PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ?

Il est urgent de réformer la psychiatrie et ses pratiques "médicales" frauduleuses et dégradantes qui violent les droits de l'Homme. Psychiatrie : la fin d'une imposture.

08 juillet 2007

RISQUES CAUSÉS PAR LES ANTIDÉPRESSEURS CHEZ LES NOUVEAU-NÉS

UNE NOUVELLE ÉTUDE MONTRE LES RISQUES CAUSÉS
PAR LES ANTIDÉPRESSEURS CHEZ LES NOUVEAU-NÉS

Une nouvelle étude publiée dans l'édition du mois d'août du Journal Américain de Psychiatrie a montré que les antidépresseurs représentent un risque significatif pour les nouveau-nés. Les chercheurs ont déterminé que 12% des femmes enceintes de l'étude qui prenaient des antidépresseurs ont eu un accouchement prématuré comparé à 0% pour celles du groupe qui ne prenaient pas le médicament. L'admission de nouveau-nés dans des pouponnières pour soins spéciaux était de 21% dans le cas des mères prenant des antidépresseurs comparé à 7.1% parmi celles qui n'en prenaient pas.

Les preuves que les antidépresseurs prescrits aux femmes enceintes peuvent causer une fausse couche sont accablantes. Eli Lilly, le fabricant du Prozac, a rapporté cela en 1993 lorsqu'une étude a montré un taux d'avortement spontané chez 15,9% des femmes qui prenaient le médicament. Depuis 2004, la FDA (l'équivalent américain de Santé Canada) a émis quatre avertissements sérieux concernant le fait que l'utilisation d'antidépresseurs durant la grossesse posait pour les nouveau-nés un risque d'accouchement prématuré, de malformation congénitale, de malformations cardiaques et une condition pulmonaire potentiellement fatale appelée hypertension pulmonaire persistante. Santé Canada et les organismes de santé comparables d'Australie et d'Allemagne ont également émis des avertissements similaires.

Cependant, selon la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (CCDH), un groupe de surveillance de la santé mentale, les femmes enceintes ne sont pas pleinement informées de ces risques. Aux États-Unis seulement, l'Association Médicale Américaine estime que 40 000 femmes enceintes prennent des antidépresseurs, contribuant à nourrir une industrie très lucrative de plus de $13,3 milliards annuellement.

Récemment des poursuites ont été intentées en relation avec le Paxil, accusé de causer des malformations à la naissance. Dans un cas, plusieurs chirurgies ont été requises pour corriger les dommages qu'on présume que l'utilisation d'antidépresseurs durant la grossesse a causés.

Une étude publiée dans l'édition de février du New England Journal of Medicine a trouvé que les femmes qui prennent des antidépresseurs de type Inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS, le type d'antidépresseur utilisé de nos jours) durant la seconde partie de leur grossesse courent six fois plus de risques de donner naissance à un bébé qui aura de l'hypertension pulmonaire persistante. Une étude de novembre 2006 publiée dans le journal Epidemiology a trouvé que les femmes enceintes qui prennent des ISRS courent 34% plus de risques de donner naissance à un bébé ayant une malformation physique que les mères qui n'en prennent pas. Si les antidépresseurs sont pris durant le deuxième ou troisième mois de la grossesse, le risque monte à 84%.

Un autre risque majeur pour les nouveau-nés est l'accoutumance et le sevrage. En février 2006, une étude publiée dans les Archives de la médecine pédiatrique et adolescente a déterminé que près du tiers des nouveau-nés dont la mère prenait des ISRS ont expérimenté des symptômes de sevrage tels que des pleurs stridents, des tremblements et un sommeil troublé. Le Journal de Psychopharmacologie a publié en 2005 une étude dans laquelle les chercheurs ont trouvé que les symptômes de sevrage des nouveau-nés commencaient le lendemain de la naissance et persistaient durant dix jours, même si aucun niveau toxique de paroxetine (Paxil) ne fut détecté à partir du sixième jour.

