend la forme de mouvements corporel anormaux appelés "dyskinésie tardive". Mais la dyskinésie tardive est seulement la pointe de l’iceberg des dommages cérébraux causés par les neuroleptiques. Les facultés supérieures du cerveau sont plus vulnérables et sont dérangées avant les fonctions élémentaires comme le contrôle musculaire.
Le professeur de psychiatrie, le docteur Richard Abrams, médecin, a reconnu que “la dyskinésie tardive a maintenant été détectée après de courts traitements avec des médicaments neuroleptiques (Benjamin B. Wolman [éditeur], The Therapist's Handbook: Treatment Methods of Mental Disorders [Le Manuel du Thérapeute : méthodes de traitement des troubles mentaux], Van Nostrand Reinhold Co., 1976, p. 25).  Dans son livre The New Psychiatry (La nouvelle psychiatrie), publié en 1985, le professeur Jerrold S. Maxmen, médecin, de l’Université Columbia, allègue: “le meilleur moyen d’éviter la dyskinésie tardive est d’éviter complètement les médicaments antipsychotiques. À l’exception du traitement de la schizophrénie, ils ne doivent jamais être utilisés plus de deux à trois mois consécutifs. Ce qui est criminel, c’est que beaucoup trop de patients reçoivent des antipsychotiques qu'ils ne devraient pas recevoir.” (Mentor, pp. 155-156). En fait, le Dr. Maxmen ne va pas assez loin. Sa qualification de l’administration des soi-disant médicaments antipsychotiques/anti-schizophréniques/neuroleptiques comme “criminelle” est correcte pour tous les gens, y compris ceux appelés schizophrènes, même si les médicaments ne sont pas donnés assez longtemps pour que les dommages au cerveau en arrivent à la dyskinésie tardive.
L’auteur de la préface d’un livre de quatre médecins, publié en 1980, Tardive Dyskinesia: Research & Treatment (Dyskinésie tardive : recherche et traitement) a fait ces remarques: “À la fin des années soixante, j’ai fait un résumé de la littérature sur la dyskinésie tardive […]. La majorité des psychiatres, ou bien ignoraient l’existence de ce problème, ou bien faisaient des efforts vains pour prouver que ces anomalies motrices étaient cliniquement négligeables ou sans rapport avec la thérapie médicamenteuse. Pendant ce temps, le nombre de patients souffrant de dyskinésie tardive augmenta et les symptômes empirèrent pour ceux ayant cette maladie […]. Il y a peu de chercheurs ou de cliniciens qui ont encore des doutes sur la nature iatrogène [d’origine médicale] de la dyskinésie tardive. […] Il est évident que plus une personne en apprend sur les effets toxiques des neuroleptiques sur le système nerveux central, plus elle voit la nécessité de revoir nos pratiques médicales concernant ces médicaments. Il est malheureux que de nombreux praticiens continuent à prescrire des psychotropes à des doses excessives, et qu’un nombre considérable d’institutions psychiatriques n’ont pas encore mis en œuvre une politique concernant l’administration et la prévention de la dyskinésie tardive. Si ce livre, qui représente les opinions des experts dans ce domaine, peut mettre en évidence la complaisance de nombreux psychiatres, ce ne sera pas une petite réussite.” (in: William E. Fann, M.D., et al., Tardive Dyskinesia: Research & Treatment [Dyskinésie tardive : recherche et traitement], SP Medical & Scientific).
Dans Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain (Médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau), le psychiatre Peter Breggin dit ceci: “Les neuroleptiques sont des substances extrêmement toxiques, ils sont des poisons pour de nombreux organes du corps. Ce sont particulièrement des neurotoxines très puissantes, et ils produisent fréquemment des dommages permanents au cerveau. […] La dyskinésie tardive peut se développer avec de faibles doses, pour un court laps de temps. […] La démence [perte des fonctions cérébrales supérieures] associée à la dyskinésie tardive est habituellement irréversible. […]  Rarement me suis-je senti plus triste ou plus impuissant que par la négligence de la psychiatrie à admettre l’évidence qu’elle est en train de causer des lobotomies irréversibles, des psychoses, et la démence chez des millions de patients à cause des traitements aux neuroleptiques.” (op. cit., pp. 70, 107, 135, 146).
Richard Abrams, médecin, professeur de psychiatrie, a mis en évidence que “Les antidépresseurs tri-cycliques sont chimiquement des modifications mineures de la chlorpromazine [Largatil] et furent introduits comme des neuroleptiques potentiels.” (B. Wolman, The Therapist's Handbook [Le manuel du thérapeute], op. cit., p. 31). Dans son livre Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain [Médicaments psychiatriques: danger pour le cerveau], le Dr. Breggin appelle prétendus antidépresseurs “des neuroleptiques déguisés” (p. 166). Le psychiatre Mark S. Gold, médecin, a dit que les antidépresseurs peuvent causer la dyskinésie tardive. (The Good News About Depression [La bonne nouvelle à propos de la dépression], Bantam, 1986, p. 259).
Pourquoi les prétendus patients acceptent-ils une telle “médication” ? Quelquefois, ils sont ignorants des dommages neurologiques qu’ils s’imposent eux-mêmes en suivant les conseils de leur psychiatre qui leur conseille de prendre ce “médicament”. Mais souvent, si ce n’est pas la plupart du temps, ils sont forcés de prendre le neuroleptique, contre leur volonté. Dans son livre, Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain, Peter Breggin dit: “de manière répétée, dans mon expérience clinique, j'ai vu des patients plongés dans une angoisse et une colère profondes parce qu’ils étaient forcés de prendre des neuroleptiques. […] Le problème est si répandu dans la pratique hospitalière quotidienne qu’une grande proportion doivent subir la menace d’une injection intramusculaire forcée avant qu’ils ne prennent le médicament.” (p. 45).

