LE TRAITEMENT AVEC LA RITALINE A CAUSÉ DES SUICIDES ET DES TENTATIVES DE SUICIDE PARMI LES ENFANTS.

"21 CAS DE TENTATIVES DE SUICIDE ET 6 SUICIDES" – L' AGENCE DU MÉDICAMENT SUÉDOIS A, MALGRÉ TOUT, APPROUVÉ LA VENTE DE RITALINE EN SUÈDE.

LA FOOD AND DRUG ADMINISTRATION (FDA - L'AGENCE AMÉRICAINE DU MÉDICAMENT) A PRÉVENU LES POSSIBILITÉS D'EFFETS SUICIDAIRES LIÉS AU TRAITEMENT AVEC RITALINE. – EST-CE QUE LE FDA IGNORAIT LES SUICIDES?

de Janne Larsson, écrivain
Communiqué de presse - Suède, 29 octobre 2005

Du fond des archives de l'Agence du médicament suédois (MPA) ont surgi des papiers étonnants. Ce sont des documents qui montrent que la Ritaline - donnée aux enfants diagnostiqués THADA - cause la dépression et a même mené au suicide et à des tentatives de suicide.

La MPA connaissait déjà ces effets desastreux au moment où elle a approuvé la vente de Ritaline en Suède le 15 juin cette année. Elle n'a donné aucun avertissement aux médecins ni au public.

Le 28 juin, la FDA avait annoncé que la Ritaline et d'autres médicaments à base de méthylphenidate étaient liés à "des hallucinations visuelles, des pensées suicidaires, au comportement psychotique, à des agressions et un comportement violent". Rien n'a été dit sur les suicides où des tentatives de suicide.

La  Ritaline a été abandonnée en Suède en tant que stupéfiant depuis 37 ans - c'est-à-dire depuis les années 1960 quand ce pays a été confronté à un vrai abus de stupéfiants. Or, des psychiatres suédois avaient déjà demandé pendant des années que les enfants diagnostiqués THADA soient traités avec la Ritaline sous le pretexte incorrect que ce stupéfiant aurait le même effet sur ces enfants que l'insuline sur les diabétiques. C'est l'expert psychiatre et pédiatre de la MPA qui a organisé la campagne.

Il a assuré le public qu'il n'y avait pas d'effets graves, ni à court terme, ni à longue terme, associés au traitement des enfants avec ce médicament.

Au même moment où l'entreprise pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) demandait en 2003  l'approbation du traitement des enfants avec leur médicament très populaire Seroxat (Paxil), il été révélé que cette entreprise pharmaceutique savait déjà depuis cinq ans que ce médicament augmentait le risque suicidaire chez les enfants. Cette révélation avait provoqué le refus de la demande et les autorités britanniques interdisaient la prescription de ce médicament aux mineurs.

L'histoire s'est répétée quand l'entreprise pharmaceutique Novartis cherchait en 2004  à faire approuver la vente de Ritaline pour les enfants en Suède - un pays qui se trouvait dans la position unique d'avoir déjà interdit ce médicament dans les années 1960. Depuis des années, Novartis n'était pas obligé de délivrer de documents dans les autres pays, mais en Suède, Novartis était obligé de le faire. Et, dans cette documentation - déjà écrite en l'an 2000 ! - sous le titre "SUICIDE", il était révélé : "Il est notoire que la thérapie avec la Ritaline et la cessation soudaine de ce médicament peuvent causer la dépression chez quelques patients."

Sous le même titre, Novartis révéle aussi "une recherche dans la base internationale de sécurité de Novartis identifie 21 cas de tentative de suicide et six suicides, en plus de 25 rapports de pensées suicidaires chez des patients âgés de 6 à 48 ans, dont 56% étaient des mineurs de moins de 16 ans."

Mais, au lieu de faire comme les autorités britanniques, la MPA suédoise n'a pas réagi pour protéger les enfants. Elle a approuvé la vente de Ritaline en juin 2005, et de plus, elle a dissimulé l'information concernant les suicides et les tentatives de suicide.

La MPA va encore plus loin: elle a declaré que le document sur l'information sur les suicides devait être classé secret. Elle a décidé que "cela pourrait être néfaste pour l'entreprise pharmaceutique en question" si l'on permettait l'accès à ce document.

L'Agence du médicament - qui devrait avoir en considération l'intérêt du public - approuve un stupéfiant qui peut causer la dépression et le suicide. Elle a fait cela sous l'influence des psychiatres et d'une entreprise pharmaceutique. Ensuite, elle dissimule les effets désastreux de ce stupéfiant pour protéger cette entreprise.

Ce scandale médical implique aussi la FDA. Il faut croire que cette agence du médicament connaissait les effets mortels de la Ritaline - mais elle n'a pas réagi. Que cachent les archives de la FDA?

Source : La Leva di Archimede.