De plus, la CCDH maintient que très peu de mères à qui on prescrit ces médicaments sont conscientes que les antidépresseurs ne sont pas plus efficaces qu'un placebo. L'édition de juillet 2005 du Journal Médical Britannique a publié une revue de données de recherche qui montrait que les ISRS n'ont pas d'avantage clinique significatif par rapport à un placebo et que, considérant les risques, les recommandations pour prescrire ces médicaments devraient être reconsidérées.

• Pour en savoir plus sur les dangers des médicaments psychiatriques, lisez le Rapport sur la multiplication des mises en garde internationales sur les médicaments psychiatriques.

• Pour en savoir plus sur les conflits d'intérêt dans le domaine de la santé mentale, lisez la publication de la CCDH intitulée Psychiatrie - Un secteur corrompu. La fraude à grande échelle.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a été établie en 1969 par l'Église de Scientologie et le Dr. Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie de l'Université de l'État de New York, dans le but d'investiguer et de dévoiler les violations psychiatriques des droits humains.

• Pour en savoir plus sur les abus de la psychiatrie, consultez le site web de la CCDH Québec. Téléphone: (418) 529-2267
CONTACT: DENIS CÔTÉ, COMMISSION DES CITOYENS POUR LES DROITS DE L'HOMME
POUR UNE ENTREVUE AVEC DENIS CÔTÉ: (418) 802-5462 COURRIEL: ici


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Nouvelle alerte de la FDA sur les risques de suicide chez les adolescents dus aux antidépresseurs

FDA News

FOR IMMEDIATE RELEASE
P07-77
2 mai 2007

La FDA propose de lancer de nouvelles alertes relatives aux pensées et au comportement suicidaires chez les jeunes adultes qui prennent des médicaments antidépresseurs

La U.S. Food and Drug Administration (FDA) propose que les fabricants de tous les médicaments antidépresseurs mettent à jour leurs avertissements sous forme d'encadré noir concernant l'augmentation des risques suicidaires et des comportements suicidaires chez les jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans au cours de leur traitement initial.

Les substances concernées comprennent :

Anafranil (clomipramine)
Asendin (amoxapine)
Aventyl (nortriptyline)
Celexa (citalopram hydrobromide)
Cymbalta (duloxetine)
Desyrel (trazodone HCl)
Elavil (amitriptyline)
Effexor (venlafaxine HCl)
Emsam (selegiline)
Etrafon (perphenazine/amitriptyline)
fluvoxamine maleate
Lexapro (escitalopram hydrobromide)
Limbitrol (chlordiazepoxide/amitriptyline)
Ludiomil (maprotiline)
Marplan (isocarboxazid)
Nardil (phenelzine sulfate)
nefazodone HCl
Norpramin (desipramine HCl)
Pamelor (nortriptyline)
Parnate (tranylcypromine sulfate)
Paxil (paroxetine HCl)
Pexeva (paroxetine mesylate)
Prozac (fluoxetine HCl)
Remeron (mirtazapine)
Sarafem (fluoxetine HCl)
Seroquel (quetiapine)
Sinequan (doxepin)
Surmontil (trimipramine)
Symbyax (olanzapine/fluoxetine)
Tofranil (imipramine)
Tofranil-PM (imipramine pamoate)
Triavil (perphenazine/amitriptyline)
Vivactil (protriptyline)
Wellbutrin (bupropion HCl)
Zoloft (sertraline HCl)
Zyban (bupropion HCl)

Source : FDA.