COMPARAISON ENTRE LE TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE FORCÉ ET LE VIOL

L’administration forcée d’un médicament psychiatrique (ou d’un prétendu traitement comme les électrochocs) est une sorte de tyrannie qui peut être comparée, physiquement et moralement, au viol. Comparez le viol sexuel et l’administration involontaire d’un médicament psychiatrique, injecté intra-musculairement dans une fesse, qui est la partie de l’anatomie où l’injection est habituellement faite : dans le viol sexuel comme dans l’administration involontaire d’un médicament psychiatrique, la force est utilisée. Dans les deux cas les pantalons de la victimes sont abaissés. Dans les deux cas, un tube est inséré dans le corps de la victime contre son gré. Dans le cas du viol sexuel, le tube est un pénis. Dans le cas de ce qu’on pourrait appeler un viol psychiatrique, le tube est une aiguille hypodermique. Dans les deux cas, un fluide est injecté dans le corps de la victime contre son gré. Dans les deux cas, c’est dans (ou près) du derrière. Dans le cas du viol sexuel, le fluide est du sperme. Dans le cas du viol psychiatrique, le fluide est du Largatil, du Prolixin ou une autre drogue handicapant le cerveau. L’invasion corporelle est similaire dans les deux cas, sinon (pour des raisons que j’expliquerai) pire, dans le cas du viol psychiatrique. Similaire aussi est le sentiment d’outrage dans l’esprit de la victime de chaque type d’agression. Comme le disait Thomas Szasz, professeur de psychiatrie, “la violence est la violence, peut importe qu’elle soit nommée une maladie psychiatrique ou un traitement psychiatrique”. Certains, qui ne sont pas “hospitalisés” (c’est-à-dire emprisonnés), sont forcés, sous la menace d’emprisonnement (“hospitalisation”), de se présenter dans un cabinet de médecin toutes les deux semaines pour une injection d’un neuroleptique à longue durée d’action comme le Prolixin.
Pourquoi le viol psychiatrique est-il pire que le viol sexuel? […] La partie de votre corps la plus essentielle et la plus intime n’est pas celle entre vos jambes mais celle entre vos oreilles. Une agression du cerveau d’une personne comme l’imposition d’un “traitement“ handicapant ou dommageable pour le cerveau (comme un psychotrope, un électrochoc ou une chirurgie cérébrale) est un crime visant l’intimité moralement plus horrible qu’un viol sexuel. En termes moraux, le viol psychiatrique est un crime plus grave que le viol sexuel pour une autre raison: l’administration involontaire des “thérapies” biologiques de la psychiatrie provoque des dommages permanents au cerveau. Ceci, contrastant avec le fait que, chez la femme violée, la fonction sexuelle reste habituellement intacte. Elles souffrent bien sûr d’un traumatisme psychologique, mais les victimes d’agressions psychiatriques aussi. J’espère que ces propos ne seront pas interprétés comme minimisant le traumatisme et l’horreur du viol sexuel si je fais la remarque que j’ai défendu en justice des femmes victimes de viol sexuel et que chacune de cette demi-douzaine (environ) de femmes que j’ai connues ont repris une vie sexuelle apparemment normale, et dans la plupart des cas se sont mariées et ont fondé une famille. Au contraire, les cerveaux des personnes ayant subi l’agression psychiatrique ne sont souvent pas complètement fonctionnels à cause des dommages physiques et biologiques provoqués par le “traitement”. Dans un débat télévisé en 1990, le psychanalyste Jeffrey Masson, Ph.D., a dit qu’il souhaitait que les responsables de telles “thérapies” feront face un jour à des “procès de type Nuremberg” (Geraldo, Nov. 30, 1990).

Lawrence Stevens, avocat, a défendu des patients psychiatriques en justice. Ses écrits ne sont pas protégés par le droit d’auteur. Vous êtes encouragés à en faire des copies pour en faire bénéficier d’autres personnes.

Source : © www.antipsychiatry.org


Posté par General Garcia à 00:27 - DROGUES PSYCHIATRIQUES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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