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01 novembre 2006

Dépression : augmentation des malformations congénitales avec certains antidépresseurs

Communiqué de presse

La Revue Prescrire
Numéro 273, juin 2006
p.430-431

Dépression : augmentation des malformations congénitales avec certains antidépresseurs, notamment la paroxétine

Des antidépresseurs sont impliqués dans le risque de malformations congénitales. L'importance du risque, notamment sous paroxétine (Deroxat ou autres), justifie de bien peser l'intérêt du traitement chez la femme enceinte.
Dans son numéro de juin, la revue Prescrire rapporte les données de cinq études qui montrent un risque de malformations congénitales chez les nouveau-nés de mères exposées en début de grossesse à certains antidépresseurs, notamment les antidépresseurs inhibiteurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS). L'ensemble des antidépresseurs de cette famille sont impliqués dans un risque d'augmentation des malformations congénitales, en particulier cardiaques. Cependant, davantage de données inquiétantes concernent la paroxétine (Deroxat et autres).
La revue Prescrire souligne que, chez une femme en début de grossesse, l'importance du risque de malformations du fœtus justifie de bien peser l'intérêt du traitement : réalité du diagnostic de dépression, bénéfices prévisibles du traitement, effets indésirables, alternatives envisageables (notamment non médicamenteuses).
Par ailleurs, pris en fin de grossesse, ces antidépresseurs exposent 20 % à 30 % des nouveau-nés à des troubles néonatals : agitation, troubles du tonus et de la succion, convulsions, etc.

Source: copyright © La Revue Prescrire.


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26 octobre 2006

Dépression de l'enfant et de l'adolescent : est-il "pertinent" de prescrire un antidépresseur ?

[…] C’est en avril 2003 que le Comité du médicament du Royal College of Medicine a d’abord interdit l’utilisation de la Paroxetine chez le mineur dans l’indication de la dépression puis en décembre 2003 a étendu cette interdiction à tous les inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine (ISRS) dans cette indication, à l’exception de la Fluoxetine, et ce à la suite d’un certain nombre de travaux tendant à montrer qu’il y avait plus de tentatives de suicides et de suicides chez les mineurs déprimés traités par antidépresseurs ISRS que dans une population non traitée par ISRS mais par Placebo. Début 2004, la Food And Drug Administration a adopté la même position. Un an plus tard en décembre 2004, l’Agence Européenne du Médicament a formulé les mêmes recommandations. En France le Ministre de la Santé de l’époque (Ph. Douste-Blazy) a fait plusieurs interviews sans prendre vraiment position sur le fond, mais en recommandant d’être particulièrement prudent. L’écho donné dans la presse à ces décisions a surpris tout autant les familles et nos patients que les praticiens. En effet, ces derniers s’appuyaient dans  leur pratique sur les données issues d’essais médicamenteux réalisés en population adulte, connaissant mal pour la plupart les données spécifiques à l’enfance et à l’adolescence. Que sont donc ces dernières ? Nous allons essayer de les résumer en nous appuyant sur l’excellente revue générale faite par D. Cohen** en 2005.

II - les résultats des études sur les antidépresseurs ISRS dans les états dépressifs de l’enfant et de l’adolescent.

[…] 2. Anti dépresseur ISRS et risques suicidaires chez l’enfant et l’adolescent.

Les méta-analyses ont montré des données incontestables quant à l’augmentation du risque de passage à l’acte suicidaire sous ISRS dans la dépression de l’enfant et de l’adolescent. Néanmoins cette augmentation reste mesurée puisqu’on a en fonction des molécules 2,4% à 7,7% de gestes suicidaires dans les groupes sous traitement actif comparés à 0,6% à 3,6% dans les groupes sous placebo. Cela dit, l’augmentation du risque suicidaire est retrouvée également pour tous les médicaments antidépresseurs dans les études réalisées chez l’adulte et cette augmentation semble se concentrer plutôt dans les 15 premiers jours du traitement. On retrouve là une notion classique toujours citée dans notre Vidal, celle du risque de désinhibition et de passage à l’acte suicidaire sous antidépresseurs en début de traitement, et qui impose une surveillance et une prévention spécifiques.

Source : © Philippe Mazet - Pour la Recherche, n° 48, mars 2006. Bulletin de la Fédération française de psychiatrie.


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18 septembre 2006

Une petite pilule en quelques minutes

Se faire prescrire des antidépresseurs serait d'une facilité déconcertante. Une enquête du Journal de Montréal soutient, en effet, qu'il ne faudrait que quelques minutes lors d'une visite chez le médecin pour se faire prescrire ces petites «pilules du bonheur».

Ainsi, en cinq jours seulement, le journaliste s'est fait prescrire 271 antidépresseurs. Dix des 11 médecins consultés ont prescrit les antidépresseurs en quelques minutes seulement, la consultation n'ayant souvent même pas duré cinq minutes.

Le journaliste prétextait être déprimé et manquer d'intérêt pour certaines activités. Il prenait soin de ne pas évoquer une perte de poids ou des tendances suicidaires pour justifier la consultation.

Seulement trois médecins ont pris plus de 15 minutes pour la consultation et ont poussé plus loin pour identifier les causes de la supposée dépression.

Certains médecins ont également omis de dire au faux patient que le traitement aux antidépresseurs devait durer au moins 6 mois et qu'il ne fallait pas cesser abruptement la médication.

Huit des 11 médecins consultés ont recommandé de voir un psychologue en plus de la médication. Cinq ont demandé un examen sanguin.

La prescription aussi rapide d'antidépresseurs inquiète les spécialistes. Ceux-ci mettent notamment en cause la très forte pression des compagnies pharmaceutiques pour pousser la vente de leurs médicaments. […]

L'an dernier, 7,5 millions d'ordonnances d'antidépresseurs ont été faites au Québec, soit deux millions de plus qu'en 2001. […]


Mise à jour le lundi 30 janvier 2006
Source : radio-canada.ca


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La prescription d'antidépresseurs a doublé entre 1997 et 2004

En Belgique, la prescription d'antidépresseurs a presque doublé entre 1997 et 2004, passant de 109 millions à 199 millions de doses journalières, selon une étude de la Mutualité socialiste et dont les résultats ont été dévoilés mercredi lors d'une conférence de presse.

En 2004, 11,3% des Belges se sont vu prescrire un antidépresseur. Cette augmentation n'est pas spécifique à notre pays, la France et la Grande-Bretagne par exemple étant confrontées à un phénomène similaire.

Paradoxalement, selon les Mutualités socialistes, les études récentes soulignent à la fois une prise en charge insuffisante des troubles dépressifs mais aussi un recours parfois trop rapide au traitement médicamenteux et une prescription parfois en dehors des indications.

Les spécialistes s'accordent donc pour parler d'un «dysfonctionnement» de la prescription plutôt que de «surconsommation » d'antidépresseurs. […]

Selon les chiffres des Mutualités socialistes, 11,3% des Belges ont consommé des antidépresseurs en 2004, et ce chiffre atteint 14,5% parmi les plus de 18 ans. […]

Enfin, l'étude a suivi la prescription d'antidépresseurs de plus de 100.000 patients durant trois ans. Les chiffres montrent que 60 pc d'entre eux ont arrêté leur traitement avant trois mois et que 49 pc se sont vu prescrire une seule boîte. «Ce résultat est interpellant quant on sait que la dépression ne peut en aucun cas se traiter en un mois », déclare Jean-Marc Lansman.

«Cela tendrait à prouver une prescription médicamenteuse trop rapide, essentiellement en première ligne, même s'il ne faut pas stigmatiser les médecins généralistes. En effet, il faut souligner la difficulté de diagnostiquer les patients atteints de formes de dépression légère ou modérée », indique-t-il. […]

Mis en ligne le 17/05/2006
© Jean-Luc Flémal
Source : La Libre Belgique


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09 septembre 2006

Ne pas prescrire d'antidépresseurs aux moins de 18 ans

L'Agence européenne du médicament recommande de ne plus prescrire d'antidépresseurs aux moins de 18 ans. Repris par l'Afssaps en France, l'avis évoque une hausse "du risque de comportement suicidaire et agressif" et demande une "surveillance étroite du patient" si la prescription s'avère nécessaire.

Dans un communiqué rendu public jeudi 9 décembre, l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) recommande de ne pas prescrire d'antidépresseurs aux enfants et aux adolescents. "Dans l'Union européenne, les antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) n'ont pas l'indication dans le traitement de la dépression chez les moins de 18 ans. Leur prescription est déconseillée dans cette population en raison d'une augmentation du risque de comportement suicidaire et de comportement agressif mis en évidence chez ces patients", indique l'EMEA.

Haro donc sur le Deroxat et autres Effexor qui, chez les enfants et adolescents, non seulement n'ont pas démontré leur efficacité, mais peuvent engendrer des effets délétères. Néanmoins, ajoute l'EMEA, si la prescription d'un antidépresseur "s'avère nécessaire" elle doit "s'accompagner d'une surveillance étroite du patient".

La polémique enflait depuis plus d'un an (Le Monde du 12 novembre). La remise en cause de l'utilisation des antidépresseurs chez les jeunes a d'abord émergé en Grande-Bretagne, qui a interdit, en juin 2003, la paroxétine (Deroxat) aux moins de 18 ans. Les autorités sanitaires britanniques ont fondé leur décision sur trois études montrant que cette molécule n'avait aucune efficacité dans la dépression majeure des plus jeunes, et qu'elle pouvait même augmenter le risque de comportement suicidaire.

Ces résultats étaient suivis, quelques semaines plus tard, d'une mise en garde adressée par les laboratoires Wyeth aux médecins américains et stipulant que leur molécule, la venlafaxine (Effexor en France), augmenterait elle aussi les risques suicidaires et les gestes "autoagressifs".

Quelques mois plus tard, la Grande-Bretagne, suivie peu après du Canada, bannissait l'ensemble des ISRS des indications pédiatriques.

"CHANGER LES PRATIQUES"

Aux Etats-Unis, c'est sous la pression de parents dont les enfants se sont suicidés alors qu'ils prenaient des antidépresseurs que la Food and Drug Administration (FDA) s'est engagée dans un vaste réexamen de l'ensemble des études disponibles.

Après avoir analysé 24 essais cliniques menés sur 4 000 jeunes, le comité d'experts de la FDA a affirmé que les enfants et les adolescents dépressifs ont deux fois plus de risques d'avoir des comportements suicidaires quand ils prennent des ISRS que les dépressifs du même âge ne recevant qu'un placebo. Ces données alarmistes ont décidé les responsables de l'agence américaine à faire apposer, le 14 septembre, une "black box", le plus sévère avertissement, sur tous les antidépresseurs de cette classe.

Désormais, les recommandations européennes sont reprises, avec quelques précisions, par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). "Le traitement de première intention de la dépression de l'enfant et de l'adolescent est une prise en charge psychothérapeutique, et la prescription d'antidépresseurs, si elle est envisagée, ne doit intervenir qu'en seconde intention dans le cadre d'une dépression majeure, avec une prise en compte de l'ensemble des bénéfices attendus et des risques possibles", indique-t-elle dans un communiqué, jeudi.

Ainsi, malgré les résultats des études britanniques et américaines, l'Afssaps a choisi de maintenir la porte entrouverte. "Nous avons laissé la possibilité de prescrire ˆ la demande des experts. Les psychiatres et pédopsychiatres nous ont expliqué qu'ils avaient besoin de ces traitements qui, dans certains cas, peuvent marcher", justifie le docteur Anne Castot, responsable de la coordination de la vigilance et de la gestion des risques ˆ l'Afssaps. "Parce qu'il existe des dépressions graves chez les jeunes, difficiles ˆ prendre en charge, il faut laisser la possibilité d'un traitement médicamenteux", ajoute-t-elle.

Pourtant, depuis leur mise sur le marché en France, au début des années 1990, les notices du Deroxat et de l'Effexor indiquent une "contre-indication absolue" aux enfants de moins de 15 ans, pour le premier, et aux moins de 18 ans, pour le second. Ces recommandations n'ont pas empêché les médecins d'utiliser ces médicaments auprès des jeunes patients. Selon une étude de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) de juin 2003, 0,9 % des garçons et 1,6 % des filles entre 10 et 19 ans prennent des antidépresseurs délivrés par des spécialistes et des généralistes. "Nous savons qu'il y a un problème de prescription, reconnaît le docteur Castot. Nous ne pouvons pas nous arrêter à ce communiqué. Il faut changer les pratiques et nous allons envoyer une mise au point aux prescripteurs."

Une des solutions aurait été de limiter la prescription aux seuls spécialistes. Un pas qui n'a pas été franchi par les pouvoirs publics.

Source : © Sandrine Blanchard et Cécile Prieur, Le Monde, 12 décembre 2004.


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07 septembre 2006

Paroxetine (Deroxat ou Paxil) : augmentation du risque de malformations congénitales

Le 22 août 2005, c’était au tour du Deroxat d’être sous les feux de la rampe. Ce jour-là, The Times, grand quotidien britannique, aurait annoncé les résultats d'une étude médicale menée sur 1 500 personnes traitées par la paroxétine (un des antidépresseurs les plus prescrits au monde, commercialisé en France sous le nom de Deroxat). Ce document, qui avait été publié dans la revue médicale en ligne BMC Medicine, révélait que les patients qui en avaient consommé étaient exposés à de graves risques suicidaires.
Déjà, en juin 2003, les autorités sanitaires britanniques, la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (MHRA) avaient contre-indiqué la paroxétine chez les moins de 18 ans. Dans un communiqué de presse du 10 décembre 2004, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) rappelait que «ces études ne démontraient pas l'efficacité de ces médicaments dans cette indication [la dépression] et suggéraient une augmentation du risque de comportement suicidaire chez les enfants et adolescents traités comparativement aux patients recevant le placebo. Aucun décès par suicide n'avait cependant été rapporté pendant ces études».

Nous avons voulu en savoir plus et avons consulté le site internet de la FDA à la rubrique «Paroxetine». Il s’avère que l’agence sanitaire américaine a émis une mise en garde en décembre 2005 intitulée : «FDA ALERT [12/2005] : Idées suicidaires et passages à l’acte chez les enfants et les adultes»
Extrait :
« Enfants – La prise d’antidépresseurs peut augmenter les idées suicidaires et les passages à l’acte chez 1 personne sur 50 de 18 ans ou moins. Bien que la paroxétine soit prescrite aux enfants, la FDA n’a pas approuvé un tel usage. » Une personne sur 50, c’est-à-dire 2 % : un taux de risque absolument énorme quand on y réfléchit…
Dans le même document, nous découvrons que la paroxétine est impliquée dans des malformations du fœtus.
Extraits :
« Augmentation du risque de malformations congénitales.
Des résultats préliminaires de deux études récentes indiquent que la paroxétine augmente le risque de malformations congénitales, notamment les malformations cardiovasculaires. […] Les patientes prenant de la paroxétine qui tombent enceintes ou qui sont au premier trimestre de leur grossesse doivent être alertées du risque que court le fœtus. Elles devraient considérer l’arrêt de cet antidépresseur ou en changer.»
Dans ces conditions, pourquoi ne pas stopper immédiatement sa commercialisation ?
Trois jours plus tard, le 8 décembre, Le Monde reprenait une des dépêches de l’AFP en annonçant que «la FDA a demandé en conséquence au fabricant, le groupe britannique GlaxoSmithKline, de changer la catégorie dans laquelle ce médicament est classé pour spécifier les risques potentiels qu'il présente.» Les laboratoires auraient répondu à la presse que « la plus grande partie des défauts cardiaques congénitaux qui seraient liés à cet antidépresseur se caractérisent surtout par la présence d'un orifice dans la cloison séparant les deux ventricules ou les oreillettes cardiaques » et auraient ajouté que « de tels orifices se referment le plus souvent d'eux-mêmes et dans les autres cas, ce défaut peut se corriger aisément avec une intervention chirurgicale. »
Si votre nourrisson se trouve en danger de mort à la suite d’une cure de Deroxat de sa mère, vous n’aurez qu’à lui faire subir une opération à cœur ouvert… On vous le dit, les effets secondaires des antidépresseurs sont simplement « gênants ».

Extrait de Nos enfants, cobayes de la psychiatrie?
Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur.


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02 septembre 2006

LES ANTIDÉPRESSEURS DE TYPE ISRS SONT LIÉS À UN RISQUE DE SUICIDE

Communiqués

L'ÉTUDE LA PLUS IMPORTANTE EN SON GENRE DÉTERMINE QUE LES ANTIDÉPRESSEURS DE TYPE ISRS SONT LIÉS À UN RISQUE DE SUICIDE

L'étude met aussi en évidence des inquiétudes concernant la communication de données

Ottawa, le 17 février 2005 - Fondant leurs conclusions sur une étude exhaustive d'essais cliniques randomisés comparatifs déjà publiés des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), une équipe de chercheurs, mené par le Dr Dean Fergusson, scientifique à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa (IRSO) et professeur adjoint à l'Université d'Ottawa, a découvert que les antidépresseurs étaient liés à un risque deux fois plus élevé de tentative de suicide.

RÉSOLUTION D'UNE QUESTION CONTROVERSÉE

Intrigué par un long débat qui a fait couler beaucoup d'encre sur le lien entre les antidépresseurs et le risque de suicide, le Dr Fergusson s'est vite rendu compte que sa vaste expérience en recherche épidémiologique et analytique pourrait aider à faire la lumière sur le sujet. L'étude n'a jamais douté de la valeur de ces médicaments, mais ses récentes découvertes publiées dans la dernière édition du British Medical Journal suscitent des inquiétudes et encouragent fortement les médecins à suivre plus étroitement leurs patients qui prennent ces médicaments couramment prescrits.

La recherche traite de tous les ISRS - une classe d'antidépresseurs couramment prescrits pour le traitement d'une liste grandissante d'affections cliniques. Son étude avait pour but d'analyser des essais cliniques randomisés comparatifs des ISRS avec un placebo ou un antidépresseur autre qu'un ISRS. Le Dr Fergusson a exclu de son étude les résumés analytiques, les études croisées et tous les essais dont le suivi des patients était inférieur à une semaine. En conséquence, 702 essais ont été inclus dans l'étude (c.-à-d. 87 650 patients présentant un large éventail d'affections cliniques) et dans laquelle le Dr Fergusson a examiné les tentatives de suicide fatales et non fatales. Le taux global de tentative de suicide était de 3,9 (intervalle de confiance de 95 % entre 3,3 et 4,6) par 1000 patients qui ont participé aux essais cliniques. En se fondant sur la durée de l'étude comme temps d'exposition, le Dr Fergusson et son équipe ont découvert une incidence de 18,2 tentatives de suicide par 1000 patients. Dans le cas des essais réalisés chez les patients chez qui on avait posé un diagnostic de dépression, le taux global de tentative de suicide était de 4,9 (intervalle de confiance de 95 % entre 4,2 et 5,6) par 1000 patients.

Globalement, le Dr Fergusson a constaté une augmentation importante (deux fois plus élevée) du risque de tentative de suicide chez les patients qui prenaient des ISRS comparé aux patients qui utilisaient un placebo ou d'autres méthodes thérapeutiques autres que les antidépresseurs tricycliques - une autre classe de médicaments. Lorsqu'on a comparé les ISRS aux antidépresseurs tricycliques, aucune augmentation du risque de tentative de suicide n'a été observée. Bien que cela puisse sembler négligeable, le risque progressif demeure toutefois une question très importante au sein de la population en raison de l'utilisation étendue des ISRS. Bien que d'autres études aient suggéré un lien possible, l'étude du Dr Fergusson est maintenant celle qui est la plus exhaustive et qui met en lumière de véritables inquiétudes. L'étude révèle aussi plusieurs failles méthodologiques importantes dans les essais publiés et souligne l'importance de faire appel à de meilleures et plus vigoureuses méthodes de communication des données.

Il est toujours important de souligner cependant que ces médicaments ont des bienfaits très importants qui ne devraient pas être négligés. Quiconque prenant ces médicaments et qui a des inquiétudes devrait d'abord consulter son médecin ou pharmacien.

" Cette étude est importante pour deux raisons, a déclaré le Dr Fergusson. D'abord, elle présente les preuves les plus complètes et prudentes à ce jour sur le lien qui existe entre les ISRS et le risque de suicide. Deuxièmement, elle révèle des lacunes dans la conception d'essais cliniques et la divulgation de rares mais sérieux méfaits. "

" Cette étude importante a attiré l'attention sur le risque accru de tentative de suicide chez les patients traités à l'aide des ISRS pour un large éventail d'affections cliniques, a déclaré le Dr Jeremy Grimshaw, directeur du Programme d'épidémiologie clinique à l'IRSO. Cette information importante permettra aux médecins et aux patients de prendre des décisions plus éclairées au sujet des bienfaits et des risques des ISRS. "

" L'étude du Dr Fergusson et de ses collègues est opportune et cruciale puisqu'elle soulève des préoccupations sur le lien entre des effets secondaires rares, mais très importants de tentative de suicide et des antidépresseurs couramment prescrits ", a déclaré le Dr Robert Swenson, chef adjoint du Département de psychiatrie à L'Hôpital d'Ottawa, professeur agrégé de psychiatrie à l'Université d'Ottawa et clinicien-chercheur à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa. Le Dr Swenson s'est aussi empressé de rappeler l'importance de ces médicaments. " Si les antidépresseurs aident à améliorer l'état de santé des patients, ces derniers devraient continuer de les prendre. S'ils ont des préoccupations au sujet de ces médicaments ou si leur état s'aggrave, ils devraient parler à leur médecin ou à leur pharmacien immédiatement. "

Copyright © 1996-2006 Institut de recherche en santé d'Ottawa


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Des antidépresseurs en lien avec le suicide: encore ?

2 mai 2006 - Des antidépresseurs parmi les plus prescrits sont de nouveau sur la sellette. Ils augmenteraient en effet les risques de suicide chez les personnes âgées, confirment les résultats d'une étude que viennent tout juste de publier des chercheurs de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES), en Ontario.

Selon cette étude, des aînés traités aux antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) couraient en effet cinq fois plus de risques de se suicider que ceux qui prenaient un autre type de médication antidépressive.

Les chercheurs canadiens ont mené leur étude auprès de 5 690 personnes âgées de 66 ans et plus qui souffraient de dépression. Selon les résultats obtenus, le risque de suicide augmentait de façon éloquente durant le premier mois de traitement aux ISRS, comparativement au taux que l'on observe chez ceux qui prennent d'autres types d'antidépresseurs. […]

Ce n'est pas la première fois que les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine sont associés au suicide. Depuis le début des années 1990, on a publié plusieurs rapports signalant le suicide de personnes dépressives traitées avec ces médicaments, notamment des adolescents. L'an dernier, des chercheurs de l'Ottawa Health Research Institute, au Canada, publiaient les résultats d'une revue de 702 essais cliniques menés auprès de 87 650 patients dépressifs. Ils concluaient que les probabilités qu'un patient dépressif commette un suicide étaient plus élevées lorsqu'il était traité aux ISRS plutôt qu'à un autre type d'antidépresseur. […]

Pierre Lefrançois
Source : © PasseportSanté.net


Posté par General Garcia à 04:08 - Antidépresseurs